L'Algerie qui subventionnent, des millions de marocains!

Faites nous juste l'économie des longs débats

L'Algerie qui subventionnent, des millions de marocains!

Messagepar Ranele1 » 29 Oct 2007, 22:45

Contrebande dans l’Oriental

Une gangrène qui fait… vivre

Pour l’instant, l’Oriental n’a pas d’autres alternatives


Six milliards de DH. C’est le chiffre d’affaires moyen “réalisé” annuellement par la contrebande dans la région de l’Oriental. Encore faut-il préciser qu’il s’agit d’estimations minimales. Selon une enquête réalisée sur l’année 2003 par la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Oujda, ce chiffre d’affaires de 6 milliards serait équivalent à celui réalisé par 1.200 PME/PMI réunies.
La région de l’Oriental est devenue par la force des choses une plaque tournante de la contrebande et du commerce informel. Les souks et kissariats d’Oujda, de Nador, de Taourirt, de Berkane ou encore Béni Drar proposent toutes sortes de marchandises. Cela va des produits alimentaires aux puces électroniques et high-tech en passant par les pièces détachées. La frontière avec l’Algérie, longue de 500 kilomètres de Saïdia jusqu’à Figuig,est le principal axe de passage de toute la contrebande.
Le phénomène a pris une ampleur si bien qu’il est banalisé. On ne se formalise pas dans la région du fait qu’un tel ou une telle achète ou vend des produits de contrebande. La contrebande est devenue un commerce comme un autre, “licite et légal” aux yeux de ceux qui la pratiquent. Certes, elle menace directement l’économie locale, en particulier vu du côté du “Gharb” (c’est ainsi que les populations d’Oujda désignent la partie occidentale du Maroc). On en est conscient dans les milieux économiques et politiques. Mais en même temps, elle “représente la bouffée d’oxygène qui permet à toute la région de respirer, sinon cela aurait été l’asphyxie, la catastrophe dont personne ne peut prévoir les conséquences”, affirme un député sous le couvert de l’anonymat. “Nous sommes en quelques sortes heureux de constater que la contrebande occupe pas moins de 6.000 personnes, essentiellement des jeunes, surtout que le taux de chômage dans la région est des plus forts de tout le Maroc (26%)”, ajoute-t-il. Le député d’Oujda fait-il pour autant l’apologie du commerce informel? Il s’en défend énergiquement et “accuse les pouvoirs publics d’avoir maintenu toute la région dans la marginalisation pendant 40 ans”. L’absence d’une stratégie et d’un plan de développement bien définis dans le temps et l’espace ont fait que la région de l’Oriental est restée économiquement et socialement faible et pauvre. La succession d’années de sécheresse a également eu un effet négatif sur les revenus des agriculteurs. Ces derniers se sont alors “recyclés” dans l’informel et représentent actuellement quelque 12,7% de l’ensemble des personnes opérant dans le secteur de l’informel. Ajouter à cela, la fermeture de nombreuses mines, devenues inexploitables, ce qui a fini par plonger la région dans un chômage latent et que rien ne semble arrêter.
Le marasme social, résultante du marasme de l’économie conventionnelle, a donc ouvert les portes toutes grandes à l’informel. Les commerçants ne s’en plaignent pas. Les consommateurs non plus. Chacun y trouve son compte. Les premiers en proposant des produits moins chers parce qu’ils ne paient ni taxe à l’importation ni TVA, les seconds parce qu’ils n’ont pas, justement, à supporter la même TVA. A titre d’exemple, un réfrigérateur LG 620 litres est vendu à Oujda au prix de 9.000 DH. Il coûte à Casablanca 15.000 DH, soit une différence de 6.000 DH! Une machine à laver Arthur Martin (5 kg) est commercialisée à Settat à plus de 5.000 DH. Elle ne coûte à Souk El Fallah à Oujda que… 3.200 DH! Le réfrigérateur et la machine à laver viennent d’Algérie comme plus de 90% des appareils électro-ménagers de contrebande.
Paradoxe d’une situation face à laquelle les autorités locales, voire l’Etat, se trouvent les mains liées, désarmées. “On peut facilement stopper la contrebande, au moins à 80%. Mais, qu’a-t-on à offrir à toutes les familles qui en vivent? Quelle alternative a-t-on à leur proposer en l’absence d’une stratégie de développement économique de la région, elle-même tributaire d’une volonté politique qui, malheureusement, fait encore défaut”. L’affirmation est d’une haute autorité régionale. Elle est profondément significative et, ô combien réaliste. La région de l’Oriental qui bénéficiait des avantages octroyés aux zones 4 dans l’ancien code des investissements, n’attire plus d’investisseurs. Et pour cause. Les dispositions de ce code sont devenues caduques depuis la promulgation de la nouvelle charte de l’investissement. Bien plus. De nombreuses entreprises qui s’étaient installées dans la région au début des années 80, justement parce qu’elles étaient attirées par ces avantages, ont mis la clé sous le paillasson. Une opportunité, donc, pour la contrebande de se développer et de tisser sa toile pour toucher tous les secteurs.
En visitant Oujda, l’on a l’impression de se promener dans un gigantesque “free shop”. Les taxes? On ne connaît pas ici. A tous les coins de rue, de jeunes garçons proposent, entre autres, cigarettes algériennes ou espagnoles. Soit dit en passant, qu’elles ne sont pas périmées et qu’elles sont de bien meilleure qualité que celles vendues dans les bureaux de tabacs. Et, surtout, moins chères (9 DH le paquet de blondes algériennes).
Dans les 750 boutiques d’Oujda, effets vestimentaires, appareils électroménagers, GSM, PC et ordinateurs portables, téléviseurs et chaînes hi-fi, pièces détachées, produits alimentaires et pharmaceutiques,provennant d'Algerie, garnissent les étals. Les commerçants rivalisent d’arguments pour attirer la clientèle et vantent la bonne qualité de leurs produits. A ce propos, l’enquête de la Chambre de commerce révèle que 98% des produits proposés sont de bonne qualité, notamment les produits alimentaires et les médicaments.
Sans oublier le carburant algérien de contrebande vendu partout au su et au vu de tout le monde. Personne n’ose intervenir, car rares sont ceux parmi les habitants de l’Oriental qui ne s’en approvisionnent pas. “Pourquoi doit-on acheter notre essence à près de 10 DH dans une station-service alors qu’on nous la propose à seulement 4,50 DH le litre?” déclare un automobiliste. Et il n’est pas le seul à être de cet avis. Ce n’est donc pas étonnant que le marché de la contrebande de carburant ait réalisé en 2003 un chiffre d’affaires de 483 millions de DH pour un volume de 526.819 litres écoulés quotidiennement dans les seules préfectures et provinces d’Oujda-Angad, Berkane, Taourirt et Jerrada.
“La région de l’Oriental roule, au propre comme au figuré, à la contrebande”, comme le dit si bien un élu local. Ce dernier affirme, cependant, que “depuis un peu plus d’un an, des projets sont prévus dans la région grâce à la sollicitude royale”. Un grand espoir, avant que la région ne sombre dans le chaos de la non-économie et donc du sous-développement. Certes, des efforts sont consentis ici et là pour tirer la région de sa léthargie, mais ils restent dérisoires devant l’ampleur des problèmes économiques et sociaux. Surtout que l’origine des marchandises de contrebande n’est plus uniquement Mélilia. La frontière avec l’Algérie a supplanté l’enclave. Les trafiquants algériens ont inondé les marchés de la région de produits de contrebande provoquant du même coup la fermeture de nombreux commerces installés à… Mélilia. Le phénomène a atteint une dimension telle, qu’à Béni Drar, par exemple, l’unique monnaie de change est le dinar algérien. Certains politiciens y voient plutôt un moyen délibéré de la part des voisins algériens pour étouffer l’économie locale et, partant, créer un état de malaise dans toute la région. Mais, des élus locaux récusent cette hypothèse et rejettent la responsabilité de la situation sur le gouvernement qui “n’a pas su anticiper sur les conséquences et les réactions à la fermeture de la frontière”. En d’autres termes, “des actions auraient dû être entreprises immédiatement pour éviter l’hémorragie actuelle qui saigne à blanc toute l’économie non seulement régionale, mais également nationale”.

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Messagepar daddybl2002 » 30 Oct 2007, 09:24

Voilà, encore un qui à peine inscrit commence à poster sur le Maroc..... !!!!!
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Messagepar krieger » 30 Oct 2007, 09:32

daddybl2002 a écrit:Voilà, encore un qui à peine inscrit commence à poster sur le Maroc..... !!!!!

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Combien y-a-t-il d'espion marocains comme toi sur ce forum ?

C'est un forum algerien,si t'es pas content,tu peux aller sur les forums marocains,tu nous les casses,contrebandier ma-requins !!
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Messagepar krieger » 30 Oct 2007, 09:42

Trafic de chameaux, cigarettes et haschich. L’homme qui a trop parlé

A M’hamid Lghizlane, Labbas Sbaï, médecin et hôtelier, a eu l'outrecuidance de dénoncer les autorités qui tolèrent, dans un silence complice, le trafic de chameaux, cigarettes et haschich dans cette zone-frontière entre le Maroc et l'Algérie. Son “J'accuse” lui a coûté six mois de prison.


“Dieu est grand, il rendra justice au docteur” ! Tout Mhamid est sous le choc. L'arrestation du Docteur Labbas Sbaï a mis en émoi la petite bourgade de M'hamid Lghizlane Le chirurgien à la double nationalité, marocaine et suisse, a été arrêté le jeudi 2 février, sur ordre du
procureur du roi à Zagora. Il a été présenté au tribunal et jugé au cours d'un procès expéditif, le lendemain, avant d'être conduit à la prison de Ouarzazate, menotté et escorté par plusieurs voitures de gendarmes, reconnu coupable d'outrage à magistrat, de désordre dans un lieu public et condamné à six mois de prison ferme, applicables de suite. Un jugement en appel devrait être prononcé incessamment à Ouarzazate alors que l'avocat attend toujours le transfert du dossier de son client pour pouvoir au moins lui rendre visite en prison !

Le “J'accuse” du médecin
“Je sentais venir la machination depuis le 23 janvier 2006, date à laquelle je me suis présenté devant le procureur pour assister au procès d'un de mes employés, accusé par le caïd de M'hamid d'avoir tué un âne”, raconte le médecin. L’accusation avait d'abord été portée contre lui, avant que les autorités ne fassent marche arrière pour faire endosser à l'un de ses ouvriers la responsabilité du “meurtre”. Que lui reproche-t-on cette fois-ci ? Officiellement, un comportement injurieux à l'égard des magistrats. En prison, il décide de faire la grève de la faim. “Je maintiens mes accusations de corruption et de comportement mafieux de trois hauts responsables autoritaires de la région”, s'indigne-t-il. Officieusement, les autorités lui en veulent d'avoir mis à nu leurs supposés liens avec les trafiquants de contrebande en tout genre transitant par la frontière maroco-algérienne. Du côté du tribunal de Zagora, l'omerta est de mise. Les gens ont peur de parler de ce qu'ils appellent “une sale affaire”.

Le médecin, qui a abandonné une carrière prestigieuse de chirurgien en Suisse pour monter et développer une structure hôtelière dans sa région natale, est donc coupable d'avoir proféré un “J'accuse” tonitruant. Il en veut aux autorités locales de laisser faire. En fait, son inimitié avec le caïd et le procureur remonte plus précisément à près de trois ans, lorsque l'étendue du trafic commence à lui faire du tort. En effet, d'après le témoignage d'un agent des forces auxiliaires, “depuis plus de trois ans, une bande de nomades surgie d'on ne sait où, s'est installée aux alentours du bivouac du docteur, situé à 50 km de M’hamid, à quelques kilomètres à peine de la frontière algérienne. Ces nomades harcèlent les touristes qui descendent là-bas et ont agressé physiquement à plusieurs reprises le personnel du campement”.

“Notre oasis étant située non loin de la frontière algérienne, c'est hélas un passage important pour tout le trafic de contrebande (cigarettes, dromadaires, haschich ...). Sbaï était dernièrement très inquiet de la situation, et craignait entre autres pour la sécurité des touristes et de nos clients”, précise son associée suisse, Laurence Humbert- Bajracharya. Quelle est la réalité de ces accusations ?

L'origine de la contrebande
Pour comprendre et décrire le phénomène des trafics en tout genre que connaît la région, il faut revenir aux années difficiles. Avec les sécheresses successives, les affaires n'ont pas été particulièrement bonnes pour les fellahs et de nombreux individus, parias des tribus voisines, se sont reconvertis dans le trafic. Pour Jamal Agkbib, le président de l'Association des amis de Zagora, l'essor de la contrebande est une conséquence directe de la misère noire qui sévit dans la région. “La sécheresse a poussé les gens à chercher des moyens pour survivre, les moins scrupuleux ont pris le parti de s'investir dans la contrebande”.
Sauf qu'aujourd'hui et de l'avis de nombreux fonctionnaires, le phénomène est en train de dépasser le cadre régional : le trafic de cigarettes, le vol de chameaux et le haschich qui, lui, traverse en sens inverse la frontière vers l'Algérie, brassent des sommes d'argent trop importantes pour les ambitions des nomades qui se contentent souvent de peu. “Les véhicules tout terrain dernier cri, les grosses motos et les téléphones cellulaires que l'on saisit souvent sur les contrebandiers, prouvent que cette région est en train de devenir une véritable base-arrière pour des mafias bien organisées”, rappelle un gendarme qui a quitté la région. Il semble que le trafic limité au vol des chameaux et piloté au départ par quelques tribus locales, un pied au Maroc et l'autre en Algérie, est en train de devenir totalement incontrôlable. Quant aux paysans, le vol répété de leurs chameaux les met dans une situation intolérable.

Un malaise social s'installe
Assis sur sa natte devant une maison en pisé qui sent le renfermé, Haj Ali soupire à l'évocation de ses chameaux. Il confie, dans le frémissement des feuilles de palmiers, qu'il a dû à plusieurs reprises se mobiliser, malgré son âge, pour battre campagne et retrouver la trace de ses bêtes, volées à trois reprises par des bandits de la région. “Le comble, c'est que, non seulement j'ai réussi à reprendre mes chameaux qui ont été acheminés vers Ouarzazate pour y être vendus mais j'ai aussi communiqué aux gendarmes les noms des auteurs du vol. Figurez vous qu'ils sont passés devant le tribunal de Zagora et s'en sont sortis avec deux mois de prison avec sursis chacun !”. Un autre propriétaire, terrorisé à l'idée de parler à un journaliste, préfère raconter le quotidien des gens du coin, des paysans dépossédés de leurs maigres ressources et obligés de vivre dans ce bled plutôt que d'émigrer vers Smara comme tous les autres. Aujourd'hui, pour défendre leurs chameaux et parfois même leur vie, les paysans se sentent pris entre deux feux, la férocité, les moyens énormes des contrebandiers et le silence complice des autorités quand ce n'est pas carrément les menaces du caïd du coin. “M'hamid est en train de devenir un vrai Far West”, commente un instituteur qui n'en revient pas de voir une région aussi belle et des gens aussi pacifiques en proie à cette insécurité ambiante.

Pour sa part, le docteur Sbaï qui croupit derrière les barreaux de la prison de Ouarzazate pense avoir rempli son devoir d'honnête citoyen en insistant auprès des autorités pour qu'elles interviennent au nom de la justice, avant que la situation ne devienne incontrôlable. Il les a suppliées même, leur a dit combien leur silence est louche. Mais il est des secrets qu'il n’est pas bon d’avoir surpris. “Au lieu de faire le procès de la corruption, et donc des corrompus, on a préféré faire le procès de celui qui les dénonce” s'indigne son frère Ali, un physicien de renommée internationale travaillant à Genève pour le compte de l'ONU.

En attendant, les habitants de M’hamid qui ont vaillamment et spontanément repoussé les attaques des mercenaires du Polisario en 1980 livrent à mains nues leur dernière bataille contre la mafia des chameaux. On murmure que les uniformes de tout poil qui quadrillent la région se remplissent les poches d'une façon éhontée en prélevant une dîme au passage. Encore faudrait-il pouvoir le prouver !



Trafic. Frontières-fantômes

C’est à une trentaine de kilomètres de M'hamid, qui fut au XVIème siècle le point de ralliement avec Tombouctou, que se dressent les limites frontalières invisibles entre l'Algérie et le Maroc, invisibles parce que les maigres effectifs des soldats qui squattent des postes frontières espacés de plusieurs dizaines de kilomètres ne peuvent rien contrôler. La frontière est une véritable passoire et on y croise souvent des nomades et des chameliers qui vont et viennent des deux côtés avec une facilité déconcertante. Quand le climat politique entre le Maroc et l'Algérie n'est pas au beau fixe, les chameliers s'abstiennent de franchir les dunes de sable mais leurs chameaux, eux, ne s'en privent guère. “Quand la sécheresse est trop forte, on lâche les chameaux qui, guidés par l'instinct de survie, n'hésitent pas à passer de l'autre côté, à la recherche de la moindre végétation” commente un chamelier de la région qui ajoute qu'une fois rassasiés, les bêtes font le retour en chemin inverse, ce qui n'empêche pas les Rguibat de l'autre côté de la frontière de faire de même avec leurs bêtes.

Source: Telquel
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