CHRONIQUES ALGERIENNES

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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 28 Juin 2011, 14:33

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La très ancienne et très sympathique théorie des résidus poilus !




El Watan

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Please, distribue-moi un logement




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On importe


Raïna Raïkoum

Quand la révolution est un échec, la contre-révolution est une réussite



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Chronique




La drogue en Algérie : une question politique

Par : Mustapha Hammouche


Le directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie a lancé un cri d’alarme : 300 000 consommateurs dont 42 000 toxicomanes “suivis”.
Il lui faudra du courage pour continuer à s’impliquer dans ce combat, malgré la “passivité” qu’il dénonce de la société, car Sayah est un ancien et remarquable magistrat qui connaît certainement l’état de cette société. Et l’état de l’État.
Peu de monde s’alarmera réellement de l’invasion des stupéfiants, sinon les parents qui se sentiront directement menacés dans la santé de leurs enfants et les services de répression qui feront ce qu’ils pourront.
L’État et la société sont occupés à pourchasser l’alcool, les prostituées, la pratique “clandestine” d’autres religions et les “casseurs” de ramadhan à l’occasion. Cela fait plus pieux de combattre la consommation d’alcool, bien plus explicitement rejetée par la religion et les prêcheurs et parce qu’elle suppose des débits ayant pignon sur rue, “narguant” la sensibilité puritaine de nos belles âmes.
Les autorités s’occupent de fermer les locaux suspects et les bons citoyens s’emploient à importuner ces amateurs d’ivresse qui polluent leur saint environnement pour les pousser hors des espaces sociaux.
En Algérie, c’est l’histoire politique qui façonne la morale sociale. À une époque, on a bien égorgé des Algériens parce qu’ils avaient fumé. On n’est pas encore sorti de ce système qui s’arroge le pouvoir de dicter aux citoyen jusqu’à ses convictions les plus intimes.
Aujourd’hui “converti” à l’intégrisme pour cause de “réconciliation”, le pouvoir a cédé à l’islam politique la prérogative de régir, par l’inquisition de voisinage et celle qui s’exerce jusque sur la voie publique, la société. Les vigiles islamistes, des “émirs” dans les zones reculées jusqu’aux caïds religieux de quartier en passant par les “repentis” et les quidams de rue qui veillent à la vertu de nos filles, dictent “la” morale aux habitants du coin. Ils traquent, par diverses méthodes, tout ce qui contrarie le projet uniformisant de leurs lointains et proches parrains, projet caractéristique des velléités fascisantes : soumettre toutes les dissemblances de mode de vie pour standardiser une société non plus d’individus, mais de masses. D’une masse si possible.
Et l’État, désormais acquis à ce dessin, va jusqu’à en faire sous-traiter sa mise en œuvre par ses institutions. Elles peuvent dénicher deux manœuvres qui boivent… de l’eau dans un chantier au mois de ramadhan, mais éprouvent des difficultés à traquer la zetla.
La société n’est pas “passive” ; elle est terrorisée, Monsieur Sayah. La drogue est discrète et ne gêne pas l’image vertueuse que l’intégriste lui réclame.
Elle fuit les lieux de liberté, comme les bars, proclamés lieux de débauche par un État réformé à l’islamisme. Dans ce domaine, comme dans la consommation courante, on voit bien que c’est l’affairisme islamiste qui construit notre modèle de distribution et de consommation ! Le diktat du marché informel en est la preuve éclatante.
On peut fermer les yeux, mais on ne peut pas prétendre en même temps résorber le marché, parce qu’il y a bien une offre qui crée la demande, de la drogue.
Ce fléau, c’est une question de choix politique, de choix de société.
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 29 Juin 2011, 14:06

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Plaidoyer pour le respect des règles postales !



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Les guerres inavouées



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Pour qui roule Ocampo ?




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La fin pitoyable de nos dictateurs

Par : Mustapha Hammouche


C’est le second chef d’État arabe sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Omar Al-Béchir, qui a réalisé l’œuvre de mener son pays à la partition, et Kadhafi qui fait courir le même risque au sien. Deux autres chefs d’État, Ben Ali et Moubarak, sont en attente d’être déférés devant la justice de leur propre pays. Un cinquième, Saleh, est hospitalisé dans un état dont on ignore la gravité et qui rend son destin encore plus hypothétique.
Ces despotes, et les autres dans le monde arabe, ont en commun d’avoir tenu en laisse des nations entières, d’avoir durablement sévi par la force contre leurs concitoyens, puis de les avoir réprimés et d’en avoir assassiné bon nombre quand ceux-ci en sont venus à demander la fin de leur emprise. Ils partagent une tradition putschiste, une conviction et une pratique de la prééminence de la force sur le droit et une tendance à l’appropriation dynastique du pouvoir politique. En somme, une culture qui leur interdit d’accéder à la notion même de démocratie.
La tragédie palestinienne a longtemps servi à ces dictatures de bouclier contre le désaveu international. En prolongeant le statut de la cause palestinienne, arabe ou islamique, elles partageaient avec le peuple palestinien son statut de victime : elles pouvaient tranquillement sévir en famille sans risque d’endurer les réprobations de la communauté internationale. Elles seraient automatiquement repoussées comme une atteinte à la souveraineté arabe déjà gravement offensée en Palestine. La fonction de pourvoyeurs en pétrole ajoutait à cette sécurité politique : nos maîtres locaux s’octroient en contrepartie de cette utilité stratégique le privilège de maltraiter leurs sujets, en toute… souveraineté, dans des espaces confinés. Leurs méfaits y échappent même au regard de l’opinion mondiale. D’où leur haine de la communication et de tout ce qui rend possible le voyage transfrontalier de l’information.
Trois soudaines évolutions ont remis en cause ce statu quo. En premier, l’explosion de l’efficacité communicationnelle des réseaux sociaux et du téléphone portable, déjà révélée par les émeutes d’Iran.
Ensuite, la résistance du peuple tunisien et sa persévérance obstinée à conduire sa révolution jusqu’à l’élimination du clan Ben Ali-Trabelsi, malgré l’indifférence générale du début du mouvement : n’oublions pas que l’ex-ministre française des Affaires étrangères a commencé par proposer le “savoir-faire” de sa police.
Enfin, le discours du 19 mai de Barack Obama, se plaçant franchement du côté du mouvement pour le changement dans les pays arabes et saluant le sacrifice du jeune Bouazizi. L’Amérique venait de montrer son camp à la communauté internationale. Désormais, là où le peuple se soulève, le dictateur, tenté par la répression, n’est plus assuré de la complaisance internationale.
Mais ces évolutions et leurs implications sont inaccessibles à l’entendement de nos dictateurs parce que la nécessité démocratique leur est culturellement inconcevable. Comme certains gastéropodes, ils ne peuvent se détacher de leur point d’attache que par la force. Observons comment ils finissent tous par sortir par la plus petite porte possible. Ils se ferment ainsi, par le crime, toutes les issues. Sauf celle de la chute finale.
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 30 Juin 2011, 13:43

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De la difficulté à renoncer au joli camion rouge avec une grande échelle !




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Une journée dans un vrai Parlement



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L’image et la réalité

Par : Mustapha Hammouche


Là où il est question de “trafic d’êtres humains” et de servitude de personnes, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) ne voit que la nuisance du rapport à “l’image de l’Algérie” et supplie la présidence de la République et le ministère des Affaires étrangères de répondre au Département d’état américain.
Mais répondre quoi, maître ? Les “villages africains” et leurs caïds ne sont tout de même pas une invention du rapport en question ! “L’image” se soigne par des actes, pas par des démentis. Et les “graves accusations” qui ont mis maître Ksentini en émoi se fondent sur des faits explicitement énoncés. Ainsi, est-il consigné, qu’“aucun effort perceptible pour mettre en application sa loi d'antitrafic de 2009” n’aura été constaté en 2010, que “vingt-trois enfants algériens ont été victimes de trafic d’êtres humains en Norvège”, que ce sont les victimes, comme les prostituées et les migrants, qui sont arrêtées et emprisonnées.
C’est peut-être à la CNCPPDH de répondre, puisque l’Algérie peut s’offrir “l’image” d’un pays où les droits de l’Homme se résument à une “administration” des droits de l’Homme qui s’emploie à démentir les atteintes aux droits de l’Homme. Trop occupée à prendre en charge les “droits” des terroristes graciés, a-t-elle au moins le temps de s’enquérir de l’état des droits des catégories “désarmées” ?
Par malchance, c’est au moment où ses confrères se mobilisent contre la menace législative qui pèse sur l’ultime des droits de l’Homme, le droit à la défense, que le président de la CNCPPDH est appelé à la défense de “l’image du pays”, formule pirate pour désigner l’image du régime.
En tout état de cause, nous n’en sommes pas au premier rapport qui épingle notre pays : le climat des affaires, la corruption, la liberté syndicale, la liberté de la presse, le classement des universités, le traitement des femmes, la salubrité des villes et les… droits de l’Homme, pour une citation de mémoire. Il n’est pas un domaine où l’Algérie ne trône à un peu enviable rang ; et ce n’est pas toujours les produits d’officines et des puissances malintentionnées. L’état du monde du travail, des droits de l’Homme, de la transparence et de la liberté de la presse est suivi par des ONG dont on peut difficilement contester le sérieux.
La réalité de femmes réduites à la prostitution n’est pas une simple “image”. Le cas de migrants africains contraints à la servitude dans les villas cossues et les chantiers des quartiers résidentiels n’est pas une simple “image” non plus. C’est une réalité aggravée par le fait qu’à l’occasion, la répression s’abat plus facilement sur la victime que sur le trafiquant qui l’exploite.
Notre régime cultive le souci des apparences et de l’image qu’il donne de lui vers l’extérieur. Cela donne une ratification tous azimuts des instruments internationaux sur les droits de l’Homme, de la femme, de l’enfant, contre le blanchiment d’argent et tous les trafics et une panoplie complète de textes législatifs et réglementaires dédiés à ces matières.
Pour l’image. Un régime qui se soucie trop de son image en vient justement à délaisser l’objet de son pouvoir : la réalité du pays. Et comme c’est l’action des pouvoir publics, et non un recueil de textes, qui fait l’image, elle finit toujours par lui être retournée.
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 02 Juil 2011, 14:15

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On ne ferme jamais à une heure de grande affluence !




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Le retour de la balle perdue







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Terreur



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«Tout le monde marche, mais personne ne marche pour l'autre»
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 03 Juil 2011, 13:07

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La triste histoire d’un pays grignoté par les deux bouts !




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L’imparité de Dieu




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El ma tar



Raïna Raïkoum

Friperies intérieures et vaches de Nehru





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Le ministère du Commerce et le pays bazar


Par : Mustapha Hammouche


C´est connu, l’Algérie est d’abord un marché. Peuplée de commerçants et de clients.
La rente, qui n’a jamais été aussi abondante, entretient ce système qui tourne sur lui-même en expulsant du pétrole et en aspirant de la camelote. Pour subsister et tenir son rôle dans le système global, il doit maintenir son espace vital dans un système local d’improductivité presque absolue.
Le résultat en est un complexe rente-bazar définissant le modèle de société qui est le nôtre, un modèle à deux pôles : d’un côté, un pouvoir qui organise la répartition de la rente pétrolière ; de l’autre, un système commercial qui oriente la collecte finale de cette rente.
Comme le discours politique est resté détaché de la logique “systémique” et s’acharne à vouloir exprimer une option de développement économique qui n’existe pas, nous sommes régulièrement surpris par les faits qui nous semblent en contradiction avec l’orientation nationale : nous nous émouvons ainsi d’entendre le directeur général des douanes nous apprendre que “60% des importations sont constituées de produits de contrefaçon” ou de voir des députés rétablir avec une certaine aisance la liberté d’importer la friperie. La douane et l’APN sont en conformité avec leur rôle d’encadrement d’une société rentière bazardée et c’est nous qui confondons le modèle virtuel décrit par le discours officiel avec la réalité.
Pourtant, comme acteurs économiques, nous tenons individuellement notre plein rôle dans ce système : nous avons culturellement perdu le sens de la relation entre notre utilité économique et sociale et notre statut. L’État, de son côté, ignore les critères qui président à la conduite de son activité de distribution des fonctions, des augmentations de salaires, des logements, etc. Il fait comme pour la rente en général : il réagit en fonction des rapports de force. En gros, l’Algérien vit en fonction de sa capacité à contribuer ou à nuire à l’équilibre d’un système politico-social et non en fonction de sa contribution à la production d’une richesse qui, elle, tombe du ciel. Ou, plutôt, surgit du sous-sol. C’est dire la précarité d’une telle situation !
Le dispositif institutionnel est orienté vers cette fonction : comment distribuer la rente et comment déterminer sa destination finale ? Qui en reçoit quelle quantité ? Et qui doit la récupérer au bout du cycle social, qui passe forcément par le circuit commercial ? Le pouvoir répartit la rente, en effet, et le marché la transforme.
Pour cela, l’État tout entier est impliqué dans la supervision de la sphère commerciale, étape décisive de l’allocation finale des ressources nationales. C’est aussi pour cette raison que les observateurs ne cessent de constater que le ministre du Commerce est constamment contredit par le gouvernement qui dispense les grossistes des registres du commerce, de l’usage du chèque, par les députés qui autorisent la friperie, par le ministère de la Santé qui régente souverainement le marché du médicament. Au pouvoir, tous des ministres du Commerce !
Que reste-t-il alors au ministre du Commerce en titre dans un système où l’État tout entier a fini par se transformer en une immense direction multipolaire et désarticulée de gestion du grand bazar ?
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 04 Juil 2011, 07:57

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Les constantes nationales de la médiocrité !



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Nu, malade et pauvre




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Goul toujours


Raïna Raïkoum

Le prix d'un pays: par le poème ou les soldes




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Revoilà l’imprimatur ?

Par : Mustapha Hammouche


Le projet de loi sur l’information prévoit de “sanctionner les journaux qui appellent à la violence… dans les stades”.
Le ministre compte demander à l’imprimerie de surseoir à l’impression des journaux comportant un article susceptible de surchauffer les ambiances dans et autour des gradins. Cette noble intention renseigne l’aisance avec laquelle le concepteur du projet multiplie les raccourcis pour pouvoir sévir contre la presse privée, ou “indépendante”, c’est selon.
Premier raccourci : la censure est confiée à l’imprimerie. Ce n’est pourtant pas sa vocation, n’étant pas coéditeur de journaux. Dans les faits, il faudrait qu’elle recoure aux compétences du ministère de la Communication pour filtrer la presse et les rubriques sportives. On voulait dépénaliser le délit de presse, voici que l’imprimeur hérite de la prérogative de constater un délit de presse !
Deuxième raccourci : le procédé comporte un a priori selon lequel la presse écrite seule, mais jamais la télévision ni la radio, est susceptible d’encourager la violence. Les vigiles ont donc leur place dans l’imprimerie mais pas sur les plateformes de radio et télédiffusion. Pourtant les exemples d’incitation à la haine sur les chaînes de radio et de télévision ne manquent pas. En fait, ce n’est pas la nature du support qui rend les journaux suspects, mais leur statut privé, en ce qu’il peut les dispenser de la tutelle éditoriale. Il faut donc les mettre sous surveillance faute de pouvoir les mettre sous tutelle.
Troisième raccourci : même si elle l’amplifie, la presse n’est pas la principale source d’incitation à la violence. Le HCI, que l’on ne peut pas soupçonner d’anti-religiosité, vient de s’élever vigoureusement contre “les prêches anarchiques” et contre leur “extrémisme intellectuel”. Il suffit d’écouter certains sermons et l’on est paré d’arguments suffisants pour justifier l’agression de la première femme que l’on rencontre ! Mais apparemment seule la violence des stades est à redouter.
Tout ce détour par le terrain sportif pour réhabiliter l’imprimatur de triste mémoire ! Sortir de la pénalisation du délit de presse pour échouer dans la censure de l’administration !
La violence dans les stades, qui fonde ce projet de censure, n’est pourtant pas l’invention de la presse. C’est la conséquence de la fonction dérivative affectée au football. Contrairement aux autres disciplines sportives d’ailleurs, toutes également méprisées parce qu’elles ne drainent pas les foules, le football est inondé d’argent public pour qu’il puisse canaliser l’énergie d’une jeunesse prompte à extérioriser l’ébullition que suscite en elle le désarroi de sa condition.
L’impunité d’un footballeur de l’équipe nationale qui frappe une journaliste en pleine compétition internationale, une dépêche qui relate, sans plus de commentaires, le retour sur scène d’un chanteur raï condamné pour violence aggravée sur une femme, constituent des encouragements spectaculaires de la violence faite aux femmes.
Mais la violence soutenue par une idéologie est taboue. De plus, elle ne gêne pas parce qu’elle n’est pas spectaculaire et ne trouble pas l’ordre public. L’état fait mine de ne pas la voir parce que, comme eux, il l’assume ou parce que comme nous, il la craint. C’est plus facile d’aller chercher des poux dans les feuilles de chou.
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 05 Juil 2011, 08:49

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Touchez pas à mon 144 bis !




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La Solitude d'Essebsi et les soldats syriens en… Algérie




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Un demi-siècle de mise à sac


Par : Mustapha Hammouche

Ce quarante-neuvième anniversaire surprend un pays financièrement doté, mais stratégiquement en pleine perdition. Politiquement, il en est exactement là où il en était au lendemain du 5 Juillet 1962 : les clans se disputent le butin de guerre et, dans la curée, les ayants droit se poussent du coude pour se servir la plus grande tranche de la proie. Des “historiques” et leurs parentèles, pour qui l’Algérie indépendante est à la fois trophée et prise, continuent, infatigables et insatiables, à sucer la sève de leur patrie bien-aimée — au point de risquer leur vie pour elle — n’en laissant que pour la masse de clientèles recrutées depuis pour les besoins de la vigilance dogmatique, de la répression des consciences, de la figuration politique et de l’exécution technique.
La terreur policière et parapolicière permit au régime d’imposer l’unicité de pensée et la soumission civile, presque sans la moindre contrariété, pendant vingt-six ans. Le budget complétait cette œuvre de musellement national en donnant à chacun des raisons de croire que le régime la protège contre les dispositions maléfiques des autres : chacun pouvait se reconnaître dans sa “révolution”, sa “charte” ou son “statut” général ou particulier. Sinon, il avait le choix entre la marge, l’exil, le ressentiment ravalé ou les diverses sortes de représailles.
Seul un coup d’État maison et le décès imprévisible d’un président sont venus perturber, passagèrement, ces seize ans de pouvoir sans partage et sans contestation, dans un monde où les dictatures n’avaient que l’obligation de choisir leur camp, quitte à se proclamer “non alignées” pour tromper la désagréable sensation de vassalité qu’inflige ce rapport tutélaire au pôle.
Octobre 1988, annoncé par des luttes réprimées mais continues, le surprit dans l’indolence d’un sérail qui ne peut pas appréhender l’idée même d’alternative. Encouragé par la proximité idéologique du discours islamiste, il joua, contre la demande démocratique renforcée, la terreur d’un islamisme qui, d’entrée, affichait ses intentions belliqueuses. Puis, lui-même terrorisé, le régime battait en retraite, rappelait Boudiaf en rempart, le liquidait pour trop d’autonomie avant de consommer ce qu’il pouvait de forces vives dans la défense de sa survie.
Le terrorisme islamiste affaibli ne devait pas l’être trop, pour prévenir toute “opportunisme démocratique”. La “réconciliation” organise l’oubli des sacrifiés de l’arrangement et le pétrole la sponsorise en retour : à vous le bazar, à nous les “programmes de relance”.
Alors que la plupart des projets — dans les infrastructures, l’agriculture, le transport, la pêche — tournent au braquage du Trésor public, l’État sacrifie les libertés résiduelles et “organise” le marché informel pour se réconcilier avec l’islamisme ! Les plus “malins” fêtent leur nième milliard en appelant les oubliés de la rente à fêter, pour la quarante-neuvième fois, le départ du dernier colon.
Et l’Algérie que peut-elle fêter ? Un demi-siècle après la guerre, nous n’avons pas encore fini de nous partager le butin. Avec l’inélégance d’une bousculade de méchoui. Et, malgré les “consultations” alibis, nous n’avons pas encore pris le temps de réfléchir à ce que nous ferons du désert qui en restera.
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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 19 Juil 2011, 07:41

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Et une mosquée, une pour Abdekka 13 !




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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 20 Juil 2011, 07:21

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Avec les salutations distinguées des Compagnons d’Expertise !




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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 21 Juil 2011, 08:07

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Hitchcock peut aller se rhabiller !




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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 23 Juil 2011, 06:29

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Plus fort que le pétrole et le gaz, la peinture !




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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 24 Juil 2011, 07:08

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Manuel du parfait traqueur de non-jeûneurs !




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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 25 Juil 2011, 07:16

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Le manuel du parfait non-jeûneur camouflé !




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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 26 Juil 2011, 07:06

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Norvégien ! Je veux devenir norvégien !





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Re: CHRONIQUES ALGERIENNES

Messagepar Djazz » 27 Juil 2011, 07:38

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