Ibn Taymiya et la philosophie

Spiritualité et méditation dans le respect et la tolérance

Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar Dûne » 25 Jan 2008, 15:39

salem alekom wa rahmte allah .

je voulais partager avec vous cette lecture.

voila 1 partie.

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : Etymologiquement, le terme philosophie signifie « amour de la sagesse ».[1] Il fait allusion aux philosophes grecs bien que toutes les civilisations ayant reçu un livre révélé ou non, ont leurs propres sages comme les religions païennes de l’Inde et la religion mazdéenne chez les Perses. Quant aux sages musulmans, ils incarnent les savants instruits dans les enseignements qu’Allah a révélés à Son Messager, et qu’ils mettent en pratique. L’Imam Mâlik disait à ce sujet : « La sagesse, c’est connaître la religion et la mettre en pratique. » Dans l’usage, le philosophe désigne le disciple de la pensée et de la sagesse grecque.[2]

Les Grecs maîtrisaient les sciences de la nature (ou physiques), les mathématiques, et l’astronomie dans une certaine mesure (étant donné qu’ils adoraient les astres). Quant au domaine de la théologie, Aristote et ses adeptes en parlaient très peu, sans compter que la plupart de leur discours était erroné dans ce domaine.[3] Les Grecs et les romains étaient des païens qui vouaient le culte aux idoles et aux astres. Aristote vécut trois cents ans avant Jésus-Christ et il fut le conseillé politique d’Alexandre fils de Philippe de Macédoine. Certains s’imaginent à tort qu’il serait Dhû el Qurnaïn dont le Coran fait mention. Contrairement à Alexandre le Grand, ce dernier était monothéiste. Il a vécu par ailleurs, bien longtemps avant Aristote et il parvint à l’extrémité de l’Orient et de l’Occident. Il a construit notamment la barrière qui retient actuellement Gog et Magog. Le Macédonien n’a jamais atteint ces limites et encore moins construit cette fameuse barrière.

Les romains et les Grecs adoraient donc le soleil, la lune et les étoiles pour lesquels ils consacraient des temples et érigeaient des statuts. Ils croyaient également à la magie à la manière de Nemrod fils de Canaan. Il reste des traces de cette forme de paganisme en Orient, sur les terres turques et celles du Khatâ (en Asie Centrale NDT) où les habitants érigent des statuts énormes de Nemrod. Ils s’accrochent des chapelets autour du cou et glorifient leur idole, sans oublier d’injurier l’Ami proche d’Allah Ibrahim. Ces pratiques existent dans le Shâm, en Égypte et en Iraq.

Ainsi, la plupart des pratiques polythéistes s’expriment de deux façons : par le culte des tombeaux et des idoles du monde inférieur comme ce fut le cas à l’époque de Noé, et le culte des astres du monde supérieur et la pratique de la magie comme à l’époque d’Ibrahim dont la mission fut destinée aux Chaldéens qui pratiquaient la plus grande forme de sorcellerie (l’astrologie). Harrân[4] était la cité des sabéens où Ibrahim serait né ; une autre hypothèse avance qu’il serait en fait venu d’Iraq. Ils construisirent plusieurs temples en hommage à la « cause première », au « premier intellect », au soleil, à la lune, etc. La religion chrétienne s’est installée à Harrân,[5] mais le sabéisme perdura jusqu’aux conquêtes musulmanes. Il reste toujours des philosophes sabéens dans le nord de l’Iraq et à Bagdad où ils exercent la profession de médecin et d’écrivain, mais certains d’entre eux ne se sont pas convertis à l’Islam. El Fârâbî est passé par Harrân au quatrième siècle de l’Hégire. Il s’est inspiré de sa culture philosophique auprès de ses habitants. Le philosophe sabéen Thâbit ibn Qurra (m. 288 h.) avait déjà fait le commentaire de « la métaphysique » d’Aristote. Cet ouvrage est déjà passé entre mes mains et renferme d’énormes erreurs.

Il existe deux sortes de sabéens : les monothéistes et les polythéistes. Les monothéistes étaient soumis aux lois de la Thora puis à l’Évangile avant leur abrogation. À la première époque, les sabéens suivaient la religion d’Ibrahim fidèle à Dieu (Hanîf). Par la suite, ils ont innové certaines formes d’associations et ils sont devenus païens. Les anciens Grecs adoraient un seul dieu et ils reconnaissaient qu’Allah avait créé l’univers. En fait, tous les païens en général, que ce soit les hindous ou les Arabes, étaient convaincus de la formation de l’Univers.[6]

Aristote serait le premier à avoir soutenu la prééternité de l’univers. L’historiographe Mohammed ibn Yûsuf el ‘Âmirî assume que les anciens Grecs se rendaient sur les terres de Palestine où ils prenaient le savoir des adeptes des prophètes comme Sulaïmân et Dâwûd. Pythagore aurait rencontré Luqmân le sage. Par contre, Aristote n’a jamais voyagé sur la terre des prophètes et en cela, il ne fut pas aussi influencé par la prophétie que ses devanciers. Les premiers Grecs en effet reconnaissent que le monde a une origine, et qu’il existe un autre monde au-dessus de l’univers qu’ils décrivent comme le Paradis dont fait mention la Révélation. Des philosophes comme Socrate et Thales conviennent de la résurrection du corps.[7]

Les philosophes musulmans comme Averroès et Avicenne ont cherché à pallier au manque d’intérêt que les Grecs portaient à la « théologie ». Inspirés par les adeptes du Kalâm (école qui devance la raison aux textes révélés NdC) dans ce domaine, ils cherchaient à rapprocher entre la révélation et la pensée grecque. Ils faisaient croire que les principes de la philosophie n’allaient pas à l’encontre de la prophétie, mais ils étaient convaincus au fond d’eux-mêmes que le discours prophétique concernant le divin et la résurrection était métaphorique et imaginaire. Il aurait pour but de rapprocher certains entendements au commun des hommes afin d’améliorer leur vie sur terre, bien qu’au même moment il serait éloigné de la réalité. En cela, les prophètes auraient le droit de mentir. Ainsi, la force imaginative ou hallucinatoire serait l’une des plus grandes caractéristiques de la prophétie. Malheureusement, la plupart des gens ne pénètrent pas les implications de leur discours, surtout dans la mesure où il fut enrobé par un vocabulaire islamique.[8]

El Fârâbî (m. 339 h.) est le premier philosophe musulman à élargir les notions de la théologie grecque, aux enseignements de l’Islam comme dans son livre Ârâ el Madîna el Fâdhila. Il est considéré comme le « deuxième philosophe » après Aristote.[9] Avicenne ou Ibn Sînâ (m. 428 h.) a résumé la pensée aristotélicienne et péripatéticienne à laquelle il ajouta un discours religieux qui lui fut inspiré par les adeptes du Kalâm. Il a réussi ainsi à donner plus de cohérence au discours des anciens, étant donné qu’il fut plus imprégné de la lumière prophétique.[10] Des penseurs comme e-Râzî et e-Tûsî (m. 672 h.) ont commenté son œuvre el Ishârât wa e-Tanbihât, mais ces derniers n’ont pas toujours pénétré les subtilités de son discours. Averroès ou Ibn Rushd (m. 520 h.) fut fanatisé par la pensée d’Aristote à tel point qu’il lui chercha des circonstances atténuantes sur ses pensées les plus éloignées de l’Islam.[11] Averroès est toutefois plus précis qu’ibn Sînâ quand il s’agit de rapporter les tendances des premiers philosophes. Dans son livre el Mu’tabar fî el Hikma, Ibn Mulkâ (m. 560 h.) réfute remarquablement certaines pensées d’Aristote. Il se distingue pour rapporter scrupuleusement les paroles d’Aristote à partir de ses œuvres originales. Doté d’un grand esprit d’analyse, il fut parmi les philosophes affiliés à l’Islam ayant le discours le plus pertinent et le plus proche de la vérité. Contrairement à ibn Rushd et à ibn Sîna, il ne s’attache pas aveuglement à la pensée du « Philosophe » et des péripatéticiens. Il avait une approche rationnelle des écrits du disciple de Platon et fut plus éclairé par la révélation que ses prédécesseurs étant donné qu’il vécut à Bagdad au milieu des traditionalistes.[12]

Ibn ‘Arabî (m. 638 h.) fut influencé par la pensée d’ibn Sînâ,[13] mais ibn Sibrîn (m. 669 h.) était plus versé en philosophie que ce dernier. Il a d’ailleurs développé les notions du monisme ou panthéisme (Wihdatu el Wujûd) comme personne ne l’avait fait avant lui.[14] L’un de leur savant m’a même demandé de lui expliquer Lawh el Asâla, l’une des œuvres d’ibn Sibrîn qui fut réservée au cercle des initiés et dont je ne connaissais pas l’existence.[15] El Ghazâlî (m. 505 h.) quant à lui, alimente son discours philosophique avec le vocabulaire des soufis qui ne peuvent distinguer en le lisant entre le vrai et le faux, entre le dogme musulman et la pensée helléniste et sabéenne. En définitive, il ramène les mêmes implications qu’ibn ‘Arabî et ibn Sibrîn qui ne font aucune distinction entre le Créateur et Sa création, [16] bien qu’il s’est donné la vocation de réfuter la philosophie. En fait, ses opinions sont très instables et elles varient d’une œuvre à l’autre ; dans certaines œuvres, il fait la critique acerbe de la philosophie, mais dans d’autres œuvres, il la rejoint dans certains principes en essayant pour le moins maladroitement de concilier entre la sagesse helléniste et la prophétie.[17] Abû Hâmid fut un admirateur de la logique grecque, il prétend l’avoir apprise de la langue des prophètes, mais en fait il l’a trouvée dans les livres d’ibn Sînâ, qui s’inspire directement des œuvres d’Aristote.[18]

Voir Mawqif Sheïkh el Islam ibn Taïmiya min el Falâsifa par le D. Sâlih el Ghâmidî

Traduit par :
karim ZENTICI
Revu par
Abu Hamza Al-Germâny

[1] Manhaj e-Sunna (1/359).
[2] E-Safdiya (2/325).
[3] E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (323-324).
[4] Harrân est la ville natale d’ibn Taïmiya. À l’âge de six ans, il prit la route de Damas au sein de sa famille pour échapper aux invasions mongoles. Il est intéressant de comparer cet événement avec l’annonce prophétique disant : « Il y aura émigration après émigration, et les hommes (dans une version les meilleurs hommes) vont se réfugier sur la terre d’émigration d’Ibrahim. » Rapporté par Ahmed (1/83, 198, 199). Ibrahim en effet a dû fuir d’Iraq pour se réfugier sur les terres du Shâm. Les mauvais événements sont souvent précurseurs d’événements heureux. Est-ce une bonne nouvelle à une époque où bon nombre d’Irakiens se sont installés en Syrie en vue d’échapper aux invasions… anglo-saxonnes ?
[5] Hélène la mère de l’Empereur Constantin était originaire de Harrân. Les savants et les moines chrétiens se sont rendus compte que les romains et les Grecs n’allaient pas se détacher facilement du paganisme. C’est pourquoi, ils leur ont confectionné une religion à mi-chemin entre celle des prophètes et celle des païens. (Voir : E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (335).
[6] Idem. (328-334).
[7] Voir Mawqif Sheïkh el Islam ibn Taïmiya min el Falâsifa par le D. Sâlih el Ghâmidî (250-251).
[8] Voir : e-Safdiya (1/237).
[9] Voir : el Jawâb e-Sahîh (3/214-215), et Majmû’ el Fatâwâ (2/82).
[10] Manhâj e-Sunna (1/347-348).
[11] Voir : Dar Ta’ârudh baynal‘Aql wa e-Naql (9/333, 397, 401).
[12] Idem. (3/324) et (9/397-416).
[13] Voir : e-Safdiya (1/265).
[14] Idem. (1-302-303).
[15] Idem.
[16] Jâmi’ e-Rasâil (1/164).
[17] Manhâj e-Sunna (1/356-357).
[18] Voir : E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (14-15).
Avatar de l’utilisateur
Dûne
 
Messages: 1381
Inscription: 26 Juin 2006, 19:35
Localisation: mars

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar rafikoman » 26 Jan 2008, 22:05

Je lis actuellement Majmû’ el Fatâwâ d'ibn Taïmiya et je dois concédé qu'en arabe c'est plus difficile de comprendre tout ce qui traite de philosophie. Néanmoins ça a le merite de faire travailler mon cerveau.
Concernant l'oeuvre d'ibn Taïmiya, ses fetwas sont trés riches, j'aime son style de citer tout les avis existants ou ayant exister concernant une seule fetwa avant d'emettre son avis dessus.
Avatar de l’utilisateur
rafikoman
Actunaute accro
 
Messages: 1434
Inscription: 22 Mai 2005, 14:53
Localisation: Chlef

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar RAFIDI » 26 Jan 2008, 23:54

je sais pas ou veut en venir cet article mais il semble vouloir montré des savant musulmans comme faisant parti de la pensé grec et que ibn taymiyah est de la pensé de l'islam ?

vouloir montré ces savant ainsi est de la pure difamation, sachant que ibtaymiyah qui non seulement était enemi du verbe "penser" et avait tendance a confondre "penser" avec "hérésie" il a aussi considéré la chimie comme 7aram "illicite" et que ca releve de la magie !!!

la difference entre eux et lui c'est que eux on mener leur pensé dans l'humanité et lui l'a mener dans les ténébres !
Avatar de l’utilisateur
RAFIDI
 
Messages: 3720
Inscription: 27 Jan 2007, 22:50

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar Dûne » 29 Jan 2008, 16:49

salem alekom wa rahmete allah.

voila 2 partie.

E-Shihristânî (m. 548 h.) pour sa part, était l’un des adeptes du Kalâm (école qui devance la raison aux textes révélés), les plus versés en hérésiographie. Malgré cela, il reste perplexe devant certaines énigmes que soulève la théologie. C’est pourquoi, il les expose sans faire de choix.[1] Par ailleurs, il n’était pas familiarisé à la pensée d’Aristote et des anciens Grecs. Il s’appuie uniquement sur les livres d’ibn Sînâ pour témoigner de leurs idées[2]. S’il est vrai qu’il répond à certaines idées fausses des philosophes, il leur concède néanmoins certains principes tout aussi faux. En cela, son débat avec ces derniers est sans grande consistance[3]. E-Razî (m. 606 h.) ressemble dans une large mesure à el Ghazâlî dans sa versatilité et ses contradictions. Quoi que ces deux penseurs ne soient pas des exceptions, car bien que les « scolastiques » en général s’adonnent à des polémiques sans fin, ils ne se tournent quasiment jamais vers les textes scripturaires de l’Islam[4]. E-Râzî avait un penchant pour les philosophes athées, bien que leur pensée lui fût principalement transmise par l’intermédiaire d’ibn Sînâ et d’Abû el Barakât ibn Mulkâ[5]. Le plus versé dans les sciences du Kalâm et de la philosophie à son époque, el Âmûdî (m. 631 h.) était le penseur dont la croyance était plus proche des principes de l’Islam[6]. Comme la plupart des Mutakallimûn, ibn Sînâ était la référence à travers laquelle il avait accès à la pensée grecque.[7]


El Abharî (m. 663 h.) était très à l’aise dans le domaine de la philosophie et de l’observation. Ces contemporains le préféraient à son coreligionnaire el Armawî (m. 682 h.). El Abharî a pris plus qu’un autre, la défense de la philosophie contre les Ash’arites et les Mu’tazilites[8]. Mais il ne concède pas à ces devanciers que le monde est ancien, et réfute ce concept à travers une analyse qui reprend les mêmes arguments que les nôtres. Il avait donc plus d’affinité avec la religion musulmane[9]. Son contemporain el Armawî réfutait souvent les idées de Râzî, en utilisant ses propres paroles contre lui étant donné qu’il se contredisait énormément d’un livre à l’autre. Cela lui fut donc chose facile, mais il est à noter que parfois el Armawî comprenait mal les intentions de son adversaire. Il arrivait même que ses réfutations manquent de consistance et qu’elles passent carrément à côté de la vérité.[10]

[En définitive], el Fârâbî, ibn Sînâ, e-Sahrawandî, Abû Bakr ibn e-Sâigh, et ibn Rushd s’inspiraient uniquement des péripatéticiens qui furent les disciples d’Aristote, leur maître à penser qui est à l’origine de l’essor du Mantiq (la logique grecque). Ces idées sont reprises par el Ghazâlî dans Maqâsid el Falâsifa et sa réfutation e-Tahâfut ; elles sont reprises également par e-Râzî dans el Murakhkhas et el Mabâhis el Mashraqiya, et par el Âmûdî dans Daqâiq el Haqâiq wa Rumûz el Kunûz[11]. Pour cerner la philosophie, il n’est donc pas suffisant de regarder dans les œuvres des penseurs musulmans étant donné que la philosophie est bien plus vaste et elle ne s’arrête pas à la pensée d’Aristote, surtout si l’on se penche sur la pensée des anciens Grecs[12]. Le fait est qu’ils n’en avaient aucune connaissance et qu’ils ne l’ont pas rapporté dans leurs œuvres. C’est pourquoi, il convient à l’observateur de se tourner vers les œuvres des historiographes musulmans pour mieux appréhender l’évolution de la philosophie et avoir accès aux diverses écoles de pensée[13].


El Maqâlât d’Abû ‘Îsâ el Warrâq (m. 247 h.) est l’un des premiers livres d’hérésiographie. Bon nombre d’opinions philosophiques qu’il recense sont inexistantes chez les auteurs qui s’inspirent d’ibn Sînâ tels qu’el Ghâzâlî, e-Shihristânî, et d’e-Râzî[14]. Il inspira les hérésiographes qui vinrent après lui à l’instar d’e-Nûbakhtî, el Ash’arî, et d’e-Shihristânî.[15] Malgré la multitude d’opinions qu’elles rapportent, les œuvres du genre ne se penchent jamais vers les opinions des prédécesseurs musulmans non qu’ils n’aient pas voulu les citer, mais tout simplement parce qu’ils ne les connaissaient pas[16]. e-Nûbakhtî (m. 310 h.) a écrit el Ârâ wa e-Diyânât dans lequel il réfute intelligemment la logique aristotélicienne[17]. Abû el Hasan el Ash’arî (m. 324 h.) est l’auteur de Maqâlat ghaïr el Islâmiyîn, qui est plus volumineux que Maqâlat el Islâmiyîn.[18] Il y rapporte certaines opinions et divergences des philosophes grecs dans les mathématiques et les sciences de la nature, omises par des grands auteurs comme el Fârâbî et ibn Sînâ. Son œuvre est plus enrichissante que celle d’e-Shihristânî (m ; 548 h.) auteur d’el Milal wa e-Nihal, car il était plus précis et plus scrupuleux dans sa retranscription des textes originaux[19]. Il était plus érudit dans le domaine de l’hérésiographie sans compter qu’il connaissait mieux l’orthodoxie musulmane, et qu’il avait un savoir plus étendu en général que ce dernier…[20]

Voir Mawqif Sheïkh el Islam ibn Taïmiya min el Falâsifa par le D. Sâlih el Ghâmidî


wa alekom salem. :wink:
Avatar de l’utilisateur
Dûne
 
Messages: 1381
Inscription: 26 Juin 2006, 19:35
Localisation: mars

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar rafikoman » 30 Jan 2008, 07:57

Nous sommes ici plus dans le domaine du "djarh wa taadil" que de la philosophie pur. Dire qu'ibn taymiyah à mener ses pensées dans les ténébres c'est mal connaitre l'homme, Il avait des connaissances enormes, une vrai encyclopédie vivante, c'est lui qui a rétébli le mot "penser" dans son vrai sens, en incitant les gens à ne pas rester cloitrer dans leurs "madhahib" mais de chercher la verité partout et de ne se contenter que de ce qui est juste avec l'appui du coran et de la sunna, ce qu'on appelera aprés "la salafia". Chaque savant est un philosophe en quelque sorte dans sa quete de vérité, mais la difference avec ibn taymiyah c'est que lorsque le texte coranique et la sunna on affirmer une verité, il n'ya plus de place au cerveau humaine de contredire ces textes, car la verité decoule avant tout de la parole d'Allah puis celle de son prophete (saas).
Avatar de l’utilisateur
rafikoman
Actunaute accro
 
Messages: 1434
Inscription: 22 Mai 2005, 14:53
Localisation: Chlef

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar RAFIDI » 30 Jan 2008, 14:50

salam rafikoman,

ce que tu dit releve de du discour de la langue de bois !!! moi je pense que que ce monsieur n'est pas un penseur mais qlq chose d'autre il n'est meme pas philosophe, un titre que meme ses adeptes n'accepterons pas !!!

ses seules et unique produits sont dans la religion, il n'a touché a aucune autre science, d'ailleur il ne croyait a presque aucune autre science, ses produits religieux ont avant tout été séverement critiqué par ses propres avant qu'il ne soient critiqué par les étrangers a sa penser, il a passé plus d ela moitié de sa vie dans les prisons, il a été condamener par les maitres des madahib de son temps ainsi que la classe des intelo de son temps, soit les juges, le penseurs, les philosophe, il l'on traité d'hérétique et a été condamené pour hérésie il est d'ailleur mort en prison !!!

son produit religieux n'a été considéré par personne, sauf qlq adeptes mais sans aucune influence sur la masse, jusqu'au jour ou un certain mohamed bin abdelwahab soutenu par les britanique contre les otmans avec la famille aal saoud réanime ses ecris afin de déclarer les otman hérétique et toute personne ne penssant pas comme eux, depuis l'apparation de ce groupe a partir des cendres de ibn taymiyyah certain on exploité la religion pour leurs fins personnel et leur ambition de controler les masses !!

tu dit que ici on est plus dans le domaine du "djarh wa taadil", je me demande puisque tu accepte le "djarh wa taadil" sur les autres es ce que tu est capable de l'accepter pour ce personnage ?

est tu capable qu'on en parle avec objectivité et que chacun apporte ses arguements sur la théorie de si ce penseur est un cheikh el islam ou pas ? biensure loin des appartenance madhabique !

ibn taymiyah est l'illustre enemi de la "pensée" plein de contradictions et de haine, certain a cause de l'envahissement des tatar a son temps qui l'a extremement destabilisé et l'a rendu homme a voir le mal partout dans l'Homme !!! il est souvent qualifié de "enemi de l'humanité" !!!

alors on passe ibn taymiyah dans le scaneur du "djarh wa taadil" ou c'est 7aram de le critiquer et c'est juste permi de le faire pour les autres ?

j'attend ton accord pour discuter de ce personage OBJECTIVEMENT !!!

wa salam
Avatar de l’utilisateur
RAFIDI
 
Messages: 3720
Inscription: 27 Jan 2007, 22:50

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar yacoub » 30 Jan 2008, 15:03

ibn taymiyah est l'illustre enemi de la "pensée" plein de contradictions et de haine, certain a cause de l'envahissement des tatar a son temps qui l'a extremement destabilisé et l'a rendu homme a voir le mal partout dans l'Homme !!! il est souvent qualifié de "enemi de l'humanité.


Comme Mawdudi, Hassan el Banna, Sayed Quotb, AbdelWahab le fondateur de la secte des wahhabbites.
yacoub
 
Messages: 290
Inscription: 11 Oct 2007, 20:24

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar Dûne » 30 Jan 2008, 18:07

salem alekom.

je voulais juste partager cette lecture avec vous..............


je voudrais bien que l'un des Admi de verrou ce topic. bara ka allah fikom.

salem alekom.
Avatar de l’utilisateur
Dûne
 
Messages: 1381
Inscription: 26 Juin 2006, 19:35
Localisation: mars

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar RAFIDI » 30 Jan 2008, 22:32

pkoi ? on projete d'analysé Allah pour demander a fermer ce topic ?

cette personne est la source et le ruisseau des fatwa des teroristes poseur de bombe en algerie !!! tous ils disent ibn taymiyah a dit ... !!!

et si on pense a analyser comment il voyait les choses on demande la fermeture du topic ?

tu prend le livre des fatwa de ibn taymiyah que rafikoman cite et aime bien tu te te rendra compte d'ou vient l'inspiration du terorisme !!!
Avatar de l’utilisateur
RAFIDI
 
Messages: 3720
Inscription: 27 Jan 2007, 22:50

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar yacoub » 01 Fév 2008, 17:08

Les terroristes islamistes ne se basent pas uniquement sur les fatwas de Ibn Taymia qu'Allah l'agrée dans son vert paradis et lui fournit 72 houris aux grands yeux noirs.
yacoub
 
Messages: 290
Inscription: 11 Oct 2007, 20:24

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar shoc » 01 Fév 2008, 18:56

@ rafidi ; je sais que dans le chiisme , il y a plusieurs tendances ( ??? ) , j'ignore leurs nombre et tous leurs noms ... il y a de tous comme comme chez les sunnites ; du modéré au plus extrimiste, mais chez les sunnites on ne dénigre jamais ??????? ? ???????? , ce qui n'est pas le cas malheureusement chez certain chiites , et les vidéos de Youtube sont là pour en témoigner ... j'aimerai bien savoir ce que tu penses de ça , ( insulter aboubakr, omar ben elkhattab, aicha oum el mouminine, amrou bne el 3asse ....ect ) est ce que tu approuves ?
Avatar de l’utilisateur
shoc
 
Messages: 242
Inscription: 16 Oct 2007, 16:14
Localisation: ALGERIA

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar rafikoman » 01 Fév 2008, 21:31

Concernant le titre de cheikh el islam c'est son disciple qu'il lui a donné et c'est resté tel depuis, tu peux le refuter comme l'a fait cheikh el ibrahimi (ra).
Il est entré en prison pour ses positions et ses fetwas qui ont fait aprés jursiprudence! d'ailleurs d'autres savants aussi illustres ont fait de la prison (l'imam Ahmed entre autre).
Tu peux fair du djarh et du taadil si tu veux et surtout si tu a du bagage scientifique comme l'a fait ibn hazm!!! Mais une seule chose m'importe moi, c'est que ses fetwas a la lumiere du coran et de la sunna sont souvent les meilleures. Il est la synthése des savants qui l'ont précéder.
Avatar de l’utilisateur
rafikoman
Actunaute accro
 
Messages: 1434
Inscription: 22 Mai 2005, 14:53
Localisation: Chlef

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar RAFIDI » 02 Fév 2008, 00:46

salam,

@shoc
je pense qu'il y a déja plein de sujet semblable a ta question qu'on a longuement parler et argumenté, va les lire, mais puisque tu tombe sur ce sujet avec une question qui n'a rien a voir ni de pret ni de loin je te donne une réponse toute crue puisque tu la cherche :

nous n'insultons pas les sahabas, bien que certain le font, si ta seule reference et bibliotheque est youtube je ne pense pas que tu arrivera a cerner le probleme chiite/sunnite mais tu veut connaitre ma position vis a vis des personnes que tu a cité la voici (si tu appel ca une insulte c'est ton probleme on a pas les meme définision d'insulte) :

- aboubakr : usurpateur et un des 1er sahabis a avoir trahi la sunna de mahamed (sawa) + raqueteur des bien de la fille du prophete (sawa)

- omar ben elkhattab : usurpateur et un des 1er sahabis a avoir trahi la sunna de mahamed (sawa) + agresseur de la fille du prophete (sawa)

- aicha oum el mouminine : 1iere femme de l'islam a déclenché des fitna et a levé l'épée contre son imam (et son frere) + modele type de haine de ali (as)

amrou bne el 3asse : la tete des monafiquines ainsi que son patron mo3awiya fils de hind + 1er assassins des compagnons de ali (as) dont le fils du bien aimé abu bakr qu'il a mis dans la carcasse d'un ane et l'a brulé ! domage qu'il a échapé a l'épée de ali (as) a la bataille de siffine en se mettant a poil !!! et puisque tu t'éduque de youtube ici tu pourra voir comment il a échapé de l'épée du grand ali (as) http://www.dailymotion.com/relevance/se ... sauver_fun

j'espere que mes réponses te donnent satisfaction !!! tu remarquera que ceux qui on fait la guerre et on maudit les sahaba et tabi3ine sont bien les noms que tu a cité, nous les chiites on ne fait que prendre le parti de ali (as) comme le prophete (sawa) nous l'a ordonné !!! quand 2 sahabi s'entretuent c'est pas par souna j'imagine c'est que un a tord et l'autre raison !!!

@rafikoman

non désolé je veux pas embarqué dans l'analyse des fatwa (fiqh) de ibntaymiyah que les savant de son époque l'on discredité a cause de ca, toute personne qui lira ses fatwa jugera de lui meme, pour moi abordé ibn taymiyah de cet angle ne lui laissera aucune plume !!!

j'aurai préféré parler de ibntaymiyah comme le sujet l'indique, sur l'orientation de sa pensé et qu'es ce penser chez lui, sa philosophie comme tu dit !!!

mais bon je t'oblige pas mais sache que je palerai de lui uniquement du point de SUNNI et pas a partir d'un point de vu chiite !!!

wa salam
Avatar de l’utilisateur
RAFIDI
 
Messages: 3720
Inscription: 27 Jan 2007, 22:50

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar shoc » 02 Fév 2008, 01:09

RAFIDI a écrit: et puisque tu t'éduque de youtube



youtube , ça fait à peine une année que je l'ai connu, et moi j'ai plus d'une année d'age... lhamdoulilah , je m'éduque de sources beaucoup plus nobles ; le coran et la sounna , et mes parents bien sur.
et concernant l'interprétation de ces deux sources ( le coran et la sounna ) , je sais choisir ceux qui les rapportent fidèlement et les interprète bien .

salam.
Avatar de l’utilisateur
shoc
 
Messages: 242
Inscription: 16 Oct 2007, 16:14
Localisation: ALGERIA

Re: Ibn Taymiya et la philosophie

Messagepar RAFIDI » 02 Fév 2008, 01:25

j'ai aucun doute que tu a cette capacité (Allah Karim) mais je doute du bon usage ;) qu'Allah t'éclaire donc et nous éclaire !
Avatar de l’utilisateur
RAFIDI
 
Messages: 3720
Inscription: 27 Jan 2007, 22:50

Suivante

Retourner vers Religions, Idéologies et Philosophie



Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité