Les problèmes de la philosophie.

Spiritualité et méditation dans le respect et la tolérance

Les problèmes de la philosophie.

Messagepar Crow » 02 Mai 2008, 13:38

On imaginerait facilement d'abord que la connaissance puisse se définir comme "la croyance vraie". Quand ce que nous croyons est vrai, on pourrait supposer que nous avons la connaissance de ce que nous croyons. Mais cela ne s'accordrait pas avec la manière trés vulgaire:
Si un homme croit que le non du dernier premier ministre commençait par un B, il croit ce qui est vrai, puisque le dernier premier ministre était SIR HENRY CAMPBELL BANNERMAN.

Mais s'il croit que M.Balfour était le dernier premier ministre commence par un B, et ce pendant cette croyance quoique vraie, ne sera pas éstimée constituer une connaissance. si un journal, par une anticipation intelligence, annonce le résultat d'une bataille avant qu'ait été reçu aucun télégramme donnant le résultat
,il peut par chance annoncer ce qui se trouve ensuite être le résultat juste, et produite une croyance chez quelques-un de ses lecteurs les moins expérimentés. Mais bien que leur croyance soit vraie, on ne peut pas dire qu'ils aient une connaissance, il est donc clair qu'une croyance vraie n'est pas une connaissance, quand elle est déduite d'une croyance fausse.

De même, une croyance vraie ne peut pas étre appellée une connaissance quand elle est déduite, par la voie d'un raisonnement faux, même de prémisses vraies.
Si je sais que tout les grecs sont des hommes et que socrate était un homme, et que j'en infère que socrate était un greg. parce que, bien que mes prémisses et ma conclusion soient vraies, la conclusion ne suit pas des prémisses.

un passage de :les problèmes de la philosophie
, Russel
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Re: Les problèmes de la philosophie.

Messagepar yacoub » 07 Mai 2008, 16:59

Abii Bahr Mziha,-nmad B. Zahariya al Razi (865- 925)

Al Razi fut peut-être le plus grand libre penseur de tout l'islam, le Rha­zes de l'Europe médiévale (ou le Razîs de Chaucer).
Son prestige et son autorité sont restés sans rival jusqu'au XVIIème siècle, Meyerhof l'appelle aussi "le plus grand physicien de l'islam et l'un des plus grands physiciens de tous les temps", tandis que pour Gabrieli, il demeure les plus grand rationaliste agnostique du Moyen Age, aussi bien en Europe qu'en Orient.
Al Razi est né à Ray, près de Téhéran. Il y étudia les mathématiques, la philosophie, l'astronomie, la littérature et peut-être l'alchimie. Il est possible qu'al Razi ait profité de l'enseignement d'un personnage mal connu, Eranshahri, qui, selon al Biruni, « ne croyait en aucune des religions qui existaient alors, mais était le seul adepte de la religion qu'il s'était inventé et qu'il avait essayé de répandre ». Eranshahri a donc très bien pu influencer le même rejet de toute religion chez al Razi, ainsi que nous allons le voir. A Bagdad, al Razi étudia la médecine, Bagdad était alors un grand centre d'études et al Razi put fréquenter des bibliothèques et des hôpitaux très bien équipés, dont un qu'il dirigerait par la suite.



On crédite al Razi d'au moins deux cents ouvrages qui, à l'exception des mathématiques, couvrent une grande variété de sujets, Sa grande œuvre est une énorme encyclopédie, Al Hawi, sur laquelle il a travaillé pendant quinze, ans. Elle fut traduite en latin en 1279. La lecture des registres sur lesquels il notait minutieusement les progrès de ses patients, leur maladie et les résultats de leurs traitements montre qu'Al Razi était un empiriste consciencieux, pas du tout dogmatique. Son ouvrage sur les maladies contagieuses, entre autres la variole et la rubéole, est probablement le premier du genre. Il est basé sur ses propres observations et ne néglige aucun symptôme : pouls, respiration, etc. Il écrivit sur de nombreux sujets médicaux : maladies de la peau et des articulations, diètes, fièvres, poisons, etc.



Son approche de la chimie est empirique. Ayant horreur du charabia ésotérique, dont on entourait ce sujet, il se limitait au contraire à "la classification des substances et des processus aussi bien qu'à l'exacte description de ses expériences". En cela, il fut peut-être le premier vrai chimiste par opposition aux alchimistes. Son grand principe philosophique était que nul n'est au-dessus de la critique.
Dans tous les domaines auxquels il s'intéressait, il remettait en question l'autorité reconnue et les idées reçues. Le respect et la grande admiration qu'il éprouvait pour les grands maîtres de l'antiquité, Socrate, Platon et Aristote, Hippocrate et Galien, n'altérait en rien sa lucidité :

Il n'hésite pas à modifier leurs conclusions philosophiques s'il pense en savoir plus, ou à enrichir la somme des connaissances médicales de ce qu'il a découvert par ses propres observations, Toutes les fois qu'il traite une maladie particulière, il commence par résumer tout ce qu'il peut trouver dans les documents grecs et indiens, et dans les travaux de médecins arabes antérieurs. Invariablement, il exprime ses propres opinions et son jugement; jamais il n'adhère à une autorité comme telle.

(Walzer : Greek into Arabic, Oxford 1962)



En véritable humaniste, al Razi a une foi illimitée en la raison humaine Dans La Physique de l'Esprit, il écrit :

Le Créateur (loué soit son nom) nous accorder et nous donna la raison pour que nous puissions atteindre par elle tous les avantages qui résident dans sa nature, dans ce monde et dans le futur. C'est la plus grande bénédiction du Dieu et il n'est rien d'autre qui la surpasse pour nous procurer avantages et profits. Par la raison, nous sommes préférés à l'animal irrationnel (... )
Par la raison, nous atteignons tout ce qui peut nous élever, adoucir et embellir notre vie et, par elle, nous pouvons atteindre notre but satis­faire nos désirs. Car par la raison nous avons compris la fabrication et la manœuvre des navires, de telle sorte que nous avons atteint des terres éloignées. Par elle, nous avons fait la médecine et ses nombreuses applications pour le corps, ainsi que tous les autres arts qui nous profitent. (...) Par elle, nous connaissons la forme de la Terre et du ciel, les dimensions du Soleil, de la Lune et d'autres étoiles, leur distance et leur mouvement…



Al Razi refuse le dogme Islamique de la création ex nihilo : Le monde fut créé à un moment précis, mais non pas du néant. Il croit seulement en l'existence de principes fondamentaux : le Créateur, l'âme, la matière, 1e temps et l'espace.

« L'âme ignorante désirait la matière. Dieu, pour soulager sa misère, a créé le monde, 1'unissant à la matière, mais Il lui donna aussi l'intelligence, pour lui enseigner qu'elle ne serait finalement délivrée de ses souffrances qu'en mettant fin à son union avec la matière. Quand l'âme l'aura compris, le monde disparaîtra »

AI Razi semble aussi contester le dogme de l'unité de Dieu, « qui ne pourrait pas supporter d'être associé à n'importe quelle âme éternelle, matière, espace ou temps. »

Dans La Physique de l'esprit, Razi réussit à ne pas citer une seule fois ni le Coran, ni les paroles du Prophète (alors que c'était l'habitude dans de tels ouvrages), ni aucune doctrine de l'islam. Arberry décrit son attitude comme un agnosticisme tolérant et un hédonisme intellectuel, « Bien que son affiliation à la philosophie classique soit évidente, elle reflète de façon très caractéristique les conceptions du gentleman perse cultivé. »

Il plaide pour la modération, désapprouve l'ascétisme, recommande le contrôle de la pas­sion par la raison et, sous l'influence du Philebus de Platon, développe sa théorie du plaisir et de la souffrance, « Le plaisir n'est pas quelque chose de positif, mais simplement le résultat du retour à la normale des conditions qui avaient causé la douleur, »

Sur la vie après la mort, il réservait son jugement. Comme Épicure, il essayait d'apaiser sa peur de la mort par la raison. Son attitude vis-à-vis de la mort est résumée dans un poème qu'il écrivît à un âge avancé :

En vérité je ne sais pas -

Et la vieillesse s'est déjà emparée de mon cœur

Et m'a soufflé que le jour approche où je devrai partir -

je ne sais pas où j'errerai et où mon âne,

Après s'être libérée de ce corps inutile,

Résidera quand je serai mort -.



C'est comme une bouffée d'air pur après les certitudes dogmatiques d'Al Ghazali et ses images pathologiques des tourments de l'enfer !

A la différence d'Al Kindi, Razi ne voit aucune possibilité de réconcilier philosophie et religion. Ceci lui a valu d'être unanimement condamné pour blasphème. Ibn Hazm, Nasir -i- Khusrau, al Kîrmanî et même al Biruni se sont joints au chœur des reproches. Dans deux œuvres hérétiques, dont une semble avoir influencé les philosophes européens, De Tribus impostoribus, Al Razi laisse libre cours à son hostilité contre les religions révélées. Le livre hérétique d'al Razi, Sur les Prophéties, a été perdu, mais on sait qu'il y affirmait que la raison est supérieure à la révélation, et que le salut n'est possible que par la philosophie.



Le second ouvrage hérétique d'al Razi est en partie connu au travers des réfutations d'un auteur ismaélien. On comprendra toute son audace en exa­minant, avec l'aide de Kraus, Pines et Gabrieli, ses principales thèses :

üTous les hommes sont naturellement égaux et également doués d'une raison qui ne doit pas disparaître au profit d'une foi aveugle, Par ailleurs, la raison permet aux hommes de percevoir les vérités scientifiques de façon immédiate.

ü Les prophètes, ces boucs à longues barbes, ne peuvent pas pré­tendre à une quelconque supériorité intellectuelle ou spirituelle. Ils préten­dent apporter un message de Dieu, se fatiguent à dégoiser leurs mensonges et veulent imposer aux masses une obéissance aveugle aux « paroles du maître ».

ü Les miracles des prophètes sont des impostures, basées sur des supercheries, et les histoires qu'on raconte à leur propos ne sont que des mensonges. Leur duperie est évidente dans le fait qu'ils se contredisent tous, l'un affirme ce que l'autre renie, et cependant tous prétendent être les seuls dépositaires de la vérité. Ainsi le Nouveau Testament contredît la Torah et le Coran abroge le Nouveau Testament.


ü Quant au Coran, il n'est qu'un ramassis de fables absurdes qui se contredisent et que l'on estime de façon ridicule comme inimitable, alors que son style, sa langue et son éloquence tant vantés sont en fait loin d'être parfaits.

ü Les habitudes, la tradition et la paresse intellectuelle poussent les hommes à suivre aveuglément leurs chefs religieux.

ü La religion a été la seule cause des guerres sanglantes qui ont ravagé l'humanité.

ü Les religions ont été résolument hostiles aux spécula­tions philosophiques et à la recherche scientifique.

ü Les soi-disant Écritures Saintes n'ont aucune valeur et ont fait plus de mal que de bien, alors que « les traités des anciens tels que Platon, Aristote, Euclide et Hippocrate ont rendu de plus grands services à l'humanité».


Les personnes qui évoluent autour des chefs religieux sont des faibles d'esprit, des femmes ou des adolescents.
La religion étouffe la vérité et entretient l'hostilité.
Si un livre peut prouver par lui-même qu'il constitue une démonstration de la vraie révélation, alors les traités de géométrie, d'astronomie, de médecine et de logique peuvent y prétendre mieux encore que le Coran, dont la seule beauté littéraire, niée par Razi, est, pour les musulmans orthodoxes, la preuve de la vérité de la mission de Muham­mad".



En matière de philosophe politique, al Razi croit que l'on peut vivre dans une société policée sans être terrorisé par la loi religieuse ni subir la répression des prophètes,
Les préceptes de la loi coranique telle que la prohibition du vin, ne le troublait certainement pas. C'était, comme on l'a déjà remarqué, à travers la philosophie et la raison humaine que la vie de l'homme pouvait être améliorée, mais non par la religion.
Finalement, Al Razi croyait au progrès scientifique et philosophique ; les sciences progressaient de génération en génération.
On devrait garder un esprit ouvert et ne pas rejeter les observations empiriques simplement parce qu'elles ne s'inscrivent pas dans des systèmes déjà établis. Ses propres contributions à la science seraient inéluctablement dépassées par un esprit encore plus puissant que le sien. Il ne fait aucun doute, au regard de ce qui précède, que sa critique de la religion fut la plus violente de tout le Moyen Age, aussi bien en Europe que dans l'Islam. Ses écrits hérétiques ne furent guère lus et n'ont pas été conservés.

Malgré cela, ils témoignent d'une culture et d'une société remarquablement tolérants qui fait défaut, ailleurs et en d'autres temps.
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Re: Les problèmes de la philosophie.

Messagepar Crow » 07 Mai 2008, 18:37

ça n'a rien avoir avec le sujet!!!
Avec tout mon respect cher monsieur, rèk hors sujets !!!
Là ça parle des problémes de la philosophie.
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Re: Les problèmes de la philosophie.

Messagepar yacoub » 08 Mai 2008, 12:52

La religion reste un probleme pour la philosophie.
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Re: Les problèmes de la philosophie.

Messagepar RAFIDI » 26 Mai 2008, 09:29

tout ce que tu a dit sur fakhr erazi est un pure khorti !!!

wach biha la religion et les religieux ? wakila n..... ou ma khalssoukch ?
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Re: Les problèmes de la philosophie.

Messagepar yacoub » 30 Mai 2008, 20:21

Rafidi le seul philosophe que tu connais c'est Khomeyni
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Re: Les problèmes de la philosophie.

Messagepar olga » 30 Mai 2008, 20:56

yacoub a écrit:Rafidi le seul philosophe que tu connais c'est Khomeyni


apparemment pour toi Imam khomeini (ra) est la premiere personne envers qui ton cœur est rempli de haine !!!!
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