Lecture sociologique du clan d'Oujda

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Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar snp1975 » 12 Aoû 2008, 22:21

C'est le clan d'Oujda.
Ce sont les algériens nés ou qui ont vécu au Maroc avant l'indépendance en 1962.
Ce qui nous intéresse dans ce sujet ce sont les algériens nés au Maroc avant le déclenchement de la guerre de libération algérienne en 1954.
On les appellent au Maroc 2éme franciss ou Wasti.
Ce sont des enfants issus de la communauté de l'Emir Abdelkader qui est resté au royaume après la soumission de ce dernier à la France en 1848.
L'autre communauté est composée de la tribu de Ouled Sid Echiekh.
Après la défaite de leur chef Echiekh Bouamamama en 1908 contre la France le reste de sa communauté s'est réfugiée au Maroc. Elle s'est installés à Ain Bni Mathar , Taourirt et Guercif.
Une 3éme composante des algériens nés au Maroc est issus des algériens enrolés dans l'armée française pour faire imposer le protectorat au sultanat en 1912.
Parmi ces militaires on peut citer le cas du capitaine l'emir Khaled petit fils de l'Emir Abdelkader , le colonel Bendaoud , le Spahi Bencherif et si Kaddour Benghabrit l'ancien recteur de la mosquée de Paris dans les années 20.
Le 1ér de ces militaires algériens ayant trahi ses coreligionnaires marocains est l'Emir Khaled le père du nationalisme algérien. Je cite son comportement pendant le débarquement à Casa Blanca en 1908 avec Lyauté:"Malgré sa fidélité, son loyalisme, les grands services qu'il a rendu, lui et sa famille en Algérie , au Maroc et en syrie, il s'était trouvé, ( lui prince ) soumis à un règlement qui le rendait l'égal du fils d'un vulgaire colporteur.
Ainsi , tous ses efforts ne lui ont pas servi ; ni sa conduite au maroc , ou il a guerroyé pour la civilisation , en héros , contre les fréres musulmans , ou il se déguisait en montagnard pour se'introduire dans leurs ( les marocains ) milieux, au profit des conquérant , tout ce qu'il a pu faire pour la grandeur de la France et l'asservissement des ses compatriotes et coreligionnaires ne lui a pas été profitable. Peine inutile, espoir évasé comme une promesse d'un fonctionnaire bourgeois.
On les appelaient au Maroc 2 éme franciss ou Wasti.
Deuxième francis parce que c'étaient des français de deuxiéme collège.
Puisqu' ils avaient rendu à leurs maîtres colons des services en jouant le rôle de Wastis c'est à dire des interprètes entre les indigènes marocains et l'armée françaises. Lisant Adelkader Dehbi un des leurs"Des algériens que nos frères marocains appelaient “Wasta”, par référence aux Maghrébins du Centre, “wassat”. Ou alors, (quand il y avait rixe dans les cours de récréation, on nous traitait hargneusement de “deuxièmes français”; ce qui constituait pour nous autres algériens, la pire des insultes….

Ne pas confondre ces algériens nés au Maroc avec les réfugiés de la guerre de libération.
Souvent la premiére à quitter l'Algérie avant 54 et pour des raisons souvent mercantiles. C'est une notabilité francophone et de nationalité française.
La deuxiéme à quitté l'Algerie aprés le declenchement de la guerre en 54 pour eviter les représailes de l'armée française. Elle a été parqué et controler par le FLN dans des camps de refugiés à Oujda , ahfir et Nador .
C'etaient des apatrides . Leurs enfants ont suivi des etudes en Arabe avec les indigénes marocains.
En 1962 cette catégorie de refugiés arabophone à été ecarté par le clan d'Oujda francophone.
Ces arabophones ont occupé souvent des postes dans l'enseignement primaire ou dans des tribunaux (sevice du statut personnel)
Par contre les francophones du MALG ont accaparé les ministéres et la securité militaire et l'appareil du FLN .
Ce sont des hommes politiques issus souvent de l'ouest algerien en comparaison avec l'armée originnaire de l'est.
Ils sont souvent des féodaux possedant des terres agricoles et des commerces. On peut citer la famille de Kasdi Merbeh qui est propriétaire des terres agricoles et une pharmacie à Meknes.
L'origine de ces actes de propriétés est plus que douteux. Generalement ce sont des algeriens au sein de l'armée française qui avaient béneficie de previlleges de la part de la france pour service rendu à la mére patrie.
Pour cette raison à l'indépendance du maroc en 1956 ces algeriens ont été exproprié de leur terre .Ces derniers étaient naturalisés français. On les avaient considéré comme des colons.
Ces algeriens du MALG en 1962 ont fait main basse sur le rouages de l'Etat. En s'octroyant les ministeres , la sécurité militaire et le parti du FLN plustard
Il etaient de l'ordre de 10 000 selon les affirmations du colonel Bencherif . Je cite " : « La première corruption est venue de ceux qui ont monnayé leur attestation de moudjahid et des dix mille Algériens qui travaillaient dans l’administration marocaine et qui étaient rentrés au pays en 1962 (...). »
Résumons le clan d'Oujda avait squatter des posts politiques plus la SM laissant l'armée aux gens de l'est surtout les Chaouias.
Bouteflika lui même confirme cette thése. J'etais temoin d'une scéne ou Bouteflika au début des années 90 déclarait qu'il avait conseillé les familles de l'ouest d'envoyer leurs enfants à l'armée en 1962. Mais ils ont préferé les envoyés à l'université pour finir dans la sociologie.
C'etait à l'occasion se sa visite à Ain Témouchent pour l'enterrement de sa mére ou sa tante.
On peut dire que le clan d'Oujda est d'essence politique. C'est lui qui gére l'Etat puisqu'il est detenteur d'un savoir technique.
Alors que l'Armée est détentrice ou source du pouvoir.
Ce sont ces politiques natifs du Maroc qui avaient une mentalité belliqueuse contre leur voisin de l'ouest.
Hassan II lui même confirme cette sensation en disant dans ses memoires "Qu'il n'avait pas des problémes avec des militaires algériens . Mais plutot avec les politiques.
Derniérement Le general Khaled Nezzar emboite le pas dans le même sens en ce qui concerne le probleme du sahara." nous en tant que militaire nous n'avons pas un contentieux avec le Maroc , c'est les politiques qui se focalisent sur le conflit du sahara."

suite

http://marocains-d-algerie.niceboard.co ... -t1314.htm
à suivre
snp1975
 
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Re: Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar princedz » 12 Aoû 2008, 22:42

au secours, il est de retour !
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Re: Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar snp1975 » 12 Aoû 2008, 22:47

princedz a écrit:au secours, il est de retour !


Mort de rire.

Patientez , j'ai un film que j'ai réalisé derniérement à paris avec un juif algerien qui fait pleurer ce koulougli de bouteflika ( le pére de la deflagration).
Mes amitiés.
snp1975
 
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Re: Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar snp1975 » 16 Aoû 2008, 20:16

Ils ont appris aux Algériens à détester leur pays


Par Saâd Lounès



La déconstruction de l'identité algérienne vient de trouver son explication historique et ses véritables concepteurs. La déliquescence de l'Etat, l'immobilisme politique, la désintégration sociale, la déculturation chronique, la tentation de l'exil et de la harga, la haine de son propre pays ne sont pas le fruit d'une malédiction ni d'une tare collective.

C'est le résultat d'un double processus prémédité, une conjugaison de deux forces qui ont remplacé le pouvoir colonial dès la fin de la guerre de libération en 1962… et qui gouvernent encore en 2008.

D'une part, Abdelhafidh Boussouf avait prémédité la création d'une «Armée de l'ombre» dont la première promotion Larbi Ben M'Hidi formée à Oujda était composée exclusivement de «recrues marocaines» (1). Ils se disent «algériens de longue date», mais ils sont nés et ont vécu au Maroc. Leur histoire n'a jamais été écrite et on ne sait toujours rien de leur parcours personnel, familial et militant, 50 ans après leur entrée dans les rangs du Malg et de l'ALN. Ils n'ont «découvert» le sol algérien qu'après l'indépendance. Par simplification sémantique et en vertu du «droit universel du sol», nous les nommerons sans nuance les «Marocains de la SM». Ils étaient si nombreux que, selon un témoignage du journaliste Paul Balta, «Houari Boumediene, qui était guidé par un souci permanent de préserver l'unité nationale, avait interdit que les notices biographiques officielles des responsables comportent leur lieu de naissance.»

D'autre part, le général De Gaulle, revenu au pouvoir en 1958 à la faveur du putsh d'Alger, avait prémédité, à la façon d'un grand stratège militaire, l'indépendance qu'il voulait négocier par «la paix des braves». «Nous avons laissé 140.000 harkis infiltrés dans les rangs de l'ALN», selon ses propos rapportés par son fils dans son livre «Mon père De Gaulle». Ceux qu'on nomme les DAF «déserteurs de l'armée française», ont rejoint les rangs de l'ALN vers la fin de la guerre, essentiellement dans l'armée des frontières, avec des grades subalternes, mais formeront plus tard le «clan des généraux».


La déconstruction du FLN par Boumediene



C'est la conjugaison de ces deux «forces frontalières», l'une occulte, l'autre organisée, formée et disciplinée en uniformes placées sous l'autorité de l'Etat Major Général (EMG) et du «clan d'Oujda» dirigés par le colonel Houari Boumediene, qui a achevé la dislocation de la direction historique du FLN, entamée par les colons et… par Boussouf avec l'assassinat de Abane Ramdane.

Le FLN créé en 1954 était le fruit d'un long combat contre la «nuit coloniale», porté par plusieurs générations depuis 1830 et le soulèvement de l'Emir Abdelkader. L'Etoile Nord-Africaine de Messali Hadj, PPA, MTLD, UDMA,… ont formé le mouvement et la conscience politique nationale qui ont abouti au 1er Novembre 1954. Tous les leaders de la Révolution Algérienne ont été ensuite laminés par la machine de guerre coloniale… et achevés par la machine de guerre de l'armée des frontières et de la sécurité militaire. Les héros de la Révolution ont été victimes de la devise : «Dieu ! Préservez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge.»

Les «fellagas authentiques» des maquis algériens avaient pourtant mis à genoux la France coloniale au point de désintégrer son régime politique. Après avoir liquidé les indépendances indochinoise, marocaine et tunisienne, la IVe République s'apprêtait à en terminer avec la guerre d'Algérie. Une répression féroce, dirigée par le général Massu, s'est abattue sur les chefs du FLN. Mais le coup d'Etat du 13 mai 1958 provoque le renversement du régime, le retour au pouvoir du général De Gaulle et l'adoption d'une nouvelle Constitution le 28 septembre 1958, qui consacre l'avènement de la Ve République.

Sans sa légitimité historique, militaire et populaire, De Gaulle lui-même et son régime ont failli être renversé par le putsch d'avril 1961 du «quarteron des généraux» dirigé par le Général Raoul Salan qui devint chef de l'OAS, avant d'être arrêté, condamné à perpétuité, puis gracié en 1968.

Le processus de construction politique national d'un Etat démocratique porté par Ferhat Abbès, Benyoucef BenKhedda, Mohamed Boudiaf, Hocine Ait-Ahmed, Mohamed Khider, Krim **, etc… a été brutalement stoppé par la «dictature militaire» de Boumediene qui s'est appuyé sur les «Marocains de la SM» et les DAF pour asseoir son pouvoir personnel et autoritaire sur l'embryon d'Etat algérien. Il n'a laissé que deux choix aux vrais maquisards et militants de la première heure, «se soumettre ou se démettre». C'est ce qui explique que beaucoup sont rentrés dans le rang, alors que d'autres se sont exilés ou ont été emprisonnés ou exécutés. Pour éluder les questionnements de la population sur cette terrible répression qui s'abattait sur les dirigeants de la Révolution, l'intox des «Marocains de la SM» avait diffué la rumeur que ces gens là avaient volé le «trésor de guerre du FLN» sans autre explication.

Boumediene avait réussi à concentrer entre ses mains tous les pouvoirs et légiférait par ordonnance. Il était président du Conseil de la Révolution, chef de l'Etat, chef du gouvernement, ministre de la Défense, chef d'état-major et chef de la Sécurité militaire. Il était en outre partisan de l'organisation monopolistique du parti-Etat, de l'idéologie socialiste importée, et d'une mégalomanie du genre «le peuple c'est moi». L'enfance paysanne de Boumediène a profondément influencé son mode de gouvernance. Il avait une «conception très paysanne» de l'appropriation des responsabilités, comme si c'étaient des parcelles de terre, d'où cette absence totale de séparation des pouvoirs qu'il a instauré, et que les algériens subissent encore aujourd'hui. Il était plongé dans une mystique de volontarisme et de déterminisme politique telle qu'il interdisait même à l'Histoire de contredire ses choix qu'il décrétait «irréversibles» comme le socialisme ou la révolution agraire. Il «cassait les marches arrières» comme disent les oranais.

Marqué par les massacres du 8 mai 1945, alors qu'il était un adolescent de 13 ans, il découvrit la dure réalité coloniale qu'il combattra toute sa vie. Il communiquera cette farouche combativité à toute une génération d'adolescents dont il deviendra l'idole et le modèle.

Durant le règne du «géant» Boumediene, on ne pouvait s'intéresser à l'itinéraire des «fourmis» qui l'entouraient, et dont on ne soupçonnait même pas l'existence, notamment les «Marocains de la SM» et les DAF, dont l'identité réelle était totalement inconnue du peuple non initié à la réalité du pouvoir. C'est ainsi que s'est construit ce fameux mythe de la SM, que les algériens nommaient ironiquement «sport et musique» et qu'on a fini par voir «caché derrière chaque algérien». Par ailleurs, tous les algériens qui faisaient leur service national durant deux ans étaient durement «dressés à l'obéissance» par les DAF et à avoir peur de l'armée, ce qui les marquera à vie. De nombreux jeunes, citadins et ruraux, en ont gardé un profond traumatisme.

En lui succédant après sa mort en 1978, Chadli Bendjedid tenta de «déboumediéniser» le pouvoir en restructurant les services secrets et en se débarrassant des «Marocains de la SM». Il écarta Bouteflika, Merbah, Zerhouni, Tounsi, etc... Il radia aussi de nombreux DAF des rangs de l'ANP. Mais depuis sa destitution en janvier 92, les deux clans sont revenus en force et ont porté le Marocain Bouteflika au pouvoir en 1999, après une première tentative avortée en 1994.

La suite sur ce lien:

http://marocains-d-algerie.niceboard.co ... .htm#11097
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Re: Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar auressi » 16 Aoû 2008, 21:37

Pourquoi allez sur ton blog ?, Ne vaut-il pas mieux aller boire à la source plutôt que dans la cuvette de tes chiottes ...tiens boie ... http://saadlounes.unblog.fr/tag/lalgeri ... marocains/ c'est beaucoup mieux ainsi je pense .

A propos ton ami jilhouari " l'homme à la chèvre " te propose le moricoland indépendant , désormais c'est à lui qu'il faudra demander des indemnités pour dédommager les snp . crazy
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Re: Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar mirindou » 16 Aoû 2008, 21:53

tu a tout a fait raison la ;)
tu dit que des vérité, mais ne peut rien pauvre peuple a la recherche de quoi mangé
C'est le temps d'une nouvelle république chepa
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Re: Lecture sociologique du clan d'Oujda

Messagepar quilucru » 16 Aoû 2008, 22:20

@SNP 1975: Il est fort regrettable que ton seul but est de semer la zizanie sur ce forum. Certes, on peut admettre ton traumatisme résulté de ton expulsion d'Algérie en tant que colon-comme nombreux de tes coreliguionnaires- d'une terre qui ne vous appartenait pas. Au même titre du reste que 975 000 colons français qui avaient subi le même sort que vous. Tes compatriotes musulmans font valoir que contrairement aux occupants français, eux étaient musulmans et ce faisant devaient être privililégiés. Tu admettras que l'argument ne convainc guère puisque les biens ou la situation que vous aviez acquise en Algérie vous avait été octroyée par la France.

Bien plus-outre qu'il te faudra accepté un véritable débat sur la question et non uniquement lancer sur ce forum une cacophonie et puis t'enfuir comme un lapin- tu reconnaîtras qu'en 1973, le Maroc avait également lésé nombreux Algériens lors de sa campagne de "marocanisation" de terres et d'autres sources en possession d'étrangers. Bonne ou mauvaise? La question reste ouverte et est sujette à échanges. En l'occurrence, tu devrais savoir que la mesure de "marocanisation" n'avait touché que les "petites gens" alors que les sociétés françaises (Paribas entre autres) avaient conservé leurs privilèges.

@auressi. Merci pour ton lien.

Mais surtout, que l'on peut s'étonner que les Marocains d'Algérie n'avaient pas opté à la naniotalité du jeune Etat (Algérie9 alors que l'on sait que le recensement français d'Algériens durant la colonisation était des plus fantaisistes (quelques centaines milliers de Marocains en plus de la population autochtone aurait très bien pu se faire en douceur).

Or, c'est lors d'un recensement du gouvernement algérien afin de vous accorder la nationalité algérienne que vous furent dénombrés et suiteà l'invasion du Maroc du Sahara Occidental, vous furent priés-le 18 décembre 1975- de quitter le sol algérien ceci afin de sauvergarder votre intégrité corporelle.

(à suivre)
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