Drame au campus de mostaganem Un professeur poignardé

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Drame au campus de mostaganem Un professeur poignardé

Messagepar Nassimux » 19 Oct 2008, 07:07

Drame au campus de mostaganem
Un professeur poignardé par un étudiant


Originaire de Mostaganem et âgé de 57 ans, il a laissé trois jeunes orphelins. Jouissant d’une enviable réputation au sein du corps professoral en particulier, et de la communauté universitaire en général, le défunt Mohamed Benchehida comptait parmi les pionniers de l’enseignement supérieur à Mostaganem.

Malaise immense, émotion profonde et grande consternation. La communauté universitaire était sous un choc terrible hier, à Mostaganem. Larmes aux yeux pour certains, angoisse et incapacité de s’exprimer par des mots pour d’autres, colère à fleur de peau, tristesse et mélancolie manifeste sur tous les visages, réuni au site central de l’ex-ITA, au centre-ville de Mostaganem, le corps enseignant, commentant le drame qui venait d’endeuiller leur communauté, était en ébullition. Et pour cause.
Leur collègue, Mohamed Benchehida, chef du département informatique, à la faculté des sciences et des sciences de l’ingénieur, vient d’être tué, succombant aux blessures profondes à l’arme blanche, que lui avait assénées un étudiant, dans son propre bureau, au site I de l’université, sis aux HLM. L’agression avait eu lieu aux environs de 9 heures. Ayant reçu plusieurs coups de couteau assénés au niveau du visage et du buste, il dut rendre l’âme peu de temps après son évacuation aux UMC de la ville.
Originaire de Mostaganem et âgé de 57 ans, il a laissé trois jeunes orphelins. Jouissant d’une enviable réputation au sein du corps professoral en particulier, et de la communauté universitaire en général, le défunt Mohamed Benchehida comptait parmi les pionniers de l’enseignement supérieur à Mostaganem. Recruté en qualité d’enseignant, à l’ouverture du centre universitaire de Mostaganem, en 1978, il fut promu, vingt ans plus tard, au lendemain de l’érection de l’établissement en université, au rang de chef du département dont il a eu depuis la charge. L’agresseur, lui, était un étudiant admis en 3e année LMD, dans le même département. Le mobile demeure éminemment énigmatique.
A priori, les hypothèses privilégiaient une vraisemblable relation avec des notes d’évaluation de l’étudiant. Cependant, à en croire certaines sources, le parcours universitaire de cet étudiant agresseur, durant ses deux précédentes années, aurait été irréprochable. On saura également que le prévenu est originaire du vieux quartier mostaganémois de Tigditt.
En début d’après-midi, Mme le wali s’est rendue au site central de l’ex-ITA, où s’est tenu un grand rassemblement des enseignants et d’une foule d’étudiants. Elle y a présenté les condoléances du conseil de l’exécutif de la wilaya à la communauté universitaire endeuillée et ébranlée par ce tragique assassinat. Le rassemblement devait former le cortège funèbre devant assister, tout comme le ministre de l’Enseignement supérieur qui y était attendu, à l’enterrement du défunt.
Source Liberté
Allah Yerahmek mon cher Professeur, tu étais si remarquable, si généreux, toi et ton frère Youssef, Allah yerahmek et donne el sbar à ta famille
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Re: Drame au campus de mostaganem Un professeur poignardé

Messagepar raniarania » 19 Oct 2008, 15:43

:shock:

Encore une fois...

Allah i rehmou et isber ses proches comme tu dis :(
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Re: Drame au campus de mostaganem Un professeur poignardé

Messagepar Djazz » 20 Oct 2008, 08:38

Témoignages à l'université Ibn Badis: «Un acte aussi violent était prévisible»


Un climat lourd régnait hier à l'université Abdelhamid Ibn Badis suite au décès du chef de département informatique, Benchehida Mohamed, qui a succombé à ses blessures aux urgences de l'hôpital de Mostaganem après avoir été poignardé par un étudiant dans son bureau.

Le défunt est mort laissant derrière lui trois enfants, deux garçons, l'un âgé de 18 ans et l'autre de 13 ans, et une fillette de 4 ans, dont l'anniversaire est prévu aujourd'hui. Elle le fêtera malheureusement sans son papa. Son frère aîné, abattu par le décès tragique de son père, murmure aux groupes de personnes, des amis du défunt, venus présenter leurs condoléances que sa soeur ne réalise pas encore la mort de leur père. Elle demande après lui et elle ne comprend pas les raisons de cette absence. Au domicile mortuaire, une tente était érigée. A notre arrivée, c'est le frère du défunt, enseignant lui aussi à l'université, département de français, M. Benchehida Mansour, qui nous reçoit avec un courage remarquable en compagnie de quelques amis. Les paroles et les mots étaient incapables d'apaiser la douleur de la perte d'un être cher.

Malgré le chagrin, M. Mansour a bien voulu nous parler de ce drame. « J'étais en train de tirer mon cours lorsque le téléphone a sonné. Un ami me dit: Allo, je suis avec Mohamed. Il a reçu des coups de couteau . »Au début, j'ai cru qu'il s'agissait de simples blessures. Je me suis alors précipité vers les urgences de l'hôpital. Et là, j'ai vu mon frère allongé, le sang plein le corps et les traces des coups de couteau qu'ils a reçus au visage, sur la poitrine. Les médecins m'ont dit ensuite qu'il faisait une hémorragie interne, qu'il a besoin de sang pour une opération chirurgicale. A 11 h, il a rendu l'âme. On m'a dit qu'il avait reçu 32 coups de couteau».

« A voir la situation de dégradation que vit actuellement l'université, un acte aussi violent était prévisible », dira M. Mansour. « Nous savions que cela allait arriver un jour mais nous ne savions sur qui un tel acte allait tomber. C'est mon frère qui a été touché ».

Sur le marasme de l'université, ce professeur de langue française, à l'instar de ses collègues, avait aussi beaucoup à dire. « Nous savions que la situation allait exploser car l'université est victime d'un système systémique. L'étudiant est mal nourri, mal logé, mal transporté. Il est en situation d'échec et de désespérance. Le mal est profond ». Pour le frère du défunt, c'est la nouvelle génération qui doit changer la situation. « Il ne faut pas rester pessimiste, il faut se battre pour le changement ». Sur la personne de Mohamed Benchehida, tous ses collègues témoignent qu'il a été le prof exemplaire et le collègue compétent qui se battait pour ses étudiants et pour l'évolution de l'université. Son ami intime, qui travaillait avec lui dans le même département, exprime sa profonde tristesse pour la perte d'un ami et d'un collègue. « C'était un grand homme », dira-t-il.

Revenant sur l'incident, l'ami du défunt indique que le problème de l'étudiant, présumé auteur du crime, dure depuis l'année dernière. Ce dernier n'avait pas réussi le «S5» pour passer au master. Il lui restait deux modules en dette. « Depuis février dernier, il revenait à la charge avec le chef de département pour boucler ces modules mais en vain. Malgré toutes les tentatives de l'étudiant pour dissuader mon collègue, rien à faire. Il a même été traduit en conseil de discipline. Sans que la sanction soit appliquée. Le samedi, c'était le jour où ses camarades allaient reprendre les cours. Il est venu à 8 heures du matin. Après une discussion avec le défunt, il l'a poignardé plusieurs fois dans son bureau. Cet étudiant était une personne calme, sérieuse dans ses études. Les deux premières années, il s'est classé 2e après le majeur de promo. Au moyen et au lycée, il était brillant. Mais à partir de la 3e année universitaire, son niveau d'étude a chuté. Son comportement aussi... », raconte l'ami de la victime.

L'université de Mostaganem se constitue partie civile

Quant au recteur de l'université, il a annoncé, lors de l'assemblée qui s'est tenue hier, que l'université compte déposer plainte contre l'étudiant et se constituer partie civile. « L'étudiant sera aussi traduit devant le conseil de discipline et sera révoqué de toutes les universités du pays. Comme mesure de prévention, il faut la vigilance et la sécurité qui est l'affaire de la femme de ménage jusqu'au haut responsable », ajoute le recteur. Ce dernier ajoute : « je suis parti en prison pour voir l'étudiant. Après son acte, il ne semblait pas mesurer encore la portée de son acte. Cependant, il regrette profondément son acte ».

Le Quotidien d'Oran.
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