Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

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Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede Djazz le 28 Juin 2009, 07:34

Le Di-Antalvic toujours commercialisé en Algérie


Le Di- Antalvic, le plus populaire des antidouleurs, sera progressivement retiré du marché. Sur décision de l’Agence européenne d’évaluation des médicaments, les pays européens ne commercialiseront plus ce médicament. L’Algérie, qui n’a pas l’obligation de se soumettre aux directives de l’agence européenne, décidera-t-elle de le retirer au nom du principe de précaution ? Rien n’est moins sûr…
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le verdict de l’Agence européenne d’évaluation des médicaments a été prononcé jeudi. Le Di- Antalvic est tombé en disgrâce et, à terme, il disparaîtra des officines au même titre que tous ses génériques. Rares sont les pharmaciens d’officine algériens à être au courant de cette décision. Le médicament en question, vendu sans ordonnance, continuera visiblement d’être vendu puisque les autorités sanitaires algériennes n’ont pas encore statué sur le cas Di-Antalvic et que rien ne les obligent à suivre les normes européennes. La décision repose pourtant sur plusieurs années de débat entre spécialistes, qui en sont finalement arrivés à une telle conclusion. La dernière évaluation du Di- Antalvic lui a été fatale : les spécialistes considèrent que les risques encourus par sa prise sont disproportionnés par rapport aux bénéfices thérapeutiques. En clair, ils estiment que le paracétamol seul ou l’aspirine peuvent être aussi efficaces avec des risques moindres. Ce qui est reproché au Di-Antalvic, c’est l’association du dextropropoxyphène (DXP)-paracétamol, un cocktail destiné à soulager des douleurs contre lesquelles le paracétamol seul, l’aspirine ou l’ibuprofène ne sont pas efficaces. Cette thèse est aujourd’hui remise en cause puisque l’agence européenne a fini par dire qu’il n’a jamais été prouvé que l’association DXP-paracétamol était plus efficace que les autres médicaments antidouleurs. Autre argument ayant plaidé pour son retrait, le risque de dépendance en cas de surdosage en plus de celui d’intoxication volontaire ou accidentelle. Les griefs retenus contre le médicament incriminé ne s’arrêtent pas là puisque les spécialistes lui reprochent sa durée de vie dans l’organisme. La demi-vie du DXP est de 13 heures, celle de son métabolite actif dépasse même les 20 heures. Par comparaison, celle du paracétamol est de 1 à 3 heures. Tandis que le paracétamol est éliminé rapidement de l’organisme, le DXP demeure et s’accumule avec la prise de plusieurs cachets au cours de la journée. Cet effet est amplifié chez les personnes âgées ou qui souffrent d’insuffisance rénale. Or le Di-Antalvic est très prescrit chez les personnes de plus de 65 ans. Le risque d’intoxication est, par ailleurs, renforcé par la prise d’alcool ou d’autres médicaments en même temps que le Di-Antalvic. Les effets d’un surdosage de dextropropoxyphène sont comparables à ceux des autres morphiniques : confusion, insuffisance, voire détresse respiratoire, troubles cardiaques. Les cas d’intoxications volontaires ou accidentelles ont amené certains pays à restreindre la prescription de l’association DXPParacétamol puis à la proscrire progressivement du marché. Ce fut le cas de la Suisse en 2003, de la Grande-Bretagne en 2004 et de la Suède en 2005. Les adeptes du Di-Antalvic vont donc devoir se tourner vers d’autres alternatives. Les spécialistes recommandent, par exemple, le paracétamol codéiné, qui a une efficacité généralement comparable. Le Di-Antalvic ne disparaîtra cependant pas du jour au lendemain des étals des officines.
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Re: Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede dziri le 28 Juin 2009, 15:08

Merci Djazz pour l'info.
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Re: Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede KAMEL16 le 29 Juin 2009, 10:40

Le DI-ANTALVIC est un anti-douleurs associant le PARACETAMOL et le DEXTROPROPAXYPHENE (DXP) c'est le DXP un opiacé qui en s'accumulant dans l'organisme chez les personnes agées ou les patients souffrant d'insuffisance rénale provoque des intoxications, une surdose peut être mortelle.

La France a eu déjà 7 décés
La Grande bretagne 400 intoxications, mais la Suède est plus touchée avec 200 décés souvent des cas de surdose et de...suicide.
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Re: Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede semahi le 30 Juin 2009, 13:44

salam mercie beaucoup pour ces informations vitals .

sincerement
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Re: Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede yasmyn le 30 Juin 2009, 22:35

Aujourd'hui, je suis allée faire le trie dans la pharmacie de mes parents. Et à ma grande surprise j'ai trouvé plusieurs médicaments contenant du dextropropoxyphène dont le propofan, le DiAlgirex-gé et deux boites qui portent le nom : dextropropoxyphène paracétamol caféine. L'un émanent du laboratoire RPG et l'autre de sanofi aventis.

Après avoir pris contact avec leur médecin traitant celle-ci m'a dit que la France avait un délai d'un an pour être aux normes. D'ici là, il faut rapporter tous les médicaments à base de dextropropoxyphène à la pharmacie pour leurs destructions et les remplacer par du doliprane.
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Re: Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede Djazz le 15 Juil 2009, 14:30

En raison de sa dangerosité sur la santé
Le Di-Antalvic retiré du marché


Le ministère de la Santé accorde un sursis de plus de cinq mois aux importateurs pour l’épuisement des stocks.

Désormais, pour faire face au mal de dos, à la rage de dents et autres douleurs chroniques, le malade ne doit plus avoir recours au Di-Antalvic et ses génériques. Le ministère de la santé vient de décider de retirer cet antidouleur du marché. Cette mesure sera néanmoins appliquée de manière progressive. Un délai de cinq mois est, en effet, accordé aux fabricants. Dans une note datant du 8 juillet, le ministère, par le biais de la direction de la pharmacie, informe les producteurs que “les produits contenant du dextropropoxyphène doivent être retirés du marché. Le rapport bénéfice-risque étant prouvé négatif”. La tutelle demande également aux opérateurs de prendre les dispositions nécessaires pour ne plus fabriquer ce médicament et d’écouler leurs stocks, s’ils existent, au plus tard le 31 décembre prochain. “À cette date, toutes les décisions d’enregistrement seront annulées”, indique encore la note. À vrai dire, la direction de la pharmacie a emboîté le pas à l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui a déjà pris cette décision il y a plus d’un mois. L’Afssaps a, elle-même, suivi la recommandation de l’agence européenne du médicament (EMEA). Celle-ci estime que ce médicament opiacé antidouleur, le dextropropoxyphène, souvent associé au paracétamol dans le Di-Antalvic et ses génériques, est à l’origine de surdoses fatales depuis plusieurs années. Il peut causer des risques sanitaires certains sur le consommateur. Le Di-Antalvic contient une matière active à savoir le chlorhydrate de dextropropoxyphène dans laquelle réside le problème, expliquent certains spécialistes. D’autre évoquent un phénomène de dose. Certains patients consomment ce médicament, arguent-ils, de façon anarchique. D’où les complications qu’il engendre sur la santé du malade, en dépit des recommandations des médecins et des pharmaciens. Pour d’autres observateurs, la véritable raison qui a motivé l’EMEA dans sa décision est que le dextropropoxyphène (DXP) seul ou associé à un antalgique (le paracétamol) présentent une balance bénéfices-risques largement défavorable. Tout a commencé en 2005. Cette année-là, le Royaume-Uni et la Suède décident de retirer ces médicaments de leurs officines en raison d'un nombre élevé de décès par intoxications volontaires (suicides) ou accidentelles. Deux cents morts/an sont enregistrés en Suède et entre 300 et 400 au Royaume-Uni dont 80% par surdose volontaire à ce médicament. À la suite de ces alertes, l’Afssaps demande au réseau des centres antipoison de mener une enquête. Les résultats sont moins catastrophiques. “En surdosage, lors d'intoxications volontaires, le nombre de décès dus à ce médicament est estimé à 65 par an”, indique l'Afssaps. Ce qui a poussé un spécialiste à lancer ironiquement : “Le Di-Antalvic est surtout prescrit en France et essentiellement utilisé pour se suicider par les Anglais et les Suédois.” En 2007, la Commission européenne a saisi l'EMEA afin que soit menée, à l'échelle européenne, une réévaluation du rapport bénéfices-risques de ces produits. Dans ses conclusions, l'EMEA justifie son avis défavorable en mettant en avant l'insuffisance des preuves d'efficacité thérapeutique de l'association DXP-paracétamol par rapport à l'utilisation du paracétamol seul dans la douleur aiguë ou chronique. De plus, la différence entre la dose thérapeutique et la dose toxique n'est pas suffisamment importante pour garantir la sécurité des patients. Pour rappel, le dextropropoxyphène a été retiré du marché en Suisse en 2003, en Suède en 2005. En Angleterre et au Pays de Galles, le retrait définitif y était programmé pour fin 2007. En janvier 2009, un comité de spécialistes réunis par la Food and Drug Administration (FDA) s’est prononcé pour son retrait du marché américain. L’Afssaps remarquait en 2005 que le dosage en paracétamol se limitait à 8 g maximum par boîte, une limite inférieure à celle retenue dans les pays concernés. Contre la douleur, “il n’est pas démontré que l’association dextropropoxyphène et paracétamol soit plus efficace que le paracétamol seul”, affirme un médecin spécialiste. L’Algérie va de ce fait en amont avec ces mesures préventives et les services concernés ont suivi la décision européenne. Ainsi, une vingtaine de jours après la décision des autorités sanitaires françaises de retirer de la vente l’antidouleur Di-antalvic, en Algérie, le ministère de la Santé prend une mesure similaire. L’on se demande d’ailleurs pourquoi avoir attendu les instances sanitaires françaises pour prendre une telle décision. La mesure est prise par l’Afssaps qui est une agence française. Et par souci de souveraineté, la logique voudrait que ce type de décisions soit pris par une institution homologue en Algérie. L’agence du médicament existe bel et bien sur papier, mais elle attend toujours sa mise en place effective dans notre pays. C’est à cette agence qu’échoit le rôle de suivi et de contrôle sanitaire. Une autre question mérite aussi d’être posée : la décision de retrait de ce produit du marché a, en principe pour motif, ses répercussions négatives sur la santé du consommateur. Pourquoi alors ne pas le retirer immédiatement du marché et détruire les stocks existants ? Pourquoi accorder un délai de 5 mois pour les fabricants ? Dans une récente déclaration, le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo), Messaoud Belmbri, a précisé à ce propos que la mesure européenne est beaucoup plus à titre préventif et que les risques dus à la prise de ce médicament ne méritent pas un retrait brusque du marché. La procédure de ce retrait serait en outre enclenchée avec l’interdiction d’importation de la matière première composant ce médicament. Cette démarche va se poursuivre jusqu’à l’épuisement du stock disponible sur le marché local. Le médicament disparaîtra donc des officines algériennes progressivement. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’une urgence de santé publique. Reste à savoir comment les laboratoires qui fabriquent ce produit se comporteront face à cette décision. Le délai de 5 mois qui leur a été accordé sera-t-il suffisant pour se préparer à proposer des solutions de substitution à ce médicament ? L’alternative existe. Pour les spécialistes, il vaut mieux aider les patients à s'en passer et à utiliser d'autres antalgiques, en particulier le paracétamol seul.

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Re: Le Di-Antalvic: son retrait est dejà entamé en Europe

Messagede KAMEL16 le 15 Juil 2009, 14:39

En Algérie on donne 5 ou 6 mois de sursis pour.......épuiser les stocks et faire...d'eventuelles victimes.
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