INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE: L'Algérie à la traîne

Faites nous juste l'économie des longs débats

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE: L'Algérie à la traîne

Messagepar Djazz » 20 Oct 2009, 08:34

Il faudra sans doute plusieurs années pour que l'Algérie puisse mettre en place une politique basée sur l'intelligence économique. Des résistances existent au plus haut niveau. Des cadres de l'Etat ne comprennent toujours pas comment un système d'information transparent peut venir en aide à l'économie nationale.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le constat est fait aussi bien par des experts neutres que par des personnes de l'intérieur même du système. Le directeur général de l'intelligence économique des études et de la prospective au niveau du ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements reconnaît lui-même que pour introduire des notions liées à l'intelligence économique, «il faut convaincre». En dépit de ces contraintes, son département mise sur l'installation d'un centre de statistiques qui regroupera des informations fiables sur l'économie nationale en 2010 grâce à un financement que la loi de finances de la même année devrait prévoir. Le département de Temmar compte également venir en aide aux entreprises qui s'inscrivent dans cette logique tandis que des conventions vont être signées avec des universités pour mettre en place des formations en post-graduation dédiées à l'intelligence économique. Les participants à la journée d'information sur l'intelligence économique et la veille stratégique en direction des cadres des institutions, organisée au niveau de l'Algex, ont écouté l'intervention du docteur Kendel, enseignante et consultante, qui a fait un état des lieux des forces et des faiblesses du système national. Elle estime que «le concept d'intelligence économique étant récent en Algérie, sa mise en place va être confrontée à de nombreux obstacles». Elle énumère le manque de formation puisqu'il «n'existe pas encore en Algérie de référentiel de formation en intelligence économique», la faible maîtrise des flux d'information économique, l'absence de pôles technologiques, la non-généralisation de l'activité veille dans les PME et la migration des compétences vers l'étranger. Cette situation expose, selon l'oratrice, l'économie nationale à de sérieuses menaces, comme le risque d'écrasement de la production nationale par les importations et la confusion entre intelligence économique et simple collecte documentaire. Le docteur Kendel avertit, en effet, qu’«étant en phase d'initiation à l'intelligence économique, l'Algérie devrait veiller à éviter de tomber dans le piège et chercher à maîtriser les fondements stratégiques de l'intelligence économique, les méthodes d'analyse de l'information disponibles et de pouvoir distinguer l'information fiable et pertinente de celle qui est diffusée à des fins contre intelligence». Que faut-il faire alors ? Elle recommande de «renforcer le rôle de l'Etat en matière d'appui et de diffusion de sa politique d'intelligence, de sensibiliser les acteurs concernés et de renforcer la formation des compétences en intelligence économique».
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