L'Italie instaure un titre de séjour à points pour les immigrés
L'Italie durcit sa politique d'immigration. Le gouvernement Berlusconi a décidé d'instaurer le titre de séjour à points qui entrera en vigueur en mars. Basé sur le même principe que le permis de conduire du même nom il sera constitué de 30 points. Toute condamnation donnera lieu à des suppressions de points, qui une fois épuisés déboucheront sur l'expulsion de l’immigré. Le système s'appliquera également aux mineurs.
Pour obtenir ce titre de séjour, chaque personne immigrée en Italie devra justifier d'une maîtrise de la langue, de la Constitution, d'instruction civique, régulariser leur situation avec le fisc. Il devra également avoir un contrat de travail, un logement et inscrire ses enfants à l'école. Le détenteur du titre à points devra disposer de 30 points au bout de deux ans pour voir son titre de séjour renouvelé, sinon l'administration pourrait lui donner une année supplémentaire pour atteindre ce seuil.
Ce dispositif marque la victoire de la Ligue du Nord, le parti de la droite nationaliste italienne. Cela fait plusieurs années qu'il militait pour l'instauration du titre de séjour à points. La révolte des immigrés à Rosarno dans les Pouilles le mois dernier leur a permis de le faire passer, malgré l'opposition de la gauche et des associations humanitaires.
«Désormais, les immigrés devront prouver qu'ils veulent s'intégrer dans notre société», soutient lui Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur et numéro deux de la Ligue du Nord. «Cette loterie sociale est scandaleuse! L'Italie est désormais le pays le plus xénophobe de toute l'Europe!», s'insigne Livia Turco député du parti démocrate et ancien ministre de la Santé du gouvernement Prodi.
TSA

