l'économie Algérienne

Faites nous juste l'économie des longs débats

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Messagepar finnisher » 20 Avr 2010, 07:44

Selon l'ONS
L'activité industrielle du secteur public en hausse durant le dernier trimestre 2009


Une enquête menée par l'Office national des statistiques (ONS) auprès de plus de 700 entreprises, a relevé que l'activité industrielle a enregistré une hausse dans le secteur public et une stabilisation dans le secteur privé durant le 4e trimestre 2009 par rapport au trimestre qui l'a précédé.
L'enquête, qui porte sur le type et le rythme de l'activité industrielle et non pas sur la production, révèle que la grande majorité du potentiel de production du secteur public a utilisé plus de 75% de ses capacités de production, tandis que le secteur privé les a utilisées à un taux inférieur. Ainsi, l'enquête qui a touchée 740 entreprises, dont 340 publiques et 400 privées, souligne que le niveau d'approvisionnement en matières premières reste inférieur aux besoins exprimés, selon presque le quart des industriels publics et privés interrogés. En conséquence, près de 27% du potentiel de production du secteur public et plus de 60% du secteur privé ont enregistré des ruptures de stocks ayant causé des arrêts de travail de plus de 10 jours à plus de 27% des entreprises concernées du secteur public, et de plus de 30 jours pour 90% des entreprises du secteur du privé. Par ailleurs, près de 33% du potentiel de production du secteur public et plus de 88% du privé ont enregistré des pannes d'électricité ayant provoqué des arrêts de travail supérieurs à 6 jours pour la majorité des entreprises des deux secteurs. Selon plus de 94% des patrons des deux secteurs, l'approvisionnement en eau a été suffisant durant ce trimestre. Malgré une légère augmentation des prix de vente enregistrée durant le dernier trimestre de l'année écoulée, la demande en produits a enregistré une hausse pour les représentants du secteur public et une stabilité pour le secteur privé. La majorité des chefs d'entreprise du secteur public et près de la moitié de ceux du privé ont déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues, indique encore l'enquête de l'ONS. D'autre part, près de 80% des chefs d'entreprise du secteur public et 75% du privé déclarent avoir des stocks de produits fabriqués, la plupart des chefs d'entreprises publiques jugeant que la situation des stocks est "normale", contrairement au secteur privé. Sur un autre plan, et concernant les effectifs, ils continuent de chuter en raison des départs en retraite (non remplacés), selon les représentants du secteur public. En revanche, ils ont augmenté suite à l'installation de nouvelles capacités, selon plus de 27 % de représentants du secteur privé. Environ 59% des chefs d'entreprise du public et près de 34% de ceux du privé déclarent, d'autre part, trouver des difficultés à recruter surtout le personnel d'encadrement et de maîtrise. Quelque 56% des patrons du secteur public et plus de 32% privé jugent que le niveau de qualification du personnel "est insuffisant". Près de 63% des industriels publics et 53% de ceux du privé jugent qu'en embauchant du personnel supplémentaire les entreprises ne vont pas produire davantage. Par ailleurs, l'enquête précise que 56% du potentiel de production du secteur public et près de 81% de celui du privé ont connu des pannes d'équipements dues au manque de maintenance et à la sur-utilisation des équipements, en plus de la vétusté des équipements pour les industriels du public. Ces pannes, signale la même source, ont occasionné des arrêts de travail de plus de 6 jours pour plus de 74% des entreprises publiques interrogées au cours de cette enquête de l'ONS, et pour plus de 30 jours pour près de 44% des entreprises privées. Plus de 73% des chefs d'entreprise du secteur public et plus de 64% de ceux du secteur privé déclarent pouvoir produire davantage en renouvelant les équipements et sans embauche supplémentaire de personnel. Pour le dernier trimestre de l'année 2009, la trésorerie des entreprise est jugée "bonne" selon 56% des chefs d'entreprises du public, et "normale" selon 73% du privé, tandis qu'elle est qualifiée de "mauvaise" par 12% des responsables d'entreprises publiques et par 23% de ceux du privé. Par ailleurs, l'allongement des délais de recouvrement des créances, les charges élevées, le remboursement et le ralentissement de la demande continuent d'influer sur la situation de la trésorerie des entreprises. L'enquête en question souligne que près de 25% du potentiel de production du secteur public et plus de 31% de celui du privé ont eu recours à des crédits bancaires et la majorité affirme qu'elle n'a pas trouvé des difficultés à les contracter. Côté prévisions, les chefs d'entreprise du secteur public prédisent de bonnes perspectives de la production, de la demande, des prix de vente et des effectifs, ainsi qu'une amélioration de leur trésorerie. Ceux du secteur privé prévoient également une hausse de la production, de la demande et des prix de vente mais, en revanche, une baisse de leur trésorerie.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 20 Avr 2010, 07:44

Création d'une nouvelle société chargée du stockage frigorifique


Le stockage frigorifique est un maillon considéré comme incontournable de la chaîne agricole dans la mesure où il joue un rôle indispensable dans la régulation des prix des produits agricoles. A cet effet, la Société de gestion des participation des Productions animales (SGP Proda) procédera prochainement à la création d'une nouvelle société qui sera chargée du stockage frigorifique. Selon le chargé de communication du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, Djamel Barchiche , cette nouvelle société, qui fera partie du portefeuille de Proda, absorbera les cinq filiales relevant des groupes Sotracov (Société de transformation et de conditionnement des viandes) et Agro Froid". En outre, les 20 dépôts frigorifiques, propriétés des entreprises publiques dissoutes " Enafla " et " Onapsa ", d'un volume total de plus de 200 000 mètres cubes, seront transférés à la nouvelle société sus-citée. Cette dernière mettra en œuvre un programme de construction de 61 nouveaux entrepôts frigorifiques d'une capacité totale de plus de 620 000 mètres carrés. Ces entrepôts seront réalisés au niveau des régions potentielles de production n'ayant pas d'unités de stockage, et ce afin d'assurer aux agriculteurs le stockage de leur récolte lorsqu'il y a une surproduction et protéger ainsi leurs revenus. Cette nouvelle stratégie permettra de stocker, à longueur d'année, les surplus de production des différents filières agricoles et de les mettre sur le marché à des moments étudiés et à des prix abordables. Selon le même responsable " les 06 entrepôts frigorifiques des 20 dépôts sus-cités, situés dans des régions différentes du pays, comme à Chlef, Ain Mlila, Boufarik… serviront de pôles logistiques. Outre le stockage, ces pôles serviront à d'autres activités comme le nettoyage, l'emballage, la classification et la distribution des produits agricoles". Dans ce sens, le département ministériel de Rachid Benaïssa vise à développer le réseau de distribution au niveau national. Cela facilitera le transport des récoltes à partir des champs de production, diminuant ainsi considérablement les intermédiaires intervenant dans la vente des produits agricoles.
Aussi, ces unités de stockage se chargeront de mettre en place des fiches précisant les prix et le poids du produit, comme cela est pratiqué dans les pays développés. En parallèle, il est prévu de doter ces stations en camions afin de transporter les produits vers les revendeurs en détail. Cette batterie de mesures permettra de réduire le nombre d'intermédiaires intervenant dans l'écoulement des produits. Cela jouera un rôle indéniable dans la régulation et la stabilisation du marché à court et à long terme. Par ailleurs, une convention sera prochainement signée entre les producteurs et les stockeurs des produits agricoles dans le but d'assurer l'écoulement des produits, protéger les revenus des agriculteurs et le pouvoir d'achat des consommateurs. Autre objectif escompté par cette convention est la disponibilité des produits agricoles stockés au niveau des marchés durant certaines périodes de l'année. Dans le but de maîtriser les techniques de stockage sous froid, les instituts techniques et les directions des services agricoles (DSA) organiseront des sessions de formation au profit des techniciens chargés de la gestion des entrepôts. Ces sessions contribueront amplement à l'amélioration des conditions de stockage des produits agricoles. Cette batterie de mesures, qui s'inscrivent dans le cadre de la politique de Renouveau agricole et rural, vise à moderniser le secteur agricole et le professionnaliser en ayant une meilleure capacité de stockage à l'avenir. Mais en attendant la concrétisation de toutes ces mesures sur le terrain, la spéculation régnera encore pour quelque temps malmenant ainsi les ménages et les consommateurs.
Dalila B.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 20 Avr 2010, 07:47

Logistique
L'Espagnol Armon remporte un contrat de 15 M€ avec deux ports algériens


L'Espagnol Astilleros Armon, présent en Algérie depuis cinq ans, vient de signer deux contrats : le premier avec le port d'Oran pour la construction de deux remorqueurs, et le second avec le port d'Annaba pour la construction d'une vedette de pilotage. Selon le site Econostrum, le coût des deux contrats, qui font suite à un avis d'appel d'offres international, est de 15 M€. La livraison sera effectuée en 2011. Selon Abellah Hattab, le représentant d'Armon rencontré lors du Simmer, l'entreprise espagnole se prépare à répondre aux appels d'offres de mai 2010 pour la construction de dix autres unités (remorqueurs et vedettes), ainsi que pour l'acquisition par la STH (Société de transport des hydrocarbures) d'un navire remorqueur de 37 à 39 m. Côté réparation navale, Armon devait signer un partenariat avec le port d'Oran, mais ce dernier lui aurait attribué un espace trop petit, ce qui a fait échouer ce partenariat. Notons sur un autre registre que le Salon des activités maritimes et du littoral, le Simmer a clos ses portes dimanche.
Cette manifestation avait pour objectif d'apporter sa contribution à une tâche qui existe dans le programme des pouvoirs publics à savoir le développement de l'économie maritime. Car l'économie maritime de l'Algérie dépend de la performance de la chaîne de transport maritime. En effet, Fomexpo, en partenariat avec la Safex, a travaillé pour la mise en place d'un espace dédié entièrement aux professionnels de la mer, donc aux nombreux métiers qui tirent profits des activités maritimes. Par ailleurs, le Simmer a pour objectif de faire sortir de l'ombre toute la filière maritime soutenue par une multitude de métiers qui sont liés les uns aux autres à travers une plate-forme qui montre l'importance des activités maritimes pour l'économie nationale. 35 exposants ont été au rendez-vous dans le but d'exposer leurs projets, et qui sont venus de par le monde notamment les entreprises portuaires de Béjaïa et Skikda, le chantier de construction navale Houbzi qui est fondé en 2006 et qui veille à concevoir des bateaux de pêche ou de plaisance solides dans le strict respect des règles de l'art. En outre, Voith Turbo, qui est une entreprise allemande, tout comme Verital et Sarl Nomiso étaient aussi au rendez-vous et bien d'autres. Pour rappel, l'Algérie dispose d'une façade de 1200 km, en plus, 95% de son commerce extérieur dont le transport est assuré par la voie maritime soit 80 millions de tonnes qui transitent par les trois ports pétroliers : Arzew, Skikda et Béjaïa. Les importations représentent 20 millions de tonnes notamment les vracs alimentaires, les produits manufacturés et les produits industriels. Ce trafic transite par les trois ports polyfonctionnels suivants : Oran, Alger et Annaba. Soit un déséquilibre flagrant et important entre les importations et les exportations, car les ports polyfonctionnels connaissent un retard important, par contre, les ports pétroliers, en dépit de leur adéquation avec la nature du trafic, ne créent pas la même valeur ajoutée que celle des ports polyfonctionnels. D'autre part, les chaînes de transport en direction de notre pays demeurent fractionnées, vu les difficultés du transport terrestre des marchandises qui reste un obstacle au transport porte-à-porte entre les compagnies des deux rives. Ceci dit, l'Algérie bénéficie tout de même d'une bonne couverture de la part des armateurs européens comme la CMA-CGM, MSC, Taros et bien d'autres qui assurent des liaisons directes depuis le Nord de la Méditerranée. Cependant, l'Algérie, étant consciente des faiblesses de ses ports, a adopté une politique d'investissement et de modernisation des ports qui s'étale jusqu'en 2015.
K.B.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 20 Avr 2010, 14:51

Le groupe suisse ABB remporte un contrat dans l’hydraulique
de Djazz le 20 Avr 2010, 12:55

Sonia Lyes TSA


Le groupe suisse ABB a annoncé, mardi 20 avril, avoir remporté un contrat dans l’hydraulique en Algérie. D’un montant de 28 millions de dollars, le contrat concerne la fourniture des installations d’automation et d’énergie pour le projet d’alimentation en eau potable de Tamanrasset depuis In Salah sur 750 kilomètres. ABB fournira les systèmes d'automation et hydrauliques nécessaires, ainsi qu'une sous-station de 220kV, selon le communiqué.

La réalisation de ce projet, d’un coût total de 2,7 milliards de dollars, a été confiée au groupement chinois MCC-SOCOM. Fin mars, le taux d’avancement des travaux était de 80%, selon Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau. Le projet sera réceptionné à la fin de l’année 2010, selon les prévisions de M. Sellal.

Le projet comprend 48 forages, deux conduites, six stations de pompage, deux grands réservoirs de 50 000 m3 chacun et une station de déminéralisation. Une fois achevé, le projet permettra de transférer 50.000 m 3/ jour. Une capacité qui sera porté à 150.000 m3 en 2030.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 21 Avr 2010, 08:55

Afin d'améliorer les infrastructures, répondre aux besoins du peuple algérien et soutenir l'économie
Le gouvernement débloquera 111,3 milliards d'euros


L'Algérie cherche à investir massivement dans l'amélioration des infrastructures du pays ainsi que dans des projets visant à offrir un logement décent à tous ses habitants, un investissement qui s'inscrit dans le cadre d'un programme financé par l'Etat, dont l'objectif est de diversifier l'économie et de renforcer les services sociaux. D'après le dernier énoncé de consultation du FMI, qui repose sur des rencontres avec des responsables du gouvernement, la contribution des secteurs autres que les hydrocarbures au produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie devrait augmenter de 5,5% cette année, la croissance économique étant soutenue principalement par les dépenses de l'Etat. D'ailleurs, il y a lieu de noter que ces dépenses serviront en grande partie à appuyer des projets qui favoriseront le secteur de la construction, ainsi que le nombre croissant d'entrepreneurs étrangers qui rivalisent pour pénétrer le marché.
En outre, conformément au nouveau plan quinquennal national qui sera mené jusqu'à la fin 2014, le gouvernement débloquera 111,3 milliards d'euros en vue d'améliorer les infrastructures, répondre aux besoins du peuple algérien et soutenir l'économie. D'ailleurs, le programme a particulièrement pour objectif de créer jusqu'à trois millions d'emplois et de construire deux millions de logements. Il prévoit, en outre, des investissements à plus grande échelle afin d'améliorer la santé, l'éducation et les services publics. Bien que l'économie algérienne ait quelque peu connu un ralentissement en 2009, avec un PIB progressant tout juste de 2%, soit moins qu'au cours des dernières années, le secteur de la construction est quand même parvenu à enregistrer une croissance de plus de 3% au cours des 12 derniers mois. C'est pourquoi le secteur devrait se porter encore mieux en 2010 et au-delà et ce, grâce aux dépenses accrues de l'Etat. Alors qu'une longue période de pleine activité attend le secteur de la construction, ce dernier ne doit pas se montrer trop confiant. En effet, le vaste programme de construction est certes financé par le gouvernement et procurera de l'ouvrage au secteur au cours des prochaines années, mais l'Etat a, quant à lui, mis la barre plus haut en termes de normes que les entreprises de construction locales et étrangères doivent respecter. A titre de rappel, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a annoncé, à la mi-mars, que parmi les nouveaux règlements auxquels devra se plier le secteur de la construction figureraient des normes de construction plus élevées pour les projets d'infrastructure, comme la construction de routes, de ponts et de rocades, afin de s'assurer que ces derniers résistent en cas de séisme. Quant à ces nouveaux règlements, ils entreront en vigueur cette année et seront conformes aux normes internationales, tout en tenant compte des caractéristiques spécifiques de l'activité sismique des diverses régions du pays, a déclaré le ministre. D'un autre côté, le gouvernement cherche aussi à mettre en place un nouveau code de construction pour les structures résidentielles et commerciales, conformément à ses efforts visant à répondre aux besoins en matière de logement d'une population grandissante et d'un secteur des services et des entreprises en pleine croissance. D'ailleurs, en Algérie le parc immobilier date en grande partie de dizaines d'années et certains bâtiments ont été construits à l'ère coloniale, une époque à laquelle les techniques d'ingénierie ne faisaient pas appel à l'utilisation de matériaux modernes, ni ne comprenaient l'importance de protéger les édifices contre les événements sismiques. Par ailleurs, bien que l'Algérie dispose d'un code de construction strict, de nombreux édifices récemment construits dans les principales villes du pays ne répondent pas aux normes actuellement en vigueur et seront loin d'être conformes aux nouveaux règlements. Ces résidences ont poussé comme des champignons dans la périphérie d'Alger et des autres villes, au cours des 20 dernières années. Ces logements privés ont été construits afin de répondre aux besoins des vagues d'immigrants en provenance des communautés rurales. Ce sont à ces mêmes nouveaux arrivants dans les villes que le gouvernement cherche à offrir un logement convenable, des services et un emploi. D'ailleurs, il y a lieu de préciser qu'à la fin mars, le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme Nordine Moussa, a annoncé que l'Etat fournira 12 000 logements d'ici le mois d'octobre aux familles vivant dans les bidonvilles de la capitale et d'autres villes. Selon les chiffres avancés par le gouvernement, la ville d'Alger renferme à elle seule 45 000 logements hors normes, un chiffre que l'Etat souhaite voir tomber à zéro d'ici la fin du plan quinquennal. En outre, les entrepreneurs devront participer à la campagne gouvernementale lancée par le président Abdelaziz Bouteflika afin d'éradiquer la corruption. Cette participation est particulièrement importante pour les entreprises qui cherchent à décrocher des contrats octroyés dans le cadre du nouveau plan quinquennal, dans la mesure où des scandales de corruption ont entaché divers projets lors du précédent programme. Selon des rapports publiés par les médias début mars, les entreprises étrangères engagées dans des projets d'infrastructure et celles qui projettent de répondre aux nouveaux appels d'offres doivent s'engager par écrit à ne pas verser de pots-de-vin aux responsables du gouvernement impliqués dans le processus d'appels d'offres, ou à ne pas influencer ces derniers. Il est à signaler qu'avec des milliards de dollars de nouveaux contrats destinés à la construction de nouveaux logements, des projets d'infrastructures et des travaux de construction mis sur le marché algérien, il est dans le plus grand intérêt des entrepreneurs étrangers de s'engager à respecter ces conditions. Pour conclure, grâce aux fonds issus des recettes générées par le secteur des hydrocarbures qu'il dispose en banque pour financer son programme, le pays semble être bien parti pour tenir ses promesses et améliorer ainsi les logements et les infrastructures, une bonne nouvelle pour les entrepreneurs algériens et leurs fournisseurs.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 21 Avr 2010, 08:57

Plasturgie
Restructuration du secteur sur fond de veille technologique


L'Algérie dispose de potentialités importantes en plasturgie, mais son apport à la croissance économique demeure très faible. Les raisons sont multiples, absence de dialogue entre les différents acteurs du secteur, marché déconnecté des mutations qui surviennent dans le monde. Il y a également absence d'une stratégie industrielle bien définie pour que le marché soit structuré. "Si la priorité sera donnée pour développer l'activité de l'industrie plastique à l'exportation, le secteur sera un créneau porteur de richesses et créateur de milliers d'emplois" a relevé M. Halfaoui, expert industriel, hier, à Alger. En effet, lors d'un atelier qui a rassemblé les professionnels de l'industrie plastique autours des défis qui se dressent devant l'activité, notamment la veille Technologique qui s'articule autour de l'innovation, M. Halfaoui, qui s'exprimait durant cet atelier tenu en marge du Salon Expoplast, reconnait que l'innovation dans le secteur de la plasturgie est au stade "embryonnaire", en rappelant que la question de veille technologique n'est pas spécifique à la plasturgie, elle concerne tous les secteurs de l'environnement économique national. Il a, à ce sujet, donné un exemple réel qui illustre la conséquence de l'absence de veille technologique. "L'absence de veille technologique a saboté l'industrie de la chaussure parce qu'on ne savait pas que la matière utilisée pour la fabrication de semelles de chaussures était du plastique recyclé. Cette matière ne permettait pas une adhésion efficace dans le processus de fabrication de la chaussure. Ce qui a conduit à des perte importante à l'unité de production puis sa fermeture." L'expert reconnaît également la difficulté même de dresser un état des lieux en l'absence de statistiques officielles. "Jusque-là rien n'est fait pour ce secteur. Il n' y a pas d'étude qui puisse éclairer sur la situation qui prévaut dans la plasturgie et ses filières. Aucune information fiable pour dresser un état des lieux, pour poser les questions et en apporter les réponses adéquates", a-t-il constaté, en entamant son exposé sur la situation du secteur. Bien que l'Algérie dispose de matières premières qui sont, entre autres, les dérivés du gaz et du pétrole, elle reste devancée par ses voisins maghrébins, le Maroc et la Tunisie, qui eux se plaignent du manque de la matière première alors ils sont plus développés dans la plasturgie. Il existe 600 entreprises employant 10 000 salariés en Algérie. Ce chiffre est loin de satisfaire les besoins nationaux en la matière. L'Algérie importe la moitié de ses besoins en produits plastiques. "Les différents produits plastiques présents sur le marché national sont pour la plupart des produits d'importation qui n'obéissent pas aux normes de qualité, alors que les autorités publiques imposent des normes strictes pour les opérateurs nationaux" a révélé l'expert qui tire la sonnette d'alarme pour sortir de la léthargie qui caractérise le secteur. Même constat pour l'activité à l'exportation. Le marché est désarticulé par rapport aux mutations mondiale. "On ne peut pas parler de démarche entrepreneuriale en étant aveugle sur ce qui se passe de par le monde. Le marché national n'est pas structuré, il est dans l'inertie" a-t-il dit. Concernant l'activité du recyclage, M. Halfaoui a également constaté l'absence de structure de recyclage de déchets. Selon lui, "il n'y a que des structures de ce genre qui opèrent dans l'informel en l'absence de chiffres officiels, en rappelant l'impact sanitaire de certains produits plastiques interdits dans la plupart des pays parce qu'ils présentent des risques pour la santé du consommateur, mais ils restent commercialisés en Algérie et même normalisés". De son côté, le commissaire du salon Expoplast, M. Naoum Benamar, a monté l'historique de la plasturgie en Algérie, avant de recommander la restructuration du secteur sur des bases plus solides. Dans ce sens, il a appelé l'ensembles des acteurs du secteur à la tenue prochainement des assises nationales de la plasturgie. D'ailleurs, il a suggéré de se donner rendez-vous le 4 mai prochain à l'hôtel Hilton pour restructurer le secteur de la plasturgie autour de la réflexion des assises nationales du secteur, à l'occasion de la journée de veille technologique dédiée à la plasturgie.
Yazid F.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 24 Avr 2010, 10:18

Industrie pharmaceutique
La société mixte Pfizer-Saidal va tripler sa production en 2010


Les capacités de production de Pfizer-Saidal manufacturing (PSM), seront triplées en 2010, à la faveur de la mise en service de nouvelles machines jeudi au niveau de cette unité de production. "Nos capacités de production seront triplées en 2010 et passeront de 5 à 15 millions d'unités (comprimés et gélules)", a indiqué, jeudi à Alger, Mme Amina Hamoutène, P-DG de cette société mixte à l'occasion d'une visite guidée aux unités de production PSM, fruit d'un partenariat entre les groupes Saidal et Pfizer. La mise en service de ces machines de production fait suite aux dernières recommandations du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière de produire davantage de molécules en Algérie, a expliqué Mme Hamoutène, soulignant que Pfizer-Saidal manufacturing oeuvre à introduire des produits adaptés à l'épidémiologie locale et répondant aux attentes du ministère de tutelle. "PSM s'imprègne ainsi de la politique de la santé en matière de médicaments en Algérie en privilégiant notamment le médicament générique pour de meilleurs coûts pour la santé en Algérie", a-t-elle indiqué. Elle a ajouté que PSM ambitionne, à travers ces investissements, d'exporter sa production vers les pays de l'Afrique sub-saharienne et la Libye. Selon Mme Hamoutène, Pfizer-Saidal manufacturing dont les créneaux sont la formation médicale, la production et la distribution, dispose d'un personnel totalement algérien. En 2009, PSM (créée en 1998) a vu ses effectifs (biologistes, chimistes, pharmaciens, ingénieurs...) augmenter de 25% et investir 172 millions DA comme elle s'attend à bénéficier de la certification ISO en 2011. Pfizer Saidal Manufacturing (PSM) est une société créée en 1998 En joint-venture entre Pfizer (70%) et Saidal (30%), avec un investissement de 20 millions de US $, pour la réalisation et l'exploitation d'une usine de fabrication de médicaments à usage humain de la gamme Pfizer. Grâce à cet investissement, aujourd'hui, Pfizer Algérie produit localement plus de 55% de son portefeuille produits.
Pfizer entretient des liens très étroits avec l'Algérie puisque sa présence remonte à 1994 c'est-à-dire durant la période oû même les nationaux quittaient le pays. PSM qui assure la fabrication de formes sèches comprimés et gélules, produit actuellement entre 6 et 8 millions d'unités-ventes par an.
A la suite des dernières recommandations du ministère de la santé d'augmenter la part de la production locale, Pfizer a immédiatement décidé un nouvel investissement devenu réalité aujourd'hui. En effet, grâce à des nouvelles machines installées en ce début d'année, PSM triple sa capacité de production. A travers cet investissement, Pfizer compte localiser de nouveaux produits de dernières innovations destinés au marché algérien en priorité mais aussi à l'export dans un deuxième temps. Cet investissement emploie une main-d'œuvre et un management 100% algérien Madame Amina Hamoutene directrice générale de Pfizer en Algérie nous dira " Le site de production PSM respecte les normes les plus strictes en matière de qualité mais aussi de HSE (Hygiène Santé Environnement) afin de protéger le personnel Pfizer, de préserver l'environnement et de garantir la sécurité des produits fabriqués grâce à l'utilisation de moyens modernes et de techniques de pointe " Il est utile de rappeler sur un autre plan que pour son plan de développement, le groupe pharmaceutique algérien Saidal va investir officiellement près de 20 milliards de dinars durant les prochaines années, soit 280 millions de dollars. Le conseil des participations de l'Etat (CPE) a donné son aval.
Le plan de développement envisagé par Saidal porte sur la création d'un centre de biotechnologie, le gouvernement a donc donné son accord pour un crédit d'investissement d'un montant de 1,81 milliard de dinars pour financer l'infrastructure. Ce crédit, d'une durée de financement de 20 ans, est assorti d'un taux d'intérêt de 2%, avec un différé de cinq ans pour lesquels les intérêts seront à la charge de l'Etat.
Le groupe public de médicaments a bénéficié également de l'accord du CPE pour un crédit d'investissement pour la création du centre de recherche et d'un laboratoire de bioéquivalence pour 660 millions de dinars. Le CPE a également approuvé à Saidal la poursuite de son opération de mise à niveau avec un crédit de financement de 7,05 milliards de dinars ainsi qu'un crédit de 9 milliards de dinars pour la réalisation de nouvelles unités de production de médicaments. Ce crédit est octroyé pour une durée de financement de 20 ans assorti d'un taux d'intérêt de 4%, avec un différé de quatre ans pour lesquels les intérêts sont à la charge de l'Etat. Dans le même sillage, le CPE a donné son accord pour le transfert à titre gracieux des neufs sites de l'ex-entreprise publique de distribution de médicaments (Digromed) dissoute au profit de Saidal.

Klilya B.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar l-amine » 26 Avr 2010, 15:41

des chiffres, des chiffres, et des chiffres .... seulement sur le terrain on ne voit rien chepa
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 26 Avr 2010, 15:49

Y'a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar l-amine » 26 Avr 2010, 16:12

moi je ne veux pas voir ?
désolé mais je fais toujours le tour des marchés et les produits locaux sont loin d'etre a la hauteur, tout ce qui est de bon qualité est importé
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 26 Avr 2010, 16:26

si tu résume l'économie juste aux objets qui se vendent dans les marchés c'est que ta vue est vraiment très restreinte, je pourrais même dire que tu souffre de cécité, l'économie c'est plus important qu'un balai ou jouet made in china.
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar l-amine » 26 Avr 2010, 16:33

actuellement je pense que l'économie est accés sur les nouvelles sonctions du code de la route ( 3OO milliards depuis son application ) pour camouffler ce que les grosses tetes mettent dans leurs poches
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Re: l'économie Algérienne

Messagepar finnisher » 26 Avr 2010, 16:44

si tu penses que les contraventions payeraient l'argent détourné par les grosses têtes c'est que tu sous estime amplement leur bakchiche. tu peux multipier par "n" le montant en question.
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