L'équipe nationale d'Algérie

C'est ici qu'on mouille le maillot

L'équipe nationale d'Algérie

Messagepar dziri » 08 Nov 2010, 17:55

En écoutant pérorer les pseudo consultants, de football, chez
l'Unique, qui tiraient à bout portant, très injustement, sur nos
joueurs issus de l'émigration, je n'ai pu réfréner ce coup de gueule
spontané, à paraître, sans me soucier de la syntaxe ou autre

Vous permettez Messieurs les spécialistes ?

Des commentateurs, intronisés, par je sais quel artifice,
‘’spécialistes’’ et analystes hors pair en football, remettent sur la
table l’insignifiance du nombre de joueurs locaux, chez les verts,
pour expliquer la déconfiture du onze national.

Nous assistons à une floraison d’anciens footballeurs et entraîneurs,
qui ne brillent pas particulièrement par leur instruction ou leur
culture, reconvertis en consultants, s’en prendre, notamment, à nos
sélectionnés issus de l’émigration, hier objet de tous les superlatifs
et aujourd’hui nuls, et à réclamer un onze national constitué de
joueurs locaux.

La panacée serait, pour ces personnes, celle là.

Franchement ces ‘’spécialistes’’ ont-ils réellement conscience de la
légèreté de leurs arguments, pour ‘’pondre’’ une telle théorie. Que
l’on me permette de douter, sur la base de ces quelques remarques.

Que ces messieurs veuillent bien m’expliquer pourquoi nos meilleurs
footballeurs locaux n’attirent pas du tout les clubs professionnels
étrangers et lorsque l’un d’eux a la chance de faire des essais c’est,
presque à coup sûr l’échec. Je citerai l’exemple de Metref, qui est
peut-être, actuellement, le plus complet et le plus sérieux de nos
footballeurs locaux mais incapable de s’imposer dans un modeste club
comme celui de Dijon.

Pourquoi, à contrario, des joueurs issus de l’émigration, du quatrième
ou cinquième palier de la hiérarchie du football français s’imposent
aisément dans nos meilleurs clubs et sont même retenus dans les
différentes sélections nationales ?

Avant de s’imposer dans les rangs de l’Entente de Sétif et de l’équipe
nationale, Lemouchia était un parfait inconnu en France, évoluant dans
le club de Lyon la Duchère en CFA, soit l’équivalent de la quatrième
division du football français.

Sa réussite a d’ailleurs attiré beaucoup de footballeurs ‘’beurs’’, en
mal de réussite en France, dans notre championnat local et qui
semblent, pour beaucoup d’entre eux, prendre la même trajectoire que
celle de Lemouchia (Leghziel (ASK), Yachir (USMH), Cedric Si Mohamed
et Zerdab (JSMB), Mokdad (MCA) etc).

Pour moi, c’est la preuve des bienfaits de la véritable formation qui
est aussi sérieux, discipline et éducation et sans lesquels le talent
ne servira à rien.

Dans le cours de leur argumentation, nos ‘’analystes’’ évoquent la
cuvée 82, composée en grande majorité de joueurs locaux. Je considère
qu’il n’y a aucune possibilité de comparaison entre cette génération
exceptionnelle avec les footballeurs d’aujourd’hui que ce soit du
point de vue formation, état d’esprit ou technique.

Les Belloumi, Assad et Madjer, outre leurs qualités intrinsèques, ont
eu la chance d’évoluer sous la coupe d’éducateurs étrangers
exceptionnels et des Rachid Mekhloufi, les frères Soukhane et Maouche
Mohamed. On ne parle pas beaucoup de ce dernier mais son apport fut
considérable, bien plus que sur le plan technique, avant qu’il ne se
retire, la veille de la coupe du monde de 1982, du fait de
considérations qu’il ne veut pas divulguer, pour le moment, et on doit
respecter sa décision.
La bonne pâte, comme on dit dans le jargon du football, existe,
pourtant, au sein des catégories jeunes mais l’appât du gain chez
certains dirigeants et éducateurs à la tête des équipes premières,
s’est substitué à la volonté de les encadrer et permettre leur bon
épanouissement.

Livrés à eux-mêmes ces jeunes ont immédiatement la grosse tête, ne
pensent qu’à l’argent, s’entraînent peu et apprennent à tricher au
lieu de chercher à progresser et à développer leurs qualités
naturelles.

Si leurs têtes enflent leurs pieds ramollissent pour le grand malheur
de notre football.

Suffit donc les analyses approximatives qui prennent souvent, à
l’image des girouettes, la direction du vent, le subjectivisme et le
parti pris intéressé ! Hissez donc vos vues à un autre niveau pour le
bien de notre football dont, vous vous rendez bien compte, que la
situation ne prête guère à optimisme.

> --- > Tout est là en effet : pourquoi en 1982 se sont révélés les derniers
> talents au service du football du cru et depuis rien ?
> Mais il faut poursuivre le questionnement pour éclairer notre lanterne .
> D'où émanaient-ils ces joueurs d'excellence, depuis pratiquement

Le 06/11/10, Yahia Yahiaoui
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