Le syndrome du flou linguistique algérien

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Le syndrome du flou linguistique algérien

Messagepar dziri » 24 Fév 2012, 18:16

Journée internationale de la langue maternelle: Le syndrome du flou linguistique algérien
le 21.02.12 | 15h18

ImprimerPDFEnvoyer à un amiFlux RSSPartager Le 21 février coïncide avec la journée internationale de la langue maternelle. La journée est célébrée depuis maintenant douze ans à travers le monde et cette 13e édition est consacrée au "multilinguisme pour l'éducation inclusive".

En Algérie, Si elles sont importantes pour l'identité de l'individu, les langues maternelles sont ignorées, voire dévalorisées.

L’usage même des langues maternelles dans les institutions de l’Etat est banni. Les gouvernements ne fait rien pour les sauvegarder ou pour les promouvoir, il ne les protège pas.

L’école algérienne a toujours ignoré l’enseignement des langues maternelles, plus proches de l’aspect affectif, émotionnel et identitaire des interlocuteurs.

Et pourtant permettre aux populations d'apprendre, dès le plus jeune âge, dans leur langue maternelle puis dans d'autres langues, nationale, officielle ou autre, c'est promouvoir l'égalité et banir l'exclusion sociale.

Une thèse que soutiennent d’ailleurs les psycholinguistes et les spécialistes depuis maintenant plusieurs années en affirmant que l’apprentissage des langues maternelles dès la première année de la scolarisation permet une meilleure capacité de compréhension et d’apprentissage pour les apprenants (voir entretien)


De la complexité au complexe linguistique
La langue maternelle de beaucoup d’algériens varie selon la région ou l’origine de la famille où on est nés. La langue amazighe avec ses variantes, l’arabe algérien qui est un mélange de français, d’arabe et de kabyle avec toutes ses variantes régionales et enfin le français
avec ses accents, ses néologismes et surtout les « malformations » que les interlocuteurs algériens opèrent à loisirs sur cette langue.

En Algérie quand on atteint un certain degré intellectuel dans la discussion, on utilise le français ou l’arabe classique ou encore le kabyle davantage présent dans notre quotidien que les autres variantes de tamazight. Les interlocuteurs algériens peinent souvent à s’imposer linguistiquement surtout les jeunes scolarisés.

Fouad, jeune fonctionnaire, nous explique comment il appréhende la réalité linguistique en Algérie :

« J’ai fait mes études en arabe classique mais je ne maîtrise pas l’arabe !»



Notre réalité linguistique a même fait réagir des intellectuels et humoristes à travers les temps :

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