Chants religieux du Djurdjura

N'oubliez pas votre lampe de chevet

Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 04 Mar 2013, 22:46

O Sidi Abderrahmane

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O Sidi Abderrahmane,
Et vous saints au catafalque enrubannée !
NB : Un turban est généralement enroulé sur l'estrade funéraire d'un maître spirituel (voir tombeau de Rumi par exemple)

Mon coeur désire vous rendre visite
Mais n'a pas de compagnon de voyage.

Protégez, de grâce, mes enfants
Et tirez-moi de l'océan où je viens de chuter.


Illustration ci-dessus : mausolée de Sidi Abderrahmen At-Thalibi, saint patron d'Alger, né sur les bords d'Issers en Kabylie et étudiant à Béjaïa. Le site a été décrit par plusieurs peintres, poètes et écrivains orientalistes comme le plus beau lieu de la capitale.

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Plusieurs lustres ont été offerts par la Reine Victoria touchée par la grâce.


Oiseau prend ton essor

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Oiseau, prend ton essor et, poussant tes cris plaintifs,
Pose-toi au milieu des Ait-Bougherdane.

Porte mon salut à Sidi Mohand ou-Saïd,
L'homme à la généalogie puissante.

Continue vers les Aït-Houari
Qui ont, grands et petits, appris le texte sacré.

Et les Aït-Sidi-Ali-ou-Athmane
Qui transforment une canne en arbre
NB : Il s'agit d'une métaphore qui illustre leur grand charisme

Poursuis ta route vers les Aït-Ouelhadj
Dont les coups métamorphosent la montagne.
NB : La légende dit que leurs ancètre, Ouelhadj Amghar, le vieux soufi, se retirait en hiver sur la montagne vêtu d'une seule bure

O saints ! Je vous implore
Quand à midi je débarque à Djeddah.

Heureux le pélerin qui, le devoir accompli,
Dans sa plénitude franchit les océans.
Dernière édition par Yacine le 27 Mai 2015, 23:26, édité 2 fois.
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Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 24 Mar 2013, 18:14

Une anecdote, page 54
Première partie : Etude : "la gnose un moyen"


"Un vieux khaouani (disciple soufi) des Aït-Wacif, connaisseur de plus de quatre-vingts chants religieux et militant émérite de la guerre de libération nationale, raconte un incident significatif vécu par lui en 1958. Porteur d'une liste de responsables FLN locaux, une patrouille de CRS l'arrête et le fouille. Le document est pris. Notre croyant frappe alors le policier colonial, lui retire la liste, la mâche et l'avale. Un autre CRS lui assène sans tarder un coup de crosse sur le visage. «J'ai senti alors, dit le khaouani, mon sang tiède entrer dans ma bouche; c'était un moment d'extase... J'étais heureux car je pensais mourir sur place et aller droit au paradis, mais je n'ai pas eu de chance puisque je suis encore ici » !"

الله يرحمه شهادة

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Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 20 Juin 2013, 23:34

Heureux qui aurait un coeur doux

Il s'agit vraisemblablement d'un chant traditionnellement chanté lors du repas préparé en l'honneur du futur pèlerin. Il demande les bénédictions pour ses invités et la mort y est largement évoquée car son retour en Afrique n'est pas assuré.

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Allah, Allah
Heureux qui aurait un coeur doux
Allah, Allah
Pour rimer sur Mouhamed.

Il prendrait le chemin de la piété
Et bannirait les plaisirs de son coeur.

Sur le point de tout quitter,
Il oublierait le son des amis.

J'eusse préféré mourir plus tôt,
Mais ma vie longue s'étire.

Tout ce que j'ai édifié avec soin
Est détruit par la faucheuse.

J'ai perdu la vraie piété,
Maintenant que j'ai emmuré mon coeur.

Les dalles me recouvrent
Et mon corps si cher est fini.

Mes amis ne me rendront plus visite,
Surtout les disciples, mes compagnons.

Voici ma demeure durable et vraie,
Pleurer du sang est légitime.
Commentaire : Symbole de désarroi

Paix divine sur vous,
O saints de ce pays !

Je viens rempli de respect
Vers vous, sans orgueil dans le coeur.

Je viens visiter votre marché,
Plaise à Dieu que j'en emporte du bien.

Paix divine sur vous,
O saints où que vous soyez !

Je viens plein d'humilité
Vers vous et sans courroux.

Je viens visiter votre marché,
Tout pays a ses maîtres.

O saints des Aït-Aïssi
Sur qui il gèle et pleut,

J'implore tous les saints,
Chacun d'entre eux protégeant son lieu.

Je me mets sous votre protection,
Vous qui demeurez propres et purs.

En ce quatorzième siècle,
je ne trouve pas de maïtres à consulter.

Voici l'heure des superstitions
Où la tradition se rouille
Traduction littérale : "la Sunna se couvre de mousse" à l'image de belles rouches touchées par l'humidité

Pitié, ô Dieu tout-puissant,
Les bêtes sauvages attaquent en plein jour.

Mon maître, protège ma rigole
Commentaire : l'enseignement du maître irrigue et fertilise l'âme du khaouani, comme l'eau arrose le jardin.
Car son cours pourrait dévier.

O ! mon maître des Aït-Wacif
Commentaire : Il s'agi du cheikh Mohand Améziane
Toi le saint au bel emblème,

j'implore ta bénédiction,
Je te sais l'ami de Dieu.

O brise, porte mon salut
A mon maître, au dessus de la route.
Commentaire : la maison du Cheikh Mohand Améziane des Aît-Wacif est située en amont de la route qui mène à son village.

Mon maître Mohand Améziane,
lampe resplendissante comme soie neuve.

J'implore ta bénédiction,
Moi qui suis pareil au forçat dans ses chaînes.

Veille sur mes enfants
Et mes nombreux invités.

Mon voyage cette année sera long,
Comptez-moi parmi les morts.

Mon pays, je te laisse en paix,
Maintenant, je n'ai cure des figues.

Mon coeur qui pleure languit
De la Kaaba et du puits de Zem-Zem.

Porte mon salut à mon père
Et veille sur mes soeurs.

Afrique je te laisse en paix,
Que d'espaces ont balayé mes regards.

Mes yeux en crue débordent comme l'averse printanière
Et ne voient plus à force de pleurer.

Disciples je vais vous dire
Que la connaissance est rude.
Commentaire : L'état de connaissance de Dieu est difficle à atteindre : on y arrive qu'après avoir gravi "une pente raide" (sens littérale)

Sainte Fatima pleure,
Elle qui a survécu à son père.

Ses amis ses compagnons,
Comment sont-ils maintenant ?

Trise es-tu Médine,
Toi qui a perdu tes maïtres.

le disciple qui chante le nom divin
Frémit quand il entend le dhikr.

Il siège avec les saints
Et ses propos sont sages.

Celui qui chante les litanies
peut vire sans labourer.

Qui veut visiter Kairouan
Verra une cité aux saints puissants.

O veilleurs permanents !
Soulagez les êtres qui souffrent.

Prophète, je quête ta face dans mes larmes,
De grâce, ramène les égarés à la raison.

Combien sera dur le jour du Jugement
Quand les montagnes se feront face.

Nulle ne sera abritée,
Centrale ou lointaine.

Le jour de l'épreuve,
Nul ne reconnaitra son père.

Louanges au prophète arabe
O saint du canal de Suez
Commentaire : Point de passage des pèlerins vers la Mecque.

Qui a appris l'unicité divine
Se repose sur son maître.

Pardonne les faute des assistants,
De ceux ceux ici réunis.
Dernière édition par Yacine le 27 Mai 2015, 23:30, édité 1 fois.
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Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 22 Juin 2013, 21:07

Au nom du Seigneur


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Grande prière à Béjaïa (27 Ramadan)


« A l'époque du pèlerinage annuel qui avait lieu du 22 au 27 du mois sacré de ramadhan,
Béjaia et ses alentours offraient un spectacle des plus curieux et des plus animés. Une
foule de visiteurs dont le nombre s'élève, dit-on, quelquefois jusqu'à vingt mille, accouraient de tous les coins du pays pour prier dans la ville sainte, petite Mecque des temps de la
puissance Hammadide ; Autour de chaque ancienne mosquée, oratoire, tombeau de marabout ou zawia, on voyait de nombreuses familles, rassemblées, priant, chantant des hymnes religieux et brulant de l'encens. A la nuit, dès que l'heure de la rupture du jeune avait été annoncée par le canon de la Casbah, toute la ville s'illuminait, des coups de feu retentissaient dans chaque quartier et les pèlerins se promenaient d'une chapelle à l'autre avec des torches à la main, à Gouraia, Sidi M'hand Amokrane, Sidi Touati, Sidi Abd el Hack, Sidi Bouali, Sidi Yahia et Sidi Aissa. Toute cette affluence d'hommes, de femmes et d'enfants, allant et venant sur la déclivité de la montagne, en agitant des drapeaux aux milles couleurs, offrait alors un spectacle des plus pittoresques... »


Charles Ferraud


Au nom du Seigneur j'entame le chant
Que me dicte ma mémoire.

Comme tu es bien aimé, mon Maître,
Toi dont je me souviens chaque jour.

Bienheureux sont les disciples en hadra;
Regrettera qui ne peut y prendre part.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Mohamed est Son Messager.

Par l'unicité divine,
Je chanterai jusqu'à la mort !

Je foulerai les sables du désert
Et traverserai l'océan des poissons;

Je visiterai alors Médine
Et me présenterai sur le seuil de la Kaaba.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Bien aimé est Ton nom, Seigneur.

Mon coeur veut voyager
Pour visiter Médine.

Et auprès du prophète
Faire la prière de Midi,

Auprès des amis de Dieu,
O Prophète, heureux qui peut contempler ta face.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Et Mohamed est son Prophète.

O Prophète, ta lumière éclaire ce bas-monde
Et resplendit plus encore dans l'autre.

Celui qu'aime l'Ami est élu,
Commentaire : L'Ami de Dieu, le Prophète
O toi qui a reçu piété et courage.

Rendez-vous le jour du Jugement,
Puisse Dieu nous protéger.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Ton nom est bien-aimé Seigneur.

Prophète, notre espérance, nous la fondons sur toi :
Tu es le trésor infini.

Je t'implore par Ta descendance,
tes compagnons et les croyants.

Sois avec moi le jour du Jugement,
Quand on pèsera mes actions.

Il n'y a de Dieu que Dieu,
Mohamed est Son Prophète.

De grâce, saint Gabriel,
Sois prompt à m'assister.

Porte vite mon salut
Au Prophète élu de Dieu,
Qu'il nous bénisse et redonne vie à notre religion.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Mohamed est Son Prophète.

Je vous chanterai, mes maîtres,
Fussiez-vous hommes ou femmes.

Ma raison tel l'oiseau s'envole
Et veut poser sous d'autres cieux.

Seigneur, grand est ton importance,
Celui qui s'exile est perdu.

Il n' a de dieu que Dieu,
Bien aimé est Ton nom Seigneur.

Mon Dieu comble le désir des coeurs
Dans tout ce qu'ils souhaitent.

J'irais laver mes péchés
En la Sainte Demeure du Dieu Clément
Commentaire : La Kaaba

Les vices remplissent cette vie
Qui étalent ses embûches.

il n'y a de dieu que Dieu,
Mohamed est son Prophète.

Mère, je me suis tourné
Vers celui qui franchit l'obstacle.
Commentaire : L'homme pieux ne craint pas les obstacles de la vie matérielle.

Que soient unis dans la foi les hommes de Magout et Letat,
Ainsi que les habitants du désert.

Soulage, Seigneur, l'homme écrasé
Et lève le voile hardiment.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Que ta face soit aimée du Seigneur.

Mon coeur, fais de bonnes actions,
Puisuqe je me retrouverai sous terre :

Là où il n'y a pas de lampe
Et où se repentit le méchant.

Mais celui qu'aime Dieu, il le fait aussi radieux
Que les rayons du soleil où la clarté de la lune.

Il n'y a de dieu que Dieu,
Mohamed est Son Envoyé.

Heureux qui peut se vêtir d'un vieux burnous
Commentaire : à rapprocher des termes souf (laine) et safa (pureté). Les premiers soufis portaient une bure grossière en laine, tel le burnous.
Et habiter la montagne.

Pour y visiter saint Ouelhadj le vieux
Commentaire : Son mausolée existe encore (village des Aït-Ouelhadj, Béni Bouaddous, Wadhias)
Et les Aït-Sidi-Ali.

Que les présents soient pardonnés
Et que les portes s'ouvrent devant nous.
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Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 04 Juil 2013, 14:58

La paix de Dieu

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La paix de Dieu soit sur vous tous,
Ô saints ! de Baghdad à Moulay Sous.
Commentaire : Au Maroc. Donc, il s'agit de tous les saints musulmans, de l'Euphrate à l'Atlantique.

Nous passerons main dans la main
Par les rochers de la Mlaoua.
Dans le Djurdjura

La gorge du patient aux aliments est rétive,
Commentaire : La nourriture terrestre ne veut pas descendre et reste bloquée dans la gorge du khaouani. Le trouble physiologique ne peut être réduit que par l'autre nourriture : la parole divine contenue dans un talisman.
Il implore de vous une amulette curative.


Louez le nom du Prophète

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Croyants, louez le nom du Prophète,
Le Messager, sur lui la paix éternelle.
Les anges ont écrit pour toujours
Le nom de celui qui le chante.
Il sera son ami au Jour du Jugement
Et prendra place auprès de lui.

Mon coeur découvre la connaissance,
Écarte-toi des chemins obscurs
Et fuis les flammes infernales.
Dieu nous a montré les voies qui y conduisent.
Mais, comme le Prophète est mon compagnon,
Je n'adorerai pas les statues.

Clercs, je m'interroge,
Vous qui lisez le nom du Clément,
Sur la destinée des hommes...
En ces temps qui sèment la peur,
J'ai hanté toutes sortes de gens,
J'ai vu mourir confiance et sûreté

Mon coeur est fort agité,
Seigneur, tu me vois sans cesse.
Son repos est dans le cercle
Des fidèles au chant puissant;
Maintenant le fardeau est lourd
Avec qui puis-je le porter ?

Quand la Voie était active,
Mon maître était souverain
Et la tradition fondue dans la vérité.
La meule réduisait la poussière et l'ivraie.
Mais une génération s'éteint,
Une autre apporte le mal.

Tous ceux qui chantent dans le cercle
Du maître Ben Abderrahmane
Tous ceux qui franchirent el-Berqa
Et burent au puit de Zem-Zem,
Commentaire : el-Berqa, désert de Libye que traversaient autrefois les pèlerins pour se rendre à la Mecque. Zem-Zem, puit dont l'eau est sanctifiée, lieu de pèlerinage.
Pardonnez pour cette rencontre,
Que la paix succède à la crainte.
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Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 04 Sep 2013, 21:46

A présent, un peu de son...

A partir de 2'55'', le conférencier n'est autre que Youssef Nacib, celui qui a compilé et traduit ces chants. Cette rencontre était en fait axée sur les différentes versions du chant "Histoire de Sidna Youssef". Plus bas, je vous en ai recopié seulement le début tant il est long (16 pages).



***


Histoire de Sidna Youssef

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"Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran"
Sourate Joseph, verset 3


Grand est Dieu et tout-puissant,
Je le chante autant de fois qu'il y a de tuiles au bord du toit.
Autant que de l'arbre ses bourgeons épanouis,
Autant que dans les myriades de la mer et ses poissons
Ou les âmes en vie de par le monde.

Au nom du Seigneur, préludons le poème.
Homme instruit, comprend-le.

Le maître qui éduque ses fidèles,
Satan ne peut l'égarer.
De même l'homme pur comme eau de roche,
L'émule de saint Jospeh.

Le garçon était encore jeune quand il se perdit dans ce songe :
La lune et les étoiles se prosternaient devant lui
Tandis qu'il se tenait debout sur les nuages.

Le matin, il se leva effaré
Et accourut vers son père.
Il lui conta son rêve :
La lune et les étoiles s'étaient prosternées devant lui
Tandis qu'il se tenait debout sur les nuages.
Jacob, le saint loué dans le Coran,
Patriarche assagi à la blanche chevelure,
Lui expliqua son rêve :
"Ceci est une grâce secrète; que nul divulgue."

Joseph deviendra monarque.
Qu'un millier d'homme servira.

Dès que ses frères ouïrent la nouvelle
Ils se constituèrent en clan.
Ils allèrent voir Jacob :
"Laisse-nous Jospeh, dirent-ils,
Nous allons au désert capturer la gazelle."

(...)

Ils jetèrent dans un puits profond
Le beau jeune homme au noble visage.
Quand le plus méchant le précipita,
Joseph s'agrippa à lui.
Son frère lui décrocha violemment les doigts
restés accrochés à son vêtement.

(...)

Le soir à leur retour,
Nul parmi eux n'était n'était triste.
Jacob leur demanda :
"Où donc avez-vous laissé Joseph ?
Mon cœur est rempli de crainte et tient des propos déments."

L'un deux, de haute stature
Et de visage méchant, lui dit :
"Joseph ne connait pas bien le chemin
Il sera resté à l'arrière
S'il erre dans la nature, il n'est plus en lieu sûr.
Le chacal est décidé à le rattraper."

(...)
Yacine
 
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Re: Chants religieux du Djurdjura

Messagepar Yacine » 31 Juil 2014, 23:10

Maître Sidi Ali


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Maître Sidi Ali le libre,
Ton nom est connu de Dieu
Comme celui des grands khalifes.

Tu apportes secours à l'orphelin méprisé,
Joie au souffrant,
Et réconfort au sans-logis.

Les livres chez toi s’amoncellent,
Où le nom divin est aussi abondant qu'un nuage d'étourneaux.
Toi, maître, au visage radieux,

Ta barbe est une lampe de lumière,
La piété la fait flamboyer,
O saint au pouvoir immense !
Yacine
 
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