Un prêt sans intérêts pour mon projet.

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Un prêt sans intérêts pour mon projet.

Messagepar bouk » 30 Oct 2013, 10:03

Bonjours,
Je suis un jeune architecte algérien, j’ai de l’énergie et de la volonté avec lesquelles j’espère réaliser mes ambitions. Mais avec un salaire qui ne dépasse pas les 35.000 DA, je ne pense pas que je pourrais avancer dans ma vie. Par contre j’ai un petit projet que j’ai bien étudié qui pourra être une première démarche pour mes projets avenir.
Ça consiste a une école d’enseignement intensifs des langues et de l’informatique (logiciel CAO DAO, traitement photos et vidéo, MS office...), le site est stratégique (se situe entre une université d’une capacité d’accueil de plus de 12 000 places pédagogiques, et une INSFP de plus de 5 366 places pédagogique).
J’ai suivie des cours de finances en ligne (http://e-learning.life-global.org/fr ) et j’ai pu calculer le seuil de rentabilité de mon projet (je dois avoir au moins 46 stagiaires par mois pour dépasser votre seuil de rentabilité, coûts de démarrage et coûts fixes mensuels inclus).
J’ai déjà établie un programme d’enseignement, les fiches publicitaires et les brochures, un logo, la totale quoi. Ce qui me manque c’est l’argent selon mes calcules 1231100 DA.
Voilà si quelqu’un peut m’aider à trouver une source de financement je serai infiniment reconnaissant, et ne me dite surtout pas ANSEJ (intérêts=haram), même si c’est l’état qui s’occupe de rembourser les intérêts.
Cordialement un jeune ambitieux.
bouk
 
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Inscription: 30 Oct 2013, 10:00

Re: Un prêt sans intérêts pour mon projet.

Messagepar badre » 14 Nov 2013, 20:38

Salem alaikoum ,
Mon frère je prie ALLAH de t'orienter et t'éclairer dans tes projets.
En effet tout crédit contracté avec intérêt est interdit.
Riba est considérée un pêché capital.
Néanmoins certains établissements commerciaux ou financiers favorisent les crédits à la consommation et ceci sans intérêt.
Par exemple
Certains concessionnaires automobiles usent de cette pratique, plus particulièrement certaines marques de véhicules pour certaines gammes.
Ce qui importe est de vérifier sur le contrat qui lie l'acheteur au vendeur, il est fait mention des intérêts comme étant à la charge du vendeur ou pas
Si sur le contrat ou la facture aucune information n'apparaît clairement, cela suppose que le contrat est dépourvu de tout intérêt ou de tout frais de dossier. En somme 0% d'intérêt
Maintenant si tacitement le vendeur ou l'organisme financier endosse les frais inhérents à la transaction sans les mentionner sur la facture ou le contrat cela présume qu'on s'acquitte uniquement du montant du produit tel qu'il a été mis en vente à la base.Il ne faudrait pas que le prix d'achat soit vu à la hausse dès la transaction.
Ce qui compte se sont les clauses du contrat.
Dans l'ISLAM le contrat écrit ou fait en présence de témoins a une grande valeur. Toute condition figurant sur le contrat doit être respectée. Et le fait de signer ce document cela signifie que vous devez l’assumer.

Un exemple. Vous achetez un véhicule qui vous revient à 1000.000 DA dont le financement sera échelonné sur 24 mois ou 48 mois, sans qu'aucun intérêt ni frais de dossier ne viennent se greffer à la somme totale qui est fixée initialement, et ni même les assurances devant intervenir en cas de non payement ou en cas de décès du contractant
Il faudrait que les versements correspondent exactement au prix fixé au départ. En aucun cas il ne faudrait que la somme versée soit supérieure à la valeur du produit acquis
Donc on ne s'acquitte que du prix d'achat
Cependant si le vendeur vous précise sur le contrat ou en marge de celui-ci ; que le taux d'intérêt soit pris en charge par lui, là en effet ça pourrait poser un problème de conscience, même si le vendeur endosse les frais de l’usure
Si on se tient scrupuleusement aux règles qui régissent le système financier et commercial dans l'Islam on viendrait à remettre en question toute la finance à laquelle nous sommes assujetties.
Les banques actuellement sont régies par une politique monétaire et financière fondée sur le système capitaliste et néolibéral.
Par conséquent on doit remette en question les assurances qui sont une pratique usuraire.
En ce qui concerne le crédit accordé aux jeunes entrepreneurs dans le cadre de l’ANSEJ, il serait important de lire le contrat proprement dit ; et tout ce qui s'y rattache telles que les conditions de remboursement, les assurances que le créancier imposent, les frais de dossier ; et également l’assurance relative en cas de décès, qui est une pratique interdite dans l’ISLAM. Enfin la question d’hypothèque se pose également en ISLAM
Si aucune mention compromettante ne figure, la crédit peut être contracté, à la condition que la seule et unique mention qui doit figurer en chiffre et en lettre, c'est le montant exact emprunté.
Les assurances en général sont considérées illicites dans l'ISLAM.

ALLAH est l'unique juge et seul omniscient
badre
 
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