La geste hilalienne - Essira l'hilaliya

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La geste hilalienne - Essira l'hilaliya

Messagepar Yacine » 12 Avr 2015, 03:04

Inscrite au patrimoine oral et immatériel de l'Unesco (2003)
http://www.unesco.org/archives/multimed ... 33&id=3732

Image

Manuscrit de la geste conservé à la Bibliothèque Vaticane
(fonds Vaticano Arabo - XVI° siècle)


Il y a quelques années, nous avons déjà eu l'occasion de parler brièvement des Banu Hilal et des transformations ethniques irréversibles que provoquèrent leur arrivée dans le Maghreb du XI°siècle : topic23702.html
Aujourd'hui, c'est sous des traits mythiques que je souhaite les aborder puisque la geste hilalienne est une des plus importantes du monde arabe.

Définition d'une "geste" en littérature : "Ensemble de poèmes populaires en vers du Moyen Âge, narrant de manière épique les hauts faits de héros ou de personnages illustres".

De la geste hilalienne se détache toutes les valeurs bédouines d'hospitalité, d'honneur et de courage, jadis largement reconnues par les sédentaires et les citadins.

***


Imageur les pas des fils de Hilâl...

Par Micheline Galley (ethnologue arabisante)

LIRE LE TEXTE ENTIER SUR cairn.info


Extrait de l'article :


Pour aller « sur les pas des Fils de Hilâl », suivons d’abord le poète lorsque, évoquant le passé prestigieux du peuple hilalien, il scrute dans le désert les vestiges du campement abandonné :

Image

Le poème dont est extrait le passage cité est originaire du Nefzaoua tunisien (fonds Gilbert Boris). Il est à rime unique en –ah (rime qui est maintenue comme un souffle accompagnant la longue déploration sur les souffrances du peuple hilalien).

On comprend déjà, en écoutant ce texte, les souffrances qui ont déterminé le départ de la tribu tout entière. Alors commence la migration que l’on désigne du mot de taghrîba « Marche vers l’Ouest ». Mais qui sont les Hilaliens de l’Histoire ?

Ils appartiennent à une confédération de clans arabes se réclamant d’un ancêtre éponyme : ils sont « fils de Hilâl », Banû Hilâl (Leur habitat est, depuis des temps immémoriaux, la Péninsule arabique où ils mènent une existence extrêmement précaire de pasteurs nomades, remontant parfois vers l’Irak et la Syrie en quête de pâturages et de points d’eau. Maxime Rodinson parle de « l’atroce misère » dans laquelle se débattaient ces gens du désert où il peut ne pas pleuvoir des années durant. Il leur arrive de recourir à la razzia, au pillage des caravanes. Mais périodiquement des trêves s’instaurent entre groupes hostiles du désert et l’on s’adonne, sous forme de joutes verbales, au plaisir de la poésie. L’oasis d’Okaz fut célèbre pour ces RENCONTRES.

Cependant la précarité de leur mode de vie semble les avoir attirés massivement au xe siècle vers l’Égypte. (...)
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