La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné ?

Faites nous juste l'économie des longs débats

La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné ?

Messagepar Youcef BENBIGA » 07 Aoû 2015, 00:22

La «derdja» serait à peine sur le point de pointer le bout du nez dans l’enceinte de l’Ecole nationale que déjà tous les tartuffes du patriotisme semblent crier au scandale. C’est dans ce contexte que bien des amis m’envoient des messages pour me témoigner de leur enthousiasme : le combat que je mène depuis une dizaine d’années serait en voie d’être entendu !

Sachons rester sereins et apprécions l’événement à sa juste valeur. En gros, on nous dit que plus d’un demi-siècle après notre indépendance nationale, notre langue maternelle majoritaire pourrait être utilisée comme langue d’explication et d’échange dans les premières classes du primaire ! Où est l’exploit ? Quelle révolution nous annonce-t-on ? Quels bouleversements vont se produire? Chez qui ? Au détriment de qui, de quoi ? Une chose est certaine, c’est que le débat sur la place des langues maternelles dans le système éducatif national est absolument nécessaire et il faudra bien qu’il ait lieu. Si non pas aujourd’hui, forcément demain, avec les générations montantes. Aucune nation n’en a fait l’économie et l’Algérie n’en sera certainement pas exempte.

Les grandes découvertes contemporaines sur le fonctionnement du cerveau humain et de la cognition en général (les neurosciences cognitives) permettent avec force assurance de dire que le savoir s’élabore sur la base des expériences de socialisation du petit de l’homme. C’est de la sorte que nous activons notre potentiel cognitif et que nous catégorisons non seulement le monde extérieur, mais le monde intérieur aussi, les objets, les événements, les processus, les sensations, les capacités d’extrapolation et de projection, les capacités à prédire, à deviner les comportements de l’autre, à devancer les réactions de l’autre, etc. Toutes ces capacités que TOUS nos enfants développent très tôt (et tous les parents peuvent témoigner de ces traits de génie de leur progéniture) sont celles-là mêmes qui se développent en même temps que s’installe la langue maternelle.

Voilà pourquoi, avant même d’arriver à l’école, nos enfants sont capables de vous raconter des histoires extraordinaires mettant en œuvre des capacités remarquables de mises en scène, de descriptions de personnages, de distinctions de lieux et de périodes. Un des moyens de jauger ces capacités, c’est la sensibilité de nos enfants à l’humour et aux jeux de mots (j’entends d’ici l’écho de leurs éclats de rire !). En fait l’humain hérite, à la naissance, d’une prédisposition biologique et génétique au langage et cette dernière s’actualise dans le processus même de la socialisation du petit de l’homme. Apprendre une langue autre implique, en toute conséquence, qu’on prenne appui sur cet «acquis de naissance » pour construire une élaboration à la fois cognitive et linguistique nouvelle. L’apprentissage de la langue seconde est donc la résultante d’un processus qui — bon gré, mal gré — repose sur un terrain préalablement défriché par la langue maternelle : voici ce qui, de nos jours, fait consensus chez les linguistes et neuroscientifiques contemporains. Ce constat, universellement admis, est conforté par le fonctionnement du cerveau humain qui n’abrite pas les deux langues dans la même zone corticale.

Cela devrait rassurer ceux qui auraient des craintes pour le maintien dans notre mémoire de la langue du Coran. Car c’est grâce aux prédispositions que la langue maternelle a mises en place qu’il est possible d’apprendre la langue de l’école… pas en tentant de faire oublier la langue maternelle ! La compétence linguistique du petit Algérien est donc directement liée à ce potentiel cognitif (les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être) développé au cours des six premières années de la vie. Malheureusement, l’école commence par réduire à néant ce potentiel cognitif et linguistique avant de tenter de construire de nouveaux paradigmes ! Or, mis face à la langue de la scolarisation, l’élève se trouve confronté à une gageure : oublier sa langue maternelle et la cognition qui lui est liée pour s’engager dans deux compétences complexes. La première, c’est la découverte d’une langue autre… dont la pédagogie repose sur le postulat qu’elle devrait occuper la place de la langue maternelle. Entrent alors en conflit des représentations antagoniques que l’enfant devra résoudre… à l’algérienne.

En fait, il va rapidement découvrir le «trabendo linguistique» à savoir l’existence de deux marchés linguistiques en compétition. L’un est «officiel», c’est celui de l’institution scolaire ; l’autre est quasi «clandestin », c’est celui des rencontres, des échanges vifs, de la chanson, mais également celui de la petite enfance, des parents, de la famille élargie, du sentiment national et patriotique. La seconde, c’est l’accès à des savoirs nouveaux. Or accéder à ces savoirs implique que les mécanismes cognitifs d’actualisation (catégorisations, analogies, extrapolations, etc.) liés à la langue maternelle soient sollicités et vitalisés. Malheureusement, c’est à une censure de ce potentiel que doit faire face l’élève. Il contourne cette censure comme il le peut… en convoquant — en silence et dans le secret — son potentiel de locuteur natif pour tenter de «deviner» le sens de ce qu’on lui présente. Les enfants qui trouvent un réel appui à la maison, finissent par «rationnaliser» ces apprentissages ; les autres (en majorité absolue) s’accrochent à la seule solution accessible : apprendre par cœur les cours pour les restituer tels quels. Et l’institution n’en attend pas moins ! On voit bien dans ces configurations que le recours au «suivi scolaire» vendu chèrement par les enseignants est à la fois inutile et scandaleux.

Inutile car il suffit d’actionner ses capacités mémorielles pour s’en sortir (exit la réflexion et la rationalisation) ; scandaleux parce qu’il s’apparente à un chantage bien immoral. De fait, l’exclusion de la langue maternelle de l’école pose un problème immense à la société : celui de la relève. Quelle relève prépare-t-on dans ces conditions ? D’ores et déjà, tout le monde se plaint de la qualité de la médecine, de l’absence de compétences dans les métiers les plus basiques, etc. Or ceci, chers amis, est déjà le résultat de la politique linguistique appliquée à l’école depuis quelques décennies. On peut bien sûr continuer sur cette voie.

Au bout du compte on obtiendra une société à la libyenne… dans le meilleur des cas. Voilà pourquoi le débat sur la place de la langue maternelle (qu’elle soit berbère ou maghribie) à l’école est hyper-stratégique. Alors confrontons les arguments sans polémique car il y va de l’intérêt des générations à venir, de l’Algérie de demain. Ce que l’un des plus illustres didacticiens des langues (Stephen Krashen) suggère, ce sont des stratégies qui s’appuient sur la compréhension de ce qu’on présente à l’apprenant.

Ceci a pour impact de faciliter l’implication dans des situations effectives de communication et d’atténuer les blocages affectifs. Ces principes, validés par des recherches menées dans les quatre coins du monde, se ramènent à un principe simple : l’accès à la connaissance est facilité si on prend appui sur ce que l’apprenant connaît ou reconnaît ou est capable de déduire. Et seule la langue maternelle est capable de lui offrir tout cela à la fois ! La Banque mondiale avait lancé un programme de recherche en 1996 et ses résultats avaient été présentés et débattus en janvier 2002 en son siège à Washington, autour du thème : «Langues autochtones et langues d’enseignement dans la perspective de l’éducation pour tous.» Les travaux qui avaient duré cinq années convergent vers ceci : les meilleurs résultats scolaires (réussite dans les apprentissages, diminution des abandons et poursuite de la scolarisation) proviennent d’enfants ayant suivi les trois ou quatre premières années d’études dans leur langue maternelle. Les experts convoqués provenaient des six continents – autant dire que leur représentativité a été universelle.

Alors il serait temps d’arrêter de jouer aux experts spontanés et de se poser les questions en termes pratiques et surtout à partir du bilan. Du bilan de cette politique aveugle par rapport aux bases incontournables de l’accès au savoir : la langue maternelle de l’enfant. Que ceux qui ont des résultats et des bilans objectifs et vérifiables puissent nous prouver le contraire. Sinon, avançons. Et sachons nos larmes garder de voir la derdja faire sa première rentrée scolaire… 53 ans après l’indépendance nationale !



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Re: La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné

Messagepar Yacine » 09 Aoû 2015, 01:50

Le débat consistera ensuite à savoir si la derja doit être transcrite en caractère arabe ou latin. A moins que vous n'ayez votre opinion déjà toute faite sur la question...
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Re: La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné

Messagepar netsba » 10 Aoû 2015, 17:49

Ataturc avait une idée précise sur le sujet et ça a donné de bon résultats à mon avis. Pourquoi utiliser les caractères arabes quand on peut faire simple ?
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Re: La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné

Messagepar Yacine » 11 Aoû 2015, 04:10

Je ne m'étonne plus de constater que ceux qui posent en écran de fumée leur "algériannité" pour remettre en question la place de l'arabe sont en réalité les plus acculturés des individus.

Ta référence à la politique de Mustafa Kémal est clairement irréfléchie (en plus d'être inquiétante, anachronique et vaine), la nature de la langue turque (initialement peu adaptée aux caractères arabes, avec lesquels s'est toutefois exprimée une culture impériale dont les turcs modernes sont coupés, ne pouvant apprendre à un touriste la signification d'une inscription osmanli) n'ayant rien à voir avec celle des dialectes arabes, variantes naturelles de l'arabe dont l'ensemble des sons et phonèmes se transcrivent naturellement par l'utilisation des caractères arabes (avec de minimes adaptations effectuées très tôt au Moyen-Âge par les ouléma, je pense au "ڨ").

De ce seul point de vue pratique (mais l'idée en soulève tant d'autres), le chemin de la "simplicité" comme tu dis ne se trouverait certainement pas dans la translittération en caractères latins (qui de plus se heurte à des difficultés inhérantes à l'arabe et ses dialectes). Par contre, elle serait le chemin le plus court vers la dégénérescence et l'aliénation culturelle la plus avancée.

Puisque j'écoute Ya dhalma de Ben Guennoun (de Mascara) au moment où je t'écris, prenons pour exemple un vers de cette pièce du Chi'r el Melhoun (poésie populaire en dialecte maghrébin de qualité, pour la compréhension duquel une éducation en arabe classique s'avère nécessaire pour des pièces anciennes, quoique l'utilisation arrogante de termes du Gharib, arabe très ancien, laisse parfois l'auditeur dans l'obscurité) :

طال الضر عليا و زاد ثاني غرامك

Les caractères en couleur (au moins ceux là) nécessitent une translittération "lourde". A part perdre l'esprit de sa langue (et chaque langue est une âme, dit Aristote), voire ne plus savoir la prononcer, que gagnerait l'enfant algérien en remplaçant le "ﺥ" par "", "ﻉ " par une apostrophe, " ﺽ" par un "", "ﻁ" par "", un " ا " par "ā " ou "á" etc ? Sachant que l'apprentissage de l'arabe en 1° langue n'a jamais empêché la connaissance de l'alphabet latin ni d'être bilingue. Ainsi, si ton souci est de l'ordre du pratique (celles de M.Kémal étaient aussi de l'ordre du purisme, en débarrassant la langue de termes et expressions arabes et persanes), il faudrait alors envisager de n'enseigner plus que le français en Algérie; telle est la conclusion à laquelle tu devrais logiquement arriver (irritante mais non moins grotesque, et même moins anarchique, que l'enseignement d'un derja translittéré sur les bancs de l'école).

Bref, la langue d'enseignement au Maghreb est l'arabe classique depuis que la Maghreb s'appelle Maghreb. C'est la langue de la Mouqaddima d'Ibn Khaldoun, des Diwan d'Abou Madyan et de Sidi Abderahman, de la Rihla d'Ibn Battuta, de la nouba, d'Al Qayrawin, d'Al Zitouna, des centres d'études médiévaux et la langue d'administration des dynasties maghrébines autochtones. Aucun des arguments "identitaristes" ne sont soutenables, car ne pouvant s'inscrire dans aucune "filiation", et ceux qui les avancent n'ont aucune idée de ce que le Maghreb peut représenter dans l'ordre traditionnel.

PS : En ce moment je lis "Avoir un centre" de Frithjof Schuon. Un livre qui offre à ses lecteurs un horizon profond sur la question du langage, qui devrait être envisagée sur le plan du métaphysique et du sacré et non sur le plan pratique comme "la barbarie internationaliste de notre temps " et sa "destruction systématique du langage" peut le faire croire. http://www.amazon.fr/Avoir-centre-Frith ... 2296128416
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Re: La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné

Messagepar Salaire » 12 Aoû 2015, 07:56

Dernière édition par Salaire le 14 Aoû 2015, 05:02, édité 1 fois.
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Re: La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné

Messagepar Yacine » 13 Aoû 2015, 18:46

C'est un terme populaire qui désigne les variantes de l'arabe dialectale au Maghreb. L'auteur de l'article nous présente les choses comme s'il s'agissait d'une langue codifiée et perçue comme telle par ses locuteurs, ce qui n'a jamais été le cas et comme les "patois", elle se caractérise par le plus grand laisser-aller. L'auteur sait donc pertinemment que tout reste à inventer et à imposer si l'on admet son projet (notons au passage que les supports culturels et historiques écrits sont fort maigres étant des parlers oraux, mais nous n'en sommes pas là).

Par ailleurs, l'auteur de l'article impose l'idée que le dialecte algérien est une langue à elle seule, coupé de l'arabe, ce qui est une affirmation arbitraire. René Guénon, sans doute le plus éminent métaphysicien du XX° siècle s'est exprimé à ce sujet dans un de ses opus magnum "Introduction générale aux doctrines hindoues" (paru en 1921) :

René Guénon a écrit:« Il nous faut encore, en ce qui concerne l’Islam, insister ici sur un autre point, qui est l’unité de sa langue traditionnelle : nous avons dit que cette langue est l’arabe, mais nous devons préciser que c’est l’arabe classique, distinct dans une certaine mesure de l’arabe vulgaire qui en est une altération et, grammaticalement, une simplification. Il y a là une différence qui est un peu du même genre que celle que nous avons signalée, pour la Chine, entre la langue écrite et la langue parlée : l’arabe littéral seul peut présenter toute la fixité qui est requise pour remplir le rôle de langue traditionnelle tandis que l’arabe vulgaire, comme toute autre langue servant à l’usage courant, subit naturellement certaines variations suivant les époques et suivant les régions. Cependant, ces variations sont loin d’être aussi considérables qu’on le croit d’ordinaire en Europe : elles portent surtout sur la prononciation et sur l’emploi de quelques termes plus ou moins spéciaux, et elles sont insuffisantes pour constituer même une pluralité de dialectes, car tous les hommes qui parlent l’arabe sont parfaitement capables de se comprendre ; il n’y a en somme, même pour ce qui est de l’arabe vulgaire, qu’une langue unique, qui est parlée depuis le Maroc jusqu’au Golfe Persique, et les soi-disant dialectes arabes plus ou moins variés sont une pure invention des orientalistes. »


Pour revenir à mon message précédent :

Yacine a écrit:PS : En ce moment je lis "Avoir un centre" de Frithjof Schuon (...)


Un passage en particulier me semble nous éclairer sur le caractère pernicieux des actions visant à détruire l’enseignement authentique de la langue du sacré et de la Tradition dans un espace donné (l'arabe classique dans le cas du Maghreb) :

Frithjof Schuon, Avoir un Centre, p.145 a écrit:"Tous ces distinguos ne sauraient empêcher que le langage humain en soi, par définition, est chose sacrée : aussi est-ce une véritable forfaiture de le négliger et même de le pousser dans l'abîme, comme on le fait allègrement de nos jours. L'un des premiers devoirs de l'homme est de parler et d'écrire correctement, d'une façon noble, en gardant toujours le regard fixé sur la tradition, laquelle représente et canalise l'origine divine; (...) Il n'en va évidemment pas des jargons démagogiques qu'on veut nous imposer au nom d'un "sincérisme" s'inspirant de la vulgarité réelle ou supposée des masses; d'une part on décide que le peuple est triviale (...) et d'autre part on lui impose la trivialité, celle-ci étant considérer comme la norme humaine alors qu'en fait elle résulte de l'irréligion donc de la perte du sens du sacré."


Il poursuit avec cette remarque intéressante (contenant des éléments qui devrait empêcher le trop évident parallèle n'ayant pas lieu d'être que le discours "franco-derjiste", ("franco" car toujours francophiles et occidental) établit avec les langues nationales européennes) :

Frithjof Schuon, Avoir un Centre p.145 a écrit:"Comme nous l'avons fait remarquer plus haut, il convient de distinguer soigneusement, sur le plan du langage comme sur d'autres plans, entre évolution et dégénérescence; dans les pays méditerranéens, par exemple, la religion chrétienne, et l'influence de l'ethnie germanique d'autre part, ont déterminé, à partir du latin a priori italique et païen, une certaine évolution nécessaire et providentielle, si bien que le langage de Dante se présente légitimement comme une langue nouvelle. Et ceci est sans rapport avec le laisser-aller populaire qui caractérise la plupart des patois, ni à plus forte raison avec la destruction systématique des langues. "


Et puisque sur cette page on a été jusqu'à discuter de l'adoption de caractères latins, citons encore René Guénon, qui n'était pas dupe :

René Guénon a écrit:« Nous avons vu un orientaliste qualifier de « langue liturgique » l’arabe, qui est en réalité une langue sacrée, avec l’intention dissimulée, mais pourtant assez claire pour qui sait comprendre, de déprécier la tradition islamique ; et ceci n’est pas sans rapport avec le fait que ce même orientaliste a mené dans les pays de langue arabe, d’ailleurs sans succès, une véritable campagne pour l’adoption de l’écriture en caractères latins. » (À propos des langues sacrées, article repris dans « Aperçus sur l’ésotérisme chrétien »).
Dernière édition par Yacine le 08 Sep 2015, 00:37, édité 1 fois.
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Re: La «derdja» à l’école : l’heure du débat a-t-elle sonné

Messagepar Ana Mohamed » 02 Sep 2015, 15:48

L'enseignement en darija,n'a été fait par aucune nation_a ma connaissance _
Peut ètre que notre Ministre est une genie!!!Genie dont la Terre n'a enfanté qu'elle.
Si cet enseignement sera appliqué,soyons sùr que notre monde _en Algerie_ va a l'envers.
Va à l'envers...et nous perdons TOUT.Nous ne serons ni Peuple,ni Etat, de sorte qu'il nous sera impossible d'ecrire le nom de ce pays.
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