L'abrogeant et l'abrogé dans le Coran

Spiritualité et méditation dans le respect et la tolérance

L'abrogeant et l'abrogé dans le Coran

Messagepar Dûne » 23 Jan 2007, 20:20

salem alekom. :wink:


L'abrogeant et l'abrogé dans le Coran
[An-Nâsikh wa Al-Mansoukh] (2)

Institution
Allah a dit: {Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable.} (2/106)
Définition de l'abrogation [An-Naskh]
L'abrogation, dans le Coran, est l'annulation du jugement d'un verset par un autre, et on trouve les deux versets (abrogeant et l'abrogé) dans le texte coranique tel que le verset du délai de la viduité de la veuve qui était d'un an (2/240) puis il a été raccourci à quatre mois et dix jours (2/234). Elle montre l'expiration de la durée d'un acte d'adoration ou elle enlève un jugement après sa fixation.
Les conditions de l'abrogation
L'abrogation est faite du vivant du prophète
Allah a dit: {Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous.} (5/3)
Le jugement antérieur ne doit pas être limité ou spécifique à un temps
Tel que par exemple le hadith: "Pas de prière (surérogatoire) après le Subh jusqu'à ce que le soleil se lève. Et pas de prière (surérogatoire) après l'Asr jusqu'à ce que le soleil se couche".
Le fait d'interdire la prière dans ceux deux moments de la journée n'est pas une abrogation d'un jugement antérieur, parce que la fixation des moments d'un interdit ne constitue pas, en elle-même, une abrogation.
L'abrogeant doit venir après l'abrogé
Tel que le fait de se diriger (pendant la prière) à Baït Al-maqdis (Jérusalem) au début de l'Islam qui a été abrogé par le verset de la sourate Al-Baqara (2).
Importance de connaître l'abrogeant et l'abrogé pour un juge
Abou abderrahman a rapporté qu'Ali (ibn abou Talib), qu'Allah l'agrée, vit un cadi (juge musulman) et lui demanda: "sais-tu l'abrogeant de l'abrogé (dans le Coran et la sunna)? Le juge lui a répondit: "Non!" et Ali lui dit: "Tu est en train de te faire périr (en jugeant sans ce savoir) et tu fait périr (les gens, en les égarant)."
Said Ibn Abou Al-Hassan a rencontré Yahya Al-Ma'rouf (le connu) et lui dit: "ô Said, sache qui suis-je! sache qui suis-je; je suis Lui (l'homme!)" - "je ne savais pas que tu étais lui" répliqua Said. - "Si, je suis lui, Ali est passé à côté de moi quand j'étais juge à al-Koufa, et m'a demandé :"qui es-tu?". - je lui dis: "Je suis Abou Yahya." - "Tu n'es pas Abou Yahya, mais tu es (un homme qui dit) Sachez qui suis-je! (e.g.. tu cherche la célébrité) Sachez qui suis-je!" puis il m'a demandé: "Connais -tu l'abrogeant de l'abrogé?" -"non!" lui répondis-je. -"Tu est en train de te faire périr (en jugeant sans ce savoir) et tu fait périr (les gens, en les égarant)." me répondit-il. Et depuis, je ne pratique plus la profession du juge. cela (l'histoire) te sera-t-il d'une utilité, ô Said?
Abou Huraïra (un compagnon qu'Allah l'agrée) a rapporté:" on a demande à Hudaïfa (un compagnon qu'Allah l'agrée) au sujet d'une question (religieuse), et il a dit: Seul trois peuvent donner des fatwas:
1) celui qui connaît l'abrogeant de l'abrogé,
-qui connaîtrai cela? lui demandèrent-ils,
"Omar (Ibn Al-Khattab)" répliqua-t-il.
2) Un gouverneur qui ne pourra faire autrement,
3) ou un homme imposteur".
Adh-dhahak Ibn Muzahim a rapporté: Ibn 'Abbas a vu un homme en train de rendre son jugement, et il le bouscula avec son pied en lui disant: "sais-tu l'abrogeant de l'abrogé?" - "Qui saurait l'abrogeant de l'abrogé?" répliqua l'homme. -"tu ne sais pas l'abrogeant de l'abrogé?!" lui dit Ibn Abbas. - "Non!" lui répondit l'homme. -"Tu est en train de te faire périr (en jugeant sans ce savoir) et tu fait périr (les gens, en les égarant)."
Abrogation d'un jugement coranique par un hadith prophétique
Al-Miqdad ibn Ma-di-yakrib a rapporté que le prophète, paix et bénédiction d'Allah sur lui, a dit: "Certes, on m'a été donné le Livre (Coran) et son semblable (la sunna) avec lui. Il viendra un jour où un homme allongé sur son divan disant: Prenez (seulement) le Coran, rendez licite ce que vous y trouvez de licite et illicite ce que vous y trouvez d'illicite"
Citons au titre d'exemple que le verset d'héritage «On vous a prescrit, quand la mort est proche de l'un de vous et s'il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses plus proches. C'est un devoir pour les pieux.» (Al-Baqara 2:180) a été abrogé par le hadith: "Point de testament en faveur d'un hériter".
Les différents types d'abrogation
L'abrogation se divise en trois types: une abrogation de la lecture et du jugement, une abrogation de lecture sans le jugement, et une abrogation du jugement sans la lecture.
L'abrogation de la lecture et du jugement
Anas Ibn Malik a dit:" on lisait une sourate de la longueur de la sourate At-Tawba (9), je m'en souviens que de ce verset: "Si l'homme possède deux vallées d'or, il en désirera une troisième, et si (il possède) trois (il en désirera) quatre; et rien ne remplit la bouche de l'homme si ce n'est de la terre; Allah accepte le repentir de celui qui se repent".
L'abrogation de la lecture sans le jugement
Omar Ibn al-Khattab a dit: "On lisait : "Ne vous détournez pas de vos parents"; et aussi :" Si l'homme et la femme (ayant déjà été mariés) ont commis un adultère, (sûrement) Lapidez-les (tous les deux) comme châtiment de la part d'Allah. Allah est Puissant et Sage".
La punition de celui ou celle qui commet l'adultère est tenu jusqu'à la fin des temps malgré l'abrogation de sa lecture.
L'abrogation du jugement sans la lecture
Ibn Az-Zoubayr dit : "Je demandai à 'Othmân : le verset {Ceux d'entre vous que la mort frappe laissant des épouses} (2/240) a été abrogé par l'autre verset : pourquoi l'inscris-tu ou le laisses-tu ?" Il répondit : "Mon neveu, il ne m'appartient pas de changer la moindre chose de sa place". (Al-Boukhâri)
Autre exemple, Allah a demandé aux prieurs de prendre la direction qu'ils veulent pendant la prière (voir sourate Al-Baqara 2:115) et puis il a abrogé par les versets (Al-Baqara 2:144 et sourate Al-Baqara 2:150)
Pourquoi l'abrogation?
Parmi les multiples raisons de l'abrogation, on peut citer l'établissement d'un jugement par progression dans le temps, pour faciliter la religion et rendre plus accessible aux gens, exemple: on sait que l'interdiction des boissons fermentées (vin, alcool, et ce qui rend ivre), a été faite d'une façon progressive.
Le premier verset qui a révélé à son sujet: «219. - Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : " Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité " . Et ils t'interrogent : " Que doit-on dépenser (en charité) ? " Dis : "L'excédent de vos bien. " Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditez» (2/219).
Puis, le verset: «ô les croyants ! N'approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites ...» (4/43)
Et vient, enfin, le dernier verset qui interdit définitivement le vin et les boissons fermentées :«ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, oeuvre du Diable. écartez vous en, afin que vous réussissiez. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimité et la haine, et vous détourner d'invoquer Allah et de la Salat. Allez-vous donc y mettre fin ?» (5/90-91)
:wink:
Avatar de l’utilisateur
Dûne
 
Messages: 1381
Inscription: 26 Juin 2006, 19:35
Localisation: mars

Messagepar doc54 » 26 Jan 2007, 01:50

baraka Allahou fika ya akhi trés interessant merci
doc54
 
Messages: 2007
Inscription: 06 Juin 2006, 14:51

Re: L'abrogeant et l'abrogé dans le Coran

Messagepar Algérien » 26 Jan 2007, 01:54

messager a écrit:salem alekom. :wink:


L'abrogeant et l'abrogé dans le Coran
[An-Nâsikh wa Al-Mansoukh] (2)

Institution
Allah a dit: {Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable.} (2/106)

:wink:


Si je comprends bien, le verset de la lapidation ( Eshaykhou wa shaykhatou idha zaniya ferjimouhouma ) a été remplacé par un semblable ou un meilleur.

Le seul autre verset semblable c'est le verset de 100 coups de fouets.

Pourquoi on dit que la lapidation est toujours valable malgré que le verset soit abrogé ?? This is the quesion ;)
Avatar de l’utilisateur
Algérien
Actunaute accro
 
Messages: 15713
Inscription: 27 Avr 2005, 22:20
Localisation: Bled Kikkèh.

Messagepar Jack Burton » 26 Jan 2007, 09:22

Je pourrais aussi dire que tout les versets qui dans une certaines mesure font preuve de tolérance ont été abrogé par les versets guerriers de la Madina.

Sinon, si je me souviens bien la lapidation est reservé à l'adultère et la flagellation est reservé aux fornicateurs ainsi que ashab el kadf(diffamation).
Avatar de l’utilisateur
Jack Burton
Super Moderateur
 
Messages: 3277
Inscription: 12 Nov 2006, 14:19
Localisation: 3nd el Kahwaji !

Messagepar Dûne » 26 Jan 2007, 20:11

doc54 a écrit:baraka Allahou fika ya akhi trés interessant merci


wa fieka barka allah doc :wink: voila une autre.


Question posée sur le forum : Peut-on avoir des infos précises sur les "ayats mansoukhats" ?


Réponse: La question des versets abrogés (" Mansoukh ") est une question très importante de la science du Qour'aane. Les savants musulmans se sont beaucoup étendus sur ce point. Dans les lignes suivantes, je ne vais rappeler que les principaux aspects de cette question. Dans le vocabulaire religieux islamique, le terme " Naskh " pourrait être défini comme étant l’opération qui consiste à abroger un précepte par le biais d’un argument religieux. Afin de mieux comprendre le pourquoi de ce genre d’abrogation, il est important de rappeler que le Qour'aane a été révélé par étape, en fonction des évènements et des conditions qui prévalaient à l’époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), et ce, afin de faciliter aux premiers musulmans la transition entre leurs habitudes et leurs pratiques antéislamiques et la noble voie apportée par le Qour'aane et le Messager d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam). Cette révélation graduelle avait donc pour objectif de former le caractère des nouveaux musulmans, afin de les préparer à accepter les préceptes divins qui étaient révélés de façon successive. C’est ainsi que tout au long de la période de la Révélation, avec l’évolution des conditions de vie, de la mentalité et du contexte, certains commandements révélés étaient abrogés pour être remplacés par des commandements plus en prise avec la nouvelle situation des musulmans. C’est justement ce processus d’éducation et de formation par étape qui a occasionné le " Naskh " (l’abrogation) de certains versets du Qour'aane. Ce processus pourrait être comparé à l'action d'un médecin qui adapte son traitement en fonction de l'évolution de la santé du malade. En effet, un bon médecin n’est pas celui qui donne l’intégralité du traitement au malade dès la première consultation. Au contraire, le véritable médecin prescrit d’abord un traitement de quelques jours, puis avec l’évolution de la santé du malade, il modifie son traitement et l’adapte à nouveau. Dans ce genre de cas, il est insensé de dire que le médecin ne sait pas ce qu’il fait. Dès la première prescription, il sait pertinemment qu’il va le changer par la suite, mais la sagesse la plus élémentaire lui demande d’en espacer les différentes étapes.
Il est à noter que certains non-musulmans objectaient déjà à l'époque du Prophète (sallâllahou alayhi wa sallam) contre l'abrogation des lois divines. Selon eux, le " Naskh " en ce qui concerne les injonctions de Dieu n'est pas possible car cela reviendrait à assimiler que la science divine est limitée, que Dieu ne sait pas ce qu’il fait en donnant d’abord un ordre puis en l’abrogeant et en donnant un autre. A vrai dire, cette objection ne reflète qu'une analyse superficielle de la question. L'abrogation n'a jamais eu pour fonction de montrer que la loi abrogée était fausse, et que c’est pour cette raison qu'elle devait donc être modifiée ou remplacée… Le " Naskh " a pour objectif de déterminer la période de validité d'une prescription. La nouvelle prescription instituée révèle ainsi que l'ordre abrogé était totalement compatible et conforme avec le contexte précédent, mais que la situation ayant évoluée, un changement plus approfondi est devenu possible et même nécessaire, afin de s'approcher de l'idéal voulu par Dieu dès l'origine. Loin d'être une défaillance, le " Naskh " est au contraire une marque de la Perfection, ainsi que de la Sagesse d'Allah et ne remet en aucune façon qui soit l’Omniscience divine. Le " Naskh " est une mesure qui prend ainsi pleinement en considération la nature humaine, caractérisée par le changement, et établit un cheminent par étape conduisant l’homme de la réalité de sa pratique quotidienne lorsque celle-ci est contraire aux lois de Dieu, à une existence en harmonie avec ces mêmes lois. C’est justement cette formation par étape qui a prévalu lors de l’interdiction du vin et de l’usure, comme le témoigne le Qour'aane. Ce genre d’objections de la part des non-musulmans est d’autant plus étonnante que l’abrogation des lois divines n’est pas une spécificité de l’Islam. En effet, on trouve aussi dans le texte biblique des passages qui pourraient être assimilés au " Naskh " :

D’après un passage de la Genèse (29/23-30), on apprend ainsi qu’à l’époque de Jacob, il était permis d’épouser simultanément deux sœurs. Par la suite, cela fut interdit dans loi mosaïque, comme le témoigne ce passage : " Tu ne prendras pas pour épouse la sœur de ta femme… " (Lévitique 18/18). De même, dans la loi mosaïque, il était tout à fait permis de divorcer de son épouse (voir Deutéronome 24/1-2). Un passage de l’Evangile de Mathieu (19/9) affirme que cette loi avait été abrogée par Jésus. Bref, le " Naskh " ne représente en aucune façon qui soit un défaut et il est tout a fait possible que Dieu abroge des lois révélés.

Pour ce qui est maintenant de la communauté musulmane, il y a pratiquement unanimité des savants musulmans sur le fait que certains versets du Qour'aane ont été abrogés à l’époque de la Révélation. Seul Abou Mouslim Asfahâni (célèbre savant mou’tazilite) réfutait cela. Selon lui, aucun verset du Qour'aane n’a jamais été abrogé. Mais le meilleur argument pour le contredire reste le célèbre verset du Qour'aane qui dit :

" Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent ? "

(Sourate 2 / Verset 106)

(Il est à noter que le savant musulman Mouhammad Abdou a donné une interprétation différente à ce verset, mais cette dernière va à l’encontre des circonstances de révélation du passage.) Le " Naskh " est aussi mentionné dans un autre verset du Qour'aane:

"Quand Nous remplaçons un verset par un autre - et Allah sait mieux ce qu'Il fait descendre - ils disent : "Tu n'es qu'un menteur". Mais la plupart d'entre eux ne savent pas."

(Sourate 16 / Verset 101)

Pour conclure, il serait intéressant de rappeler les principaux cas de figure du " Naskh " qui existent.

1. Certaines fois, le verset a été complètement abrogé, c’est à dire aussi bien sa lecture que l’ordre qu’il renferme ont été fait " Mansoukh ". Aïcha (radhia allâhou anha) rapporte dans un Hadith qu’il existait à l’origine un verset du Qour'aane qui statuait que si un enfant avait bu 10 gorgées de lait d’une nourrice, à ce moment seulement cette dernière devenait sa mère de lait, et les liens de mariage devenaient interdits. Par la suite, ce verset a été retiré du Qour'aane et l’ordre qu’il contenait a aussi été abrogé, pour être ramené à une seule gorgée (selon les savants de l’école hanafite).

2. D’autres fois, c’est seulement la lecture du verset qui a été abrogée, c’est à dire que le verset a été retiré du Qour'aane, mais l’ordre qu’il contenait a été conservé et est encore en application. Exemple de ce genre de verset: Oumar (radhia allâhou anhou) nous apprend dans un Hadith qu’il existait au sein du Qour'aane un verset qui mentionnait la peine de la lapidation pour ceux qui commettent l’adultère alors qu’ils sont mariés. (" ach chaykhou wac chaykhatou idhâ zanayâ fardjimouhoumâ albattata nakâlamminallâh wa rasoulih ".) Puis il a été retiré du Qour'aane mais l’ordre qu’il contenait a été conservé.


3. D’autres fois encore, c’est l’ordre contenu dans le verset qui a été abrogé, tandis que le verset lui-même a été conservé dans le texte coranique. Exemple de ce genre de verset:

" Ô vous qui avez cru ! Quand vous avez un entretien confidentiel avec le Messager, faites précéder d'une aumône votre entretien : cela est meilleur pour vous et plus pur. Mais si vous n'en trouvez pas les moyens alors Allah est Pardonneur et très Miséricordieux !"

( Verset 12 - Sourate 58).

Ce verset a été abrogé par le suivant :

" Appréhendez-vous de faire précéder d'aumônes votre entretien ? Mais, si vous ne l'avez pas fait et qu'Allah a accueilli votre repentir, alors accomplissez la Salat, acquittez la Zakat, et obéissez à Allah et à Son messager. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. "

(Verset 13 - Sourate 58).

Voici donc un résumé de ce que les savants musulmans ont écrit sur la question.

(Références: "Al itqân fi ouloûmil Qour'aane", "Ouloûm-oul-Qour'aane", "At tafsîr oul Mounîr" et "At Tafsîroul Kabîr", entre autres.)

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


ce n'ais pas moi...mais j'arrive pas a mettre le lien pardon.

:wink:
Avatar de l’utilisateur
Dûne
 
Messages: 1381
Inscription: 26 Juin 2006, 19:35
Localisation: mars

Messagepar Algérien » 26 Jan 2007, 20:48

Pas grave mon cher Messager, je t'explique :

- Les savants ont mis quatre catégories d'abrogation :

* Versets abrogés par de plus récents versets sans le supprimer. ( Ma noussikha houkmouh wa baqiya laf'dhouh = On annule le sens alors que le texte est toujours présent).

* Versets abrogés par des hadiths. ( Le verset est toujours là, mais sans une valeur aucune -à part la lecture- car un Hadith plus récent le remplace ).

* Versets supprimés mais toujours valables ( Comme ayette errajm -lapidation- qui a été supprimé mais toujours applicable !! ).

* Versets carrément supprimés et qui n'ont plus aucune trace ni effets.

Mis à part l'avis des coranistes qui rejetent carrément l'abrogation, y a de nombreux savants qui rejetent l'idée qu'un Hadith puisse abrogé un verset et disent que le Prophète Se3ws est un messager qui n'a pas le pouvoir de remplacer les regles divines par les siennes et ce n'est pas sage qu'il ait ce pouvoir.
Avatar de l’utilisateur
Algérien
Actunaute accro
 
Messages: 15713
Inscription: 27 Avr 2005, 22:20
Localisation: Bled Kikkèh.


Retourner vers Religions, Idéologies et Philosophie



Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron