Ben Bella

Faites nous juste l'économie des longs débats

Ben Bella

Messagepar Jack Burton » 13 Aoû 2007, 22:44

Le topic du premier présidant Algérien de l'histoire post-indépendance de l'algérie.
Dans un site Celui la, je n'ai pas pu m'empecher d'avoir un rictus à la lecture de ce qui en gras :
- L'arabisation

Bien que Ben Bella n'aie pas été un partisan de l'arabisation à outrance, même s'il s'entourait de conseillers arabisants, il imposa lors de la rentrée scolaire de 1963 l’enseignement de l’arabe dans toutes les écoles primaires, en raison de 10 heures d’arabe (sur 30 heures par semaine), puis en 1964 ce fut l’arabisation totale de la première année du primaire. Comme il manquait d'instituteurs d'arabe classique, les autorités firent venir en catastrophe plus de 1000 instituteurs égyptiens. En réalité, ces instituteurs étaient des «maîtres de religion», non des «professeurs de langue». Quant à l'Égypte, elle était trop heureuse de se débarrasser des ces religieux encombrants du fait de leur appartenance au mouvement des Frères musulmans. Mais l'arabisation improvisée du président Ben Bella ajouta à la catastrophe. L'arabe égyptien des «maîtres de religion» s'avéra problématique, car leur langue rendait la communication difficile avec les élèves algériens, surtout chez les Berbères. Les Frères musulmans sèmeront les germes du fondamentalisme musulman chez des milliers de petits Algériens. Puis l'Institut islamique fut créé à l’Université d’Alger, alors que l’ancienne licence d’arabe était transformée en licence unilingue sur le modèle oriental.

Ben Bella devint de plus en plus préoccupé par son autorité au plan international et développa un pouvoir plus autocratique. Le 19 juin 1965, il fut destitué par le Conseil de la révolution que présidait Houari Boumédiène, qui lui reprochait ses méthodes de gouvernement autoritaires. Il fut emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980. Ben Bella s'exila ensuite en France, puis en Suisse, où il devait fonder, en 1984, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA).



Ainsi, ce qui était le présidant autocratique de son époque a crée un mouvement pour la démocratie de l'Algérie...
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Re: Ben Bella

Messagepar peliba » 14 Aoû 2007, 06:46

Jack Burton a écrit:Le topic du premier présidant Algérien de l'histoire post-indépendance de l'algérie.
Dans un site Celui la, je n'ai pas pu m'empecher d'avoir un rictus à la lecture de ce qui en gras :
- L'arabisation

Bien que Ben Bella n'aie pas été un partisan de l'arabisation à outrance, même s'il s'entourait de conseillers arabisants, il imposa lors de la rentrée scolaire de 1963 l’enseignement de l’arabe dans toutes les écoles primaires, en raison de 10 heures d’arabe (sur 30 heures par semaine), puis en 1964 ce fut l’arabisation totale de la première année du primaire. Comme il manquait d'instituteurs d'arabe classique, les autorités firent venir en catastrophe plus de 1000 instituteurs égyptiens. En réalité, ces instituteurs étaient des «maîtres de religion», non des «professeurs de langue». Quant à l'Égypte, elle était trop heureuse de se débarrasser des ces religieux encombrants du fait de leur appartenance au mouvement des Frères musulmans. Mais l'arabisation improvisée du président Ben Bella ajouta à la catastrophe. L'arabe égyptien des «maîtres de religion» s'avéra problématique, car leur langue rendait la communication difficile avec les élèves algériens, surtout chez les Berbères. Les Frères musulmans sèmeront les germes du fondamentalisme musulman chez des milliers de petits Algériens. Puis l'Institut islamique fut créé à l’Université d’Alger, alors que l’ancienne licence d’arabe était transformée en licence unilingue sur le modèle oriental.

Ben Bella devint de plus en plus préoccupé par son autorité au plan international et développa un pouvoir plus autocratique. Le 19 juin 1965, il fut destitué par le Conseil de la révolution que présidait Houari Boumédiène, qui lui reprochait ses méthodes de gouvernement autoritaires. Il fut emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980. Ben Bella s'exila ensuite en France, puis en Suisse, où il devait fonder, en 1984, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA).



Ainsi, ce qui était le présidant autocratique de son époque a crée un mouvement pour la démocratie de l'Algérie...




Il ne faut malheureusement pas avoir peur de le dire et de le souligner:
C'est avec Ben Bella et ses amis que le malheur de l'Algérie a commencé.
Sa politique basée sur l'improvisation et la démagogie a donné le signal
au faux-départ qui a hypothéqué l'avenir de notre pays et dont nous
souffrons jusqu'à aujourd'hui.Nous nous souvenons trés bien de "l'importation" massive d'enseignants égyptiens trés peu qualifiés et
dont beaucoup d'entre eux avaient d'autres professions.Je me souviens
d'un enseignant qui a envoyé à ses proches des baguettes de pain , parce
que émerveillé par ce" produit de luxe". Ben Bella était responsable aussi
des nationalisations anarchiques et à outrance et notamment des salles de
cinéma dont beaucoup de propriétaires se sont retrouvés ruinés.Il est
intéressant de lire le livre de Ferhat Abbas : "L'indépendance confisquée"
qui est disponible dans les librairies algériennes pour connaitre en détail
"l'oeuvre" de Ben Bella au début des années 60.
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Messagepar Jack Burton » 14 Aoû 2007, 22:07

Sincérement en lisant ce qui était sur le site et en voyant toute les mesures qu'on pris les deux premiers présidants, je me suis plus étonné de la tournure qu'à pris l'Algérie durant la dernière décénie ! En effet comment, un peuple formé par des frères musulmant et dont a refusé toute ouverture sur le monde (à part les quelques moyens nantie qui pouvait voir le monde) pouvait ne pas dévié :?
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Messagepar aeiou » 15 Aoû 2007, 00:10

Jack Burton a écrit:Sincérement en lisant ce qui était sur le site et en voyant toute les mesures qu'on pris les deux premiers présidants, je me suis plus étonné de la tournure qu'à pris l'Algérie durant la dernière décénie ! En effet comment, un peuple formé par des frères musulmant et dont a refusé toute ouverture sur le monde (à part les quelques moyens nantie qui pouvait voir le monde) pouvait ne pas dévié :?


T'inquiètes pas "Jack Burton" (young fashion ?) les enfants et petits-enfants de nos TOUS les dirigeants (pouvoir ET oppositions) sont de vrais multilingues et prêts à assurer la relève : le régime a eu deux générations pour former et désigner les réels décideurs.

:wink:
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Messagepar Jack Burton » 15 Aoû 2007, 01:41

Multilangues ? Pas nécessairement l'ami ! Si tu parle de ma génération (20ans), je peux t'assuré que nous sommes des aptrophié de l'esprit :?
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Messagepar aeiou » 15 Aoû 2007, 02:32

Jack Burton a écrit:Multilangues ? Pas nécessairement l'ami ! Si tu parle de ma génération (20ans), je peux t'assuré que nous sommes des aptrophié de l'esprit :?


Par multilingues je pensais aux enfants de la classe dirigeante et des familles aisées des affaires en Algérie et il m'avait semblé, selon les informations dont je dispose, qu'elles et qu'ils poursuivaient souvent leurs études en Europe ou aux States ou ailleurs (mais alors où ? C.E.I & Moyen-Orient ?).

Il m'avait semblé percevoir que des parents leurs offraient tout à la fois quelques jouissances de la vie lorsque le moment est venu de jeter sa gourme en menant parallellement un apprentissage de la gestion des affaires (sans jeu de mot... quoique...) ou une spécialité d'avenir.

Aurais-je été induit en erreur quelque part ?

Il est vrai qu'il y a tant de jaloux et de mauvaises langues.

Mais je veux bien convenir que parmi cette jeunesse tchitchi il y a aussi (comme toujours et comme partout) des esprits rebelles et contestataires réglant leur relation à papa si ce n'est à maman... quoique dans la société algérienne... remettre en cause maman...

Vous seriez, selon toi (tu permets ?) atrophiés de l'esprit ? A 20 ans ? N'y aurait-il pas là un peu de pessimisme et d'exagération ? à moins que ce ne soit le fruit d'une période romantique vécue déjà ailleurs et dans d'autres temps ?

Perso j'ai une petite-cousine d'Aït Aggouacha (issue de germains = deux grands-parents en commun) qui veut préparer le concours de l'E.N.A (cette nouvelle année universitaire, dans sa 22eme année, et c'est pour elle et compte-tenu du milieu familial, un beau challenge et déjà une relativement belle réussite. Non ? Et elle n'a aucun lien avec la classe dirigeante.

Peut-être ne faudrait-il pas nier l'expansion de masse de l'instruction depuis 45 ans même si ce n'est pas parfait et qu'il y a eu de nombreuses erreurs d'aiguillage.

Par contre je veux bien croire que l'instruction brute ne suffit pas, que le mode d'éducation n'est pas au top par tradition et que l'ouverture à la modernité n'est pas toujours au rendez-vous même pour les plus instruits.

Est-ce de cela dont il s'agit dans ton propos ? Ou bien me suis-je complètement trompé ? Cela m'est déja arrivé depuis le temps que je trace ma route sur notre chère et encore indispensable planète.

A te lire et à vous lire toutes et tous. :wink:
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Messagepar Algérien » 15 Aoû 2007, 03:22

aeiou a écrit:
Par multilingues je pensais aux enfants de la classe dirigeante et des familles aisées des affaires en Algérie et il m'avait semblé, selon les informations dont je dispose, qu'elles et qu'ils poursuivaient souvent leurs études en Europe ou aux States ou ailleurs (mais alors où ? C.E.I & Moyen-Orient ?).

------------------------------

Perso j'ai une petite-cousine d'Aït Aggouacha (issue de germains = deux grands-parents en commun) qui veut préparer le concours de l'E.N.A et c'est, pour elle et compte-tenu du milieu familial, un beau challenge et déjà une relativement belle réussite. Non ? Et elle n'a aucun lien avec la classe dirigeante.


- A moins qu'on nous aurait menti ( nous les deux ) ... même les enfants du ministre de l'éducation ont échappé au massacre de leur papa :roll:

- ENA ... c'est pas gagné. Premièrement parce que désormais, il faut avoir une licence " ou un autre diplome universitaire " pour y avoir accès. Deuxièment, parce qu'elle peut réussir mais elle passera le restant de sa vie à occuper le poste de SG d'une BALADIYA en plein désert ... un salaire de 14 000da et une Renault 9 de couleur verte, passée au marbre ''et sans CT '' ... Elle aura juste l'avantage de ne pas avoir la CG gelée ( comme elle aurait des collègues à la WILAYA ) et donc, possibilité de revendre sa bagnoule au cas où elle ne touchera pas son salaire pendant neuf mois ;)
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Messagepar aeiou » 15 Aoû 2007, 03:59

Algérien a écrit:[

- ENA ... c'est pas gagné. Premièrement parce que désormais, il faut avoir une licence Elle l'apour y avoir accès.

Deuxièment, parce qu'elle peut réussir mais elle passera le restant de sa vie à occuper le poste de SG d'une BALADIYA en plein désert ... un salaire de 14 000da et une Renault 9 de couleur verte, passée au marbre ''et sans CT '' ... Elle aura juste l'avantage de ne pas avoir la CG gelée ( comme elle aurait des collègues à la WILAYA ) et donc, possibilité de revendre sa bagnoule au cas où elle ne touchera pas son salaire pendant neuf mois ;)


Je la vois plutôt préparer ensuite le concours de l'E.N.A / Strasbourg ou quelque chose d'équivalent ensuite. C'et un bull-dozer de la dernière génération. J'aurais 50/55/ ans en Algérie et en responsabilité je me mettrais sur le bas-côté de la route afin qu'elle ne m''envoie pas plus loin que le fossé en me dépassant.... et il est possible par ailleurs qu'un secteur privé se développe malgré les contraintes bureaucratiques.

N'importe comment c'est SA vie et elle a déjà réussi à s'extraire des contraintes parentales, de celles du village (quelque peu familiales élargie en kabylie) et j'ai confiance en une génération ne se laissant plus prendre à la magie des politiques de tous bords. Elle n'est pas la seule dans cette attitude mentale et dans ce comportement social.

Je suis persuadé que nous allons bientôt se voir tourner les pages d'antan et qu'elles et qu'ils seront nombreux à vouloir en écrire de nouvelles... après sans doute une assez courte période de réelle transition.

Tels que je les perçois ils/elles auront l'intelligence de me jeter avec.

:wink:
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Messagepar Algérien » 15 Aoû 2007, 04:34

Ce n'est pas pour te contredire cher aieou ni pour la décourager ( déjà à lire ce que tu dis d'elle, je ne risque pas de la décourager ), mais un conseil : Si elle sent ( sait ) qu'elle peut faire quelque chose pour ce pays, elle doit faire de son mieux pour passer inaperçue, sinon ils ne la laisseront pas le faire.

Je ne sais pas depuis quand tu n'es pas rentré en Algérie, mais sache que leur système s'est développé et ça approche de la magie ... tu ne peux pas savoir comment il font, ils te mettent devant le fait accompli.
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Messagepar boutiche » 15 Aoû 2007, 14:16

eh!calomniez!il en restera toujours quelque chose.
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Messagepar aeiou » 15 Aoû 2007, 14:16

Algérien a écrit:Ce n'est pas pour te contredire cher aieou ni pour la décourager ( déjà à lire ce que tu dis d'elle, je ne risque pas de la décourager ), mais un conseil : Si elle sent ( sait ) qu'elle peut faire quelque chose pour ce pays, elle doit faire de son mieux pour passer inaperçue, sinon ils ne la laisseront pas le faire.

Je ne sais pas depuis quand tu n'es pas rentré en Algérie, mais sache que leur système s'est développé et ça approche de la magie ... tu ne peux pas savoir comment il font, ils te mettent devant le fait accompli.


Merci de tes conseils avisés. Notamment sur la tactique interne à pratiquer pour servir utilement l'intérêt général à partir des ses propres compétences et de sa propre personnalité... mais n'est-ce pas le cas presque partout même sous des abords plus urbains et plus civils ?

J'ai comme information essentielle que des centaines de milliers d'Algériennes et d'Algériens vont tous les jours assumer la fonction professionnelle, s'efforcent de faire le mieux qu'ils peuvent afin de répondre aux attentes et besoins dans leur petit secteur où ils pratiquent.

Et ce que ce soit chez les militaire (les pros) de tous grades (donc au-delà des clichés) chez les fonctionnaires, dans le secteur privé, etc... il y a plein de gens qui font du bien à l'Algérie et lui permette de tenir, de résister malgré les dévoyements d'autres Algériens... notamment en faisant abstraction de la vie politicienne et du régime en place... se concentrant sur les aspects techniques.

C'est comme cela que la vie peut continuer, qu'elle continue et qu'elle pourra s'améliorer puis fournir une base concrête d'information, de réflexion et, un jour ou l'autre, d'action.

Ces personnes citoyennes et professionnelles sont actuellement isolées chacune dans leur fonction et rament seules dans leur coin... jusqu'au jour où les conditions seront réunies pour faire un travail collectif.

Fondamentalement je reste optimiste malgré les défauts du système actuel et les défauts de la société elle-même et des comportements individuels pas toujours positifs (euphémisme).

:wink:
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Messagepar peliba » 15 Aoû 2007, 18:38

Ce que pense Ferhat Abbas de Ben Bella dans son livre " L'Indépendance
confisquée".


"La grande erreur de Ben Bella , c'est d'avoir tenté de substituer à cet
Islam"le socialisme à la Fidel Castro", autant dire le communisme stalinien.Sa grande erreur pour ne pas dire son crime, a été de declencher et de poursuivre un processus de destruction de notre type
de société auquel notre peuple était et demeure profondément attaché.
A cet égard , on peut affirmer qu'aprés l'OAS , Ben Bella et aprés lui
Boumediene ont été les seconds fléaux de l'Algérie."

"...Entouré d'un poignée de gauchistes irresponsables , dont la moitié
était des etrangers, voire des apatrides, tournant le dos aux réalités
algériennes , le président du conseil fit de son socialisme un instrument
de défense et de représailles contre ceux qui pouvaient prétendre au partage avec lui des responsabilités et du pouvoir.Il voulait rester seul,
terriblement seul.Il voulait diriger seul et parler seul.Le role d'"homme
fort" de l'Algérie lui fit perdre la tête....Il enterra les regles de la
démocratie et confisquua à son seul profit notre indépendance.Il ignora
l'Assemblée nationale, préférant consulter sa "maffia" plutôt que les
représentants du peuple..."
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