synthèse sur l'algerie

Faites nous juste l'économie des longs débats

synthèse sur l'algerie

Messagepar finnisher » 10 Sep 2007, 14:36

Voila un écrit lu dans un autre forum algerien dont j'ai juger utile de vous le faire partager.
"La première fois que j’ai eu le soupçon de la catastrophe, c’était en 1967. Sous le prétexte d’un danger extérieur - Israël venait de défaire les armées arabes - les frontières furent brutalement bouclées et une autorisation de sortie exigée à toute personne voulant se rendre à l’étranger. Je me rappelle ce sous-préfet replet passant en revue les candidats au voyage qui faisaient la queue devant son bureau et soixante-dix jours à faire le siège de cet irascible personnage avant d’obtenir le précieux document. Cette sinistre comédie bureaucratique devait durer douze longues années et épuiser l’énergie de centaines de milliers de personnes, prisonnières d’une administration bouffonne. En 1968, à Miliana un incendie géant s’étant déclaré dans la montagne on oublia de déclencher le plan c'est la population civile qui éteindra le brasier tandis que les militaires assistaient de loin au spectacle de la montagne qui flambait. vingt quatre adolescents en majorité des lycéens furent rendus carbonisés à leurs familles. Le soulèvement fut immédiat et pendant deux jours, des citoyens qui n’avaient jamais osé braver les autorités affrontèrent dans des combats de rue les gendarmes envoyés en renfort tandis que le commissariat et la sous-préfecture étaient attaqués et les voitures de l’administration calcinées La presse, muette comme à son habitude, ne souffla mot sur l’affrontement. Aucune sanction ne fut prise contre les resposables lepremier est aujourd’hui secrétaire général dans une administration, le second est devenu avocat du FIS. La leçon, devait toujours se confirmer par la suite les gens meurent, le système continue. En 1971, les étudiants étaient en grève et la Fac centrale bouclée par les forces de l’ordre qui, après avoir matraqué la jeunesse et violé la franchise universitaire, prenaient possession des locaux. J’en étais et, quoique ne comprenant pas très bien les enjeux, j’étais fiere de m’opposer enfin à ce qui me paraissait être une dictature avérée malgré la répression, la grève, rondement menée, fut un camouflet pour Boum Boum Au bout de vingt et un jours d’arrêt de cours, un communiqué, paru dans le journal El Moudjahid menaçant les grévistes d’être rayés des listes de l’université si, le lendemain, ils n’avaient pas repris les cours. Dès le matin, dans les amphitéâtres auparavant désertés, des étudiants (es), silencieux et mornes, émargeaient sous le regard noir des agents de la perfide SM nous avions perdu là une occasion unique de tenir tête et l’université algérienne ne devait jamais plus se relever tout à fait de cette capitulation inexplicable. Ce système, qui commençait d’être vomi, ne supportait ni revendication, ni contestation, ni remise en cause. D’un côté les progressistes, de l’autre les réactionnaires. Jamais de débats, toujours des accusations. Il fallait se soumettre ou se demettre. Si en 1971 le pouvoir nationalisait le pétrole dans la fierté générale, l’agriculture, en revanche, se portait mal. En 1974, à Jijel, il y eut une récolte abondante de tomates tandis que tout l’ouest du pays était demandeur. Faute de caissettes, le transport fut rendu impossible et deux mille ans d’agriculture étaient cassés tandis que l’argent du pétrole servait à l’importation d’une alimentation que l’Algérie ne produisait plus la aussi nulle protestation n’était permise car le pays vivait dans l’obsession du "complot ourdi" et de la "main de l’étranger" complètement discrédité le système tenait pourtant car corrompu et corrupteur le monopole institué sur le commerce extérieur à l’inverse du résultat attendu a permis aux hauts fonctionnaires aussitôt rebaptisés "haut ponctionnaires" de toucher de grosses enveloppes lors de la passation d’innombrables marchés. Désabusés, grugés, étouffés, écoeurés, les citoyens, tenus par le ventre, désespéraient de se débarrasser d’un personnel politique en poste depuis l’indépendance quand le prix du baril de pétrole chuta ce fut la crise puis le début de la fin. Pour sauver son fauteuil présidentiel, ébranlé par les émeutes d’octobre 88 et les cinq cents morts laissé sur le pavé, Chadli, décrétait, dans la précipitation, la démocratie là encore, le système faisait un mauvais calcul et, croyait pouvoir reprendre d’une main ce qu’il avait donné de l’autre. Le FIS et sa révolution rétrograde, allaient, après l’avoir surpris, le dépouiller de toutes ses apparences avant de lui tendre le miroir de sa déconfiture dans lequel il pouvait contempler l’image défaite d’un régime moribond n’ayant d’autre étai que le soutien des juges et parties fidèle à ses traditions l’Algérie allait à nouveau se diviser en deux les partisans de l’interruption du processus électoral, certains de sauver la république, affrontaient ceux qui voyaient dans l’interruption de la dynamique démocratique un danger encore plus grand que celui que pouvait occasionner la prise du pouvoir par le FIS des années après, la barbarie est la chose la mieux partagée en Algérie des mots oubliés sont redevenus d’utilisation courante quadrillage, ratissage, tribunaux d’exception, expéditions punitives, tortures. Les terroristes - eux ne se reconnaissent que comme moudjahidin - égorgent, brûlent, démolissent avant d’être eux-mêmes torturés, condamnés par des juridictions spéciales ce délire de sang, voulu par les ultras des deux camps, a trouvé dernièrement sa conclusion ultime cette violence installée qui nourrit les fantasmes les plus sanguinaires. Jamais je n’ai eu le coeur au bord des lèvres comme cette fois-ci avec les attentats de Batna
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Messagepar jokk » 10 Sep 2007, 20:42

c'est une synthése ça??? et ben dit donc!!! :shock:
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Messagepar finnisher » 11 Sep 2007, 07:31

ben oui l'algerie est un grand pays, il lui faut autant, pas comme certain pays ou deux phrases auraient été plus que suffisant
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Messagepar kyzer » 11 Sep 2007, 17:43

:arrow:
Dernière édition par kyzer le 06 Oct 2007, 14:05, édité 1 fois.
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Messagepar finnisher » 12 Sep 2007, 08:43

cuisto a écrit:
finnisher a écrit:ben oui l'algerie est un grand pays, il lui faut autant, pas comme certain pays ou deux phrases auraient été plus que suffisant


je t ai demander ta l'heure que voulais tu dire? tu aurai pu me répondre finnisher;[/quot
ou ça? :?:
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